En cas de situations d’abus sur les personnes

Des situations d’abus sur les personnes peuvent ou ont pu se produire de la part de jésuites ou d’acteurs des institutions dont la Province d’Europe Occidentale Francophone de la Compagnie de Jésus a ou a eu la responsabilité. La Province d’Europe Occidentale Francophone condamne avec fermeté ces abus passibles de la justice de l’Etat et punis par le droit interne de l’Eglise catholique.

En cas de situation d’abus sur les personnes

Des situations d’abus sur les personnes peuvent ou ont pu se produire de la part de jésuites ou d’acteurs des institutions dont la Province d’Europe Occidentale Francophone (EOF) de la Compagnie de Jésus a ou a eu la responsabilité. La Province d’Europe Occidentale Francophone condamne avec fermeté ces abus passibles de la justice de l’Etat et punis par le droit interne de l’Eglise catholique. A la suite du Pape Benoît XVI, elle se souvient que le « pardon ne remplace pas la justice » (1.). Elle tient aussi à s’inscrire dans la ligne des recommandations des Eglises de Belgique, de France et du Grand-duché de Luxembourg, précisées dans les documents suivants :

La Province d’Europe Occidentale Francophone veille à ce que toute personne victime ou proche de victimes de jésuites ou de collaborateurs de la Compagnie puisse être accueillie et écoutée. Pour ce faire, un « point de contact » a été créé en Belgique francophone et au Grand-duché de Luxembourg et un « Groupe d’accueil et de veille pour les situations d’abus sur les personnes » en France. Ces commissions constituées de trois à cinq personnes choisies par le Provincial, jésuites et laïcs, hommes et femmes, professionnelles dans les domaines juridique et psychologique.

Un rôle d’accueil et de soutien

On orientera vers l’une de ces commissions toute personne désirant porter à la connaissance de la Compagnie un fait d’abus qui engage un jésuite ou une institution dont la Province d’Europe Occidentale Francophone est ou a été responsable. Désireux d’aider et soutenir les personnes qui se présentent comme victimes ou qui ont été portées comme telles à sa connaissance, ces groupes s’efforceront de les accompagner, ainsi que leur entourage :

  •  dans le respect de la loi et des procédures judiciaires éventuelles,
  • dans le respect des règles et obligations ecclésiales,
  • dans le souci d’avancer vers la vérité des situations et des responsabilités,

Les commissions conseilleront le Provincial sur ce qu’il lui revient de faire pour le bien des victimes connues et pour la protection des victimes éventuelles. Lorsqu’une institution ou association est en jeu, il respectera sa responsabilité propre et l’aidera à l’assumer.

Un rôle de veille

A la demande du Provincial ou de sa propre initiative, chaque commission peut être amenée à proposer des actions de sensibilisation et de prévention des abus sur les personnes au sein de la Compagnie et de ses diverses institutions.

Contact

Pour entrer en contact avec l’une de ces commissions, merci d’envoyer un courrier à l’une des adresses suivantes :

  • Pour la Belgique francophone et le Grand-duché de Luxembourg Point de contact
    Accueil – Antenne provinciale de Bruxelles, 31 b3, rue Maurice Liétart, B- 1150 Bruxelles
  • Pour la FranceVictime abus
    Accueil – Maison Provinciale, 42 bis rue de Grenelle, F-75007 Paris

Vous pouvez également envoyer un mail à l’adresse suivante : victime-abus.accueil [at] jesuites.com, en précisant votre origine géographique.

Notes :

1. Entretien du Pape Benoît XVI aux journalistes lors de son voyage au Portugal, le 11 mai 2010.

2. Évêques et Supérieurs majeurs de Belgique, « Une souffrance cachée. Pour une approche globale des abus sexuels dans l’Eglise », Licap, Bruxelles, 2011.

3. Conférence des Évêques de France, « Lutter contre la pédophilie – Repères pour les éducateurs » , Bayard / Cerf / Fleurus-Mame, 2010.

4. Archevêché de Luxembourg « Leitlinien der Erzdiözese Luxemburg für den Umgang mit sexualisierter Gewalt an Minderjährigen und erwachsenen Schutzbefohlenen im kirchlichen Bereich », le 27 février 2015.

Fait le 30 juillet 2017