Versailles – Communauté Pierre Teilhard de Chardin

///Versailles – Communauté Pierre Teilhard de Chardin

Versailles – Communauté Pierre Teilhard de Chardin

Contact :
– 2 rue de l’École des Postes

78029 Versailles Cedex
Tel : 01 30 84 46 00

– Le Père supérieur : P. Bruno Régent sj
Même adresse
Tel : 01 30 84 46 09

– Le Père ministre de la Communauté et Aumônier au Lycée : P. Charles Hervieux sj
Même adresse
Tel : 01 30 84 46 75

Qui sommes-nous ?

Notre Communauté Jésuite de Versailles est composée de dix membres, prêtres, frère ou étudiants en philosophie et en théologie. Elle est située sur le campus du Lycée Sainte-Geneviève (Ginette). Avec de nombreux collaborateurs, dans la mise en œuvre des Classes Préparatoires scientifiques et commerciales aux Grandes Écoles, nous cherchons à pénétrer au plus profond de la culture d’aujourd’hui telle qu’elle se vit et se construit dans le cœur des jeunes pour y enraciner les valeurs de l’Évangile du Christ.

La communauté porte ne nom de « Pierre Teilhard de Chardin » ! Ce grand ancien n’est ni saint ni bienheureux, mais, par permission spéciale du Père Général, la communauté porte son nom à cause de la valeur de ses travaux scientifiques et de sa haute vision spirituelle. Du coup, son buste en bronze trône au-dessus de la cheminée !

Un pavillon en guise de maison
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La communauté est regroupée dans le pavillon Madame – cette dame étant la femme de Monsieur, frère du roi Louis XVI et futur Louis XVIII, qui acquit ce pavillon pour se reposer du protocole de la cour. Si le salon et la salle à manger sont somptueux, les installations sanitaires sont modestes ; les chambres n’ont pas de modèle standard. On va de la quasi-cellule monacale à la chambre royale de 40 m² avec parquet modèle château de Versailles…

Des jésuites à profils variés

D’abord, deux aumôniers d’étudiants : Nicolas ROUSSELOT, aumônier de Polytechnique, de Supélec, de Supoptique, de l’ENSTA, et de la DGA (ouf !), et Benoît de MAINTENANT, aumônier d’HEC, qui va terminer son second cycle de théologie au Centre Sèvres au mois de juin.

Que fait un aumônier d’étudiants ? D’après ce qu’ils nous disent, c’est beaucoup de temps passé en entretiens d’accompagnement, en soirées où se succèdent messe, enseignements et débats, et même en voyages spirituels – à Lourdes, en Turquie, au Maroc, en Terre sainte… C’est aussi, selon les années, se trouver confronté de près aux enjeux sociétaux du moment : le « mariage pour tous », les migrants, les questions économiques et écologiques ont occupé une grande partie de nos conversations de communauté, à cause non seulement de nos propres réactions au sujet, mais aussi de celles des étudiants que les aumôniers rencontrent.

Charles HERVIEUX est aumônier au lycée sainte Geneviève. Il est aussi ‘ministre’ de la communauté (adjoint au supérieur).

Michel FARIN. Il passe une grande partie de son année à accompagner individuellement et dans le cadre de retraite selon les Exercices ; il montre des films à des sœurs contemplatives pour les faire parler ! Il anime des groupes bibliques. Par ailleurs, il écrit et publie, essayant d’éclairer par une interprétation de la Bible des questions actuelles.

Patrick LANGUE est pour un mi-temps au service du diocèse de Versailles, à la maison Saint-Baptiste, comme enseignant de Bible, formateur et accompagnateur, et au séminaire comme accompagnateur. Il est membre du conseil épiscopal. Et pour un autre mi-temps, il est conseiller spirituel auprès de la Fédération des associations d’anciens élèves des établissements jésuites.

Deux étudiants : Richard Bienvenue RAKOTOARILALA (Malgache), et Thomas GETUMBE (congolais de Kinshasa), sont en second cycle de théologie au Centre Sèvres. Chacun accompagne une communauté locale de la CVX.

Michaël SAUCE, frère jésuite, exerce le métier de comptable dans un EHPAD à Paris.

Gaël de LA CROIX VAUBOIS est aumônier d’hôpital sur plusieurs établissements autour de Versailles.

Bruno REGENT, qui partage son temps entre un service de la communauté, comme supérieur, des services immobiliers et de gestion pour la Province d’Europe occidentale francophone, des services spirituels d’accompagnement et de retraite. Il est assistant de la CVX pour la région Yvelines sud, et il écrit.

Un mot sur l’aumônerie de Ginette

Particularité de l’aumônerie : on n’y va pas, car elle s’impose à tous les élèves. Elle est en charge à la fois du moral de tous et de l’accompagnement plus spécifique des chrétiens. Elle pilote les activités d’intégration au début de l’année, et chaque aumônier rencontre chaque semaine toute sa classe pour une heure de « rabinage », pendant laquelle on peut tout faire, chorégraphie ou écoute de Claire Ly, exposé sur le saut à l’élastique par un élève ou sur le Jésus historique … du moment qu’il ne s’agit pas de chose scolaire.

L’aumônier (un membre d’une équipe de 5 personnes) rencontre aussi tous ses élèves en entretien individuel : c’est l’occasion de parler avec l’étudiant de sa vie dans et hors de l’école, et de mener à partir de là une conversation spirituelle. Ce souci de tous n’empêche pas, bien au contraire, une vie chrétienne intense dans l’école : messe rassemblant une vingtaine d’élèves chaque matin (et une bonne centaine le dimanche soir), prières du soir animées à tour de rôle par les différentes classes, groupe de préparation à la confirmation… sans compter la retraite de fin d’année à laquelle ont participé un peu plus de la moitié des élèves de première année – que ce soit sous une modalité « culturelle », « monastique » ou « ignatienne ».

Que dire de plus ? Que si on ne manque pas de travail à Versailles, la tâche est enthousiasmante et les ouvriers se réjouissent de la mission à laquelle le Seigneur les envoie – et dans laquelle il les précède… Et si vous voulez vous reposer ou prendre un peu de temps à l’écart pour rédiger un travail, trois chambres d’hôtes sont disponibles pour vous accueillir, et ce sera avec joie !

Quelques chiffres à propos de Ginette :

L’Ecole Sainte-Geneviève (Ginette) sous tutelle de la Compagnie de Jésus, a été créée en 1854 et est installée à Versailles depuis 1913.  Elle comprend :

  • 889 élèves, tous en classe préparatoire (17-20 ans), presque tous internes.
  • Un petit tiers de filles
  • Une moitié de provinciaux, un tiers de franciliens, un sixième venant de l’étranger (étrangers ou fils d’expatriés)
  • 10 classes de 1ère année (7 pour les écoles d’ingénieur, 2 commerciales, une agro-véto)
  • 11 classes de 2ème année (8/2/1)
  • La directrice de l’école est Mme Manuela ROUSSELOT

À Versailles, dans un diocèse…

messe-ginette-3Ginette est un peu une extraterritorialité… mais la communauté a des liens étroits et confiants avec le diocèse. Trois membres de la communauté accompagnent les « propédeutes » de la maison Saint-Jean-Baptiste, candidats à l’entrée au séminaire. Charles accompagne des élèves de Ginette à la maison d’arrêt de Bois d’Arcy. La chapelle de l’école accueille régulièrement des célébrations de la paroisse saint Symphorien. Et nous rendons des services ponctuels pour des présidences d’eucharistie et pour des confessions en paroisse ou en établissements scolaires.

Un texte qui nous tient à cœur pour terminer :

« Découvrir la vie divine au cœur de la réalité est une mission d’espérance qui nous est confiée. Nous reprenons alors le même chemin que saint Ignace de Loyola, notre fondateur. Dans notre expérience comme dans la sienne, parce que s’est ouvert un espace intérieur où Dieu travaille en nous, nous pouvons voir le monde comme un lieu où Dieu est à l’œuvre et qui est plein de ses appels et de sa présence. Nous entrons alors, avec le Christ qui offre l’eau vive ( Jn 4, 10-15 ) dans les espaces arides et sans vie du monde. Notre manière de procéder est de trouver les traces de Dieu partout, sachant que l’Esprit du Christ est au travail en tous lieux et situations, et dans toutes les activités et médiations qui cherchent à le rendre davantage présent dans le monde. Cette mission d’essayer de sentir et goûter la présence et l’activité de Dieu dans toutes les personnes et circonstances du monde nous met au centre d’une « tension » qui nous attire en même temps vers Dieu et vers le monde.

D’où résulte, pour les jésuites en mission, une série de polarités typiques de notre spiritualité, qui accompagnent notre solide et permanent enracinement en Dieu et, simultanément, notre immersion au cœur du monde. Être et faire ; contemplation et action ; prière et vie prophétique ; être complètement unis au Christ et complètement insérés dans le monde avec lui comme corps apostolique : toutes ces polarités marquent profondément la vie d’un jésuite et expriment à la fois son essence et ses possibilités.

Les Évangiles montrent Jésus dans une profonde relation d’amour avec son Père, et en même temps complètement donné à sa mission parmi les hommes et les femmes. C’est aussi la façon d’être jésuite : avec le Christ en mission, toujours contemplatif, toujours actif. C’est la grâce et le défi créatif de notre vie religieuse apostolique qu’elle doive vivre cette tension entre prière et action, entre mystique et service. » (Extrait des actes des 206 délégués des 19 000 jésuites du monde rassemblés en Congrégation Générale à Rome, février 2008).

P. Bruno Régent sj

 

2018-01-08T15:06:16+00:00 10 novembre 2013|