Devenir Jésuite

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Devenir jésuite

Qu’est-ce qu’un jésuite
La formation d’un jésuite
Comment savoir si je suis appelé ?
En pratique…
FAQ sur les jésuites
Quelques mots jésuites

Qu’est-ce qu’un jésuite ?

Au fondement de la vie et de la mission de tout jésuite se trouve une expérience qui le place avec le Christ au cœur du monde. Cette expérience n’est pas une pure fondation posée dans le passé et qu’on ignore lorsque le temps passe ; elle est vivante, continue, nourrie et approfondie par la vie jésuite en communauté et en mission.

L’engagement au « service de la foi et de la promotion de la justice », au dialogue avec les cultures et les religions, conduit les jésuites à des situations limites où ils rencontrent une énergie et une nouvelle vie, mais aussi l’angoisse et la mort – où « la divinité se cache ».

Sentir et goûter

Notre manière de procéder est de trouver les traces de Dieu partout, sachant que l’Esprit du Christ est au travail en tous lieux et situations, et dans toutes les activités et médiations qui cherchent à le rendre davantage présent dans le monde. Cette mission d’essayer de « sentir et goûter » (sentir y gustar) la présence et l’activité de Dieu dans toutes les personnes et circonstances du monde nous met au centre d’une « tension » qui nous attire en même temps vers Dieu et vers le monde. D’où résulte, pour les jésuites en mission, une série de polarités typiquement ignatiennes, qui accompagnent notre solide et permanent enracinement en Dieu et, simultanément, notre immersion au cœur du monde.

Entre prière et action

Être et faire ; contemplation et action ; prière et vie prophétique ; être complètement unis au Christ et complètement insérés dans le monde avec lui comme corps apostolique : toutes ces polarités marquent profondément la vie d’un jésuite et expriment à la fois son essence et ses possibilités. Les évangiles montrent Jésus dans une profonde relation d’amour avec son Père, et en même temps complètement donné à sa mission parmi les hommes et les femmes. Il est perpétuellement en mouvement, de Dieu vers et pour les autres. C’est aussi la façon d’être jésuite : avec le Christ en mission, toujours contemplatif, toujours actif. C’est la grâce – et le défi créatif – de notre vie religieuse apostolique qu’elle doive vivre cette tension entre prière et action, entre mystique et service.

(25° Congrégation Générale – décret 2 – extraits)

Un contemplatif dans l’action.

Bernard

En tout aimer et servir.

Nicolas

Chercher et trouver Dieu en toutes choses.

Xavier

Un homme sur les frontières.

Jean-Yves

Formation d’un jésuite

La formation jésuite

La formation jésuite est un processus qui implique toutes les dimensions humaines du candidat :

  • Sa relation à Dieu
  • Sa relation à lui-même
  • Sa relation aux autres

Cette formation est intégrale, c’est à dire qu’elle ne se limite pas à une formation intellectuelle, mais insiste tout au long du parcours sur des expériences concrètes à vivre tant dans la communauté que dans des expériences de missions.

Cela passe par diverses étapes :

  • La candidature : un temps personnalisé pour discerner sa vocation particulière. Cette première étape s’adapte au parcours de chacun.
  • Deux années de noviciat : Ce temps de coupure, permet au novice de découvrir les fondements de la vie jésuite au travers d’expériences diverses. Il s’agit de vivre en concentré, les aspects majeurs d’une vie jésuite (vie communautaire, vie de prière, retraite spirituelle, missions auprès des plus pauvres, formation intellectuelle, pèlerinage…)
  • Les premiers vœux : à l issue du noviciat, le jeune s’engage à entrer dans la Compagnie de Jésus en faisant vœux de Pauvreté, Chasteté et Obéissance.
  • Les études : en général la plupart des ‘scolastiques’ (jeunes étudiants jésuites) s’engagent dans des études de théologie et de philosophie (entre 5 et 7 années). Durant cette période ils vivent en communauté, et s’investissent dans un service apostolique (aumônier, catéchistes, visites de personnes âgées, pastorale des jeunes…) La compagnie veille par ailleurs à ce que chaque jésuite dispose aussi d’une formation initiale profane si le scolastique n’a pas suivi d’études supérieures.
  • La régence : Les scolastiques interrompent leur études durant deux années pour travailler à plein temps. Par exemple dans les établissements scolaires jésuites, avec une œuvre sociale de la Compagnie (JRS), dans un centre spirituel, dans la pastorale des jeunes… Cette période est un moment clé pour découvrir davantage la Compagnie à travers ses missions concrètes. Elle se sit
  • L’ordination : Pour ceux qui appelés à être prêtre au sein de la Compagnie, l’ordination intervient en général à la fin des études.
  • Première mission : Durant quelques années, le jésuite œuvre dans une mission qui lui est confiée par le provincial.
  • Le troisième an : Après ces quelques année de travail, à la fin de sa formation, le jésuite est envoyé vivre une année de ressourcement et de relecture de son parcours. C’est aussi l’occasion de vivre davantage la dimension internationale de la Compagnie.
  • Les derniers vœux : A l’appel du Préposé Général de la Compagnie de Jésus, le scolastique est invité à prononcer à nouveau ses vœux de pauvreté, chasteté, obéissance et le cas échéant le vœu d’obéissance au pape pour la mission (‘4° voeu’). A partir de ce moment, la Compagnie le reconnait pleinement comme l’un des siens.

Pour l’année 2017-2018 :

Lalouvesc 2012 - Sébastien Carcelle jésuite

Comment savoir si je suis appelé à être jésuite ?

Il y a une et plusieurs vocations

  • Une seule : Par l’unique baptême, tous les chrétiens sont appelés à suivre le chemin de Jésus Christ. Cette Bonne Nouvelle est destinée à tous.
  • Plusieurs : L’Évangile est vécu de bien des manières selon les situations et les personnes. Il y a Marie et Joseph, Pierre et Paul, la Samaritaine et Zachée… Il y a les mains des serviteurs, la parole et le geste du témoin, le silence et le travail du contemplatif… qu’ils soient mariés ou célibataires, diacres, prêtres, religieux, vivant seuls ou en communauté.
  • Dans la liberté : Les Évangiles montrent Jésus guérir, enseigner en parabole et inviter quelques-uns à le suivre plus particulièrement : « Viens suis-moi », « si tu veux », « celui qui voudra », « quiconque voudra être mon disciple »… Cet appel, parfois bouleversant, laisse cependant à chacun la liberté de répondre dans un don de soi qui l’engage tout entier.
  • Par des témoins : Cet appel de Dieu passe par des personnes, des paroisses, des communautés, des ordres religieux, présences visibles et tangibles de l’Église.
  • Avec un grand désir : Être saisi par Dieu peut conduire à tout quitter pour suivre Jésus. Mais répondre ainsi à l’appel de Dieu n’est pas un « sacrifice » qui nous détruit. La vocation à la vie religieuse est un appel à être, à être davantage ce que nous sommes profondément. Des êtres crées pour « louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur. » (Exercices Spirituels)
  • En rupture avec le monde : La vie religieuse est un don de soi radical. Cette ouverture à Dieu et au monde se traduit par des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, dans une vie et des actes qui témoignent de la folie de Dieu et non de la sagesse de ce monde.

Les signes de l’appel de Dieu

  • La paix intérieure : cette paix reçue est le premier signe à prendre en compte. D’ailleurs la première parole de Jésus après la résurrection est « La paix soit avec vous ».
  • Une joie profonde : cette allégresse est celle qu’éprouvaient les disciples d’Emmaüs en remontant vers Jérusalem, pour annoncer à leurs compagnons qu’ils avaient vu le Seigneur ressuscité.
  • Un amour des pauvres : celui que Dieu appelle à son service éprouve de la compassion envers ceux qui souffrent, les pauvres, les étrangers ceux qui ne connaissent pas le Seigneur Jésus.
  • Un zèle apostolique : l’élan reçu de Dieu pousse à vivre la rencontre avec les autres et à s’engager au service de la mission du Christ. Comme Marie-Madeleine que Jésus ressuscité a envoyée vers les apôtres : « Va vers mes frères… »

Me demander : « Quel feu sacré brûle en moi ? Au fond, qu’est-ce que j’ai envie de vivre ? La manière avec laquelle je cherche à suivre le Christ aujourd’hui, est-elle pour moi un chemin de vie ? Est-ce que je désire Le suivre davantage ? »

Être accompagné : S’ouvrir à une personne en qui j’ai confiance et qui a suffisamment de liberté à mon égard pour m’aider à avancer tout en respectant mon chemin. Il peut être trop tôt pour décider, mais il n’est pas trop tôt pour en parler à quelqu’un.

Rencontrer : Aller séjourner dans des communautés religieuses pour mieux les connaître de l’intérieur, me rendre compte par moi-même, pour mieux les connaître de l’intérieur, me rendre compte par moi-même.

Vivre une retraite : Si la Parole du Seigneur réjouit profondément mon cœur, ce sera pour moi une confirmation importante. La retraite va aussi clarifier mes intentions. Une retraite de choix de vie selon les Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola peut m’aider à choisir selon le cœur de Dieu.

Parce que…

  • la lumière ne se fait en nous que lentement.
  • il y a des choses qu’on ne veut pas lâcher (une situation sociale, la perspective d’une vie de famille, etc.)
  • on pense qu’on ne se sent pas prêt ou pas digne, ou bien qu’on attend d’être sûr à 100% pour se décider.
  • Parce que ce n’est facile pour personne de s’engager pour la vie dans le mariage, le sacerdoce ou la vie religieuse.

Peut-être aussi…

  • ne suis-je pas porté par une vraie joie, un dynamisme profond en pensant à cette vocation ? Alors il peut y avoir avantage à envisager d’autres manières de vivre la vie chrétienne.

A l’inverse…

  • il arrive que ce soit simple et clair, sans douter ni pouvoir douter.

Désirer devenir compagnon de Jésus à la manière de saint Ignace de Loyola, saint François-Xavier et leurs compagnons.

  • Aimer le Christ en mission, toujours contemplatif, toujours actif, et vivre avec Lui cette tension entre prière et action, entre mystique et service.
  • Aimer l’Église et vouloir la servir en se liant au Pape afin d’être disponibles pour un bien plus universel.
  • Contempler le monde avec le regard du Christ, l’aimant avec Son cœur et entrant dans ses profondeurs avec Sa compassion sans limites.
  • Vouloir aider les autres et « aider les âmes » comme aimait à le dire saint Ignace.
  • Désirer être envoyé pour annoncer la foi et promouvoir la justice du Royaume ; aller aux nouvelles frontières sociales, culturelles et religieuses de notre temps.
  • Trouver dans les Exercices Spirituels de saint Ignace un moyen d’entrer et de progresser dans une vie de prière, rendant la foi plus personnelle et plus incarnée ; une aide pour chercher et trouver Dieu en toutes choses; une manière de discerner Sa volonté pour travailler davantage avec Lui.
  • Entendre l’appel à rejoindre une communauté fraternelle et joyeuse de compagnons venant du monde entier, composée de frères et de prêtres.

L’Église compte sur vous… pour atteindre en particulier ces régions physiques et spirituelles où d’autres n’arrivent pas ou ont des difficultés à se rendre.

Benoît XVI, allocution aux jésuites
Rome, 21 février 2008

Avant de demander à entrer dans la Compagnie, il s’est passé 6 ans… je n’arrivais pas à me décider.

Alexis, jésuite

Mon désir d’être prêtre est né dans une paroisse très vivante où mes parents étaient très engagés.

Paul, jésuite

Poussé par le désir de m’engager dans l’Église universelle.

Xavier, jésuite

Mettre en œuvre toutes mes capacités, toute mon énergie pour lutter contre l’exclusion et l’injustice.

Jérôme, jésuite

En pratique…

Conditions pour entrer dans la Compagnie

La Compagnie de Jésus est un ordre religieux catholique masculin.

A ce titre le candidat doit :

  • être un homme
  • être âgé de moins de 50 ans
  • être baptisé et confirmé dans la foi catholique
  • ne pas être engagé dans les états de vie suivants : mariage et vie religieuse.

Faire une retraite de choix de vie

Une retraite de choix de vie dure environ 8-10 jours et se vit dans un centre spirituel qui propose les Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola.

Cliquez ici pour accéder à la liste des retraites de choix de vie proposées en Belgique, France et Suisse.

A lire pour aller plus loin…

Qui contacter ?

Trois jésuites sont chargés d’accueillir les personnes qui se posent la question d’entrer dans la Compagnie de Jésus.

Le Père Sylvain Cariou-Charton à Paris, le père Michel Joseph à Lyon et le père Christophe Renders à Liège.

>> Paris

Père Sylvain Cariou-Charton
Contacter par mail
+33 1 41 46 07 21

>> Lyon

Père Michel Joseph

Père Michel Joseph
Contacter par mail
+33 4 72 77 09 01

>> Liège

Père Christophe Renders
Contacter par mail
+32 4 221 70 50

FAQ sur les jésuites

Ignace de Loyola Pop

Ignace a fondé la Compagnie de Jésus dans un moment de profond renouvellement spirituel et doctrinal de l’Église, face aux critiques (parfois bien justifiées) de la Réforme protestante. A partir de ce moment les jésuites ont été invités à valoriser l’intelligence et les sciences dans leur formation comme dans tous les ministères, y compris les plus humbles, afin de nourrir la mission de tous les talents possibles. Mais ça ne veut pas dire que nous négligeons le terrain ou l’action, ou que des personnalités plus pratiques seraient exclues de la Compagnie : bien au contraire ! Le jésuite ne se perd pas dans les nuages, il est concret, et si certains ont une mission plus spéculative, qui dit l’exigence de la quête intellectuelle et sa valeur pour elle-même, la plupart sont d’abord des hommes engagés sur tous les fronts… car ces études ont un but : témoigner de l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ pour chacun des hommes et des femmes de ce temps.

Avant d’être prêtre ou frère, un jésuite est un religieux. C’est le cœur de notre vie et notre manière de suivre le Christ, à la manière d’Ignace de Loyola, en communauté, guidé par les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Ensuite, parmi nous, certains se sentent appelés à être frères. Ensemble nous prenons pleinement part à la mission de la Compagnie. Nous vivons la même spiritualité, les mêmes vœux, la même vie communautaire et souvent les frères suivent les mêmes études de théologie et de philosophie. Simplement, la dimension presbytérale ne vient pas colorer leur ministère. Ils témoignent peut-être davantage de la dimension du service de la vie religieuse. Des frères jésuites ont été canonisés, soulignant la richesse qu’ils sont pour l’Église et la Compagnie. Dans la Province, ils sont accompagnateur spirituel, responsable de l’apostolat social de la Compagnie, professeur de philosophie, artiste, enseignant en littérature française en Chine, comptable…

Les débuts de la Compagnie ont été décisifs sur ce point : des expériences malheureuses et compliquées ont fait renoncer Ignace à créer une branche féminine. Les règles de vie de la Compagnie étaient d’ailleurs déjà assez novatrices pour l’époque, et dures à accepter pour beaucoup, en laissant tant de libertés à des hommes en mission, qu’il aurait peut-être été difficile de faire admettre de telles règles – ou absences de règles – pour des femmes, à une époque et dans des sociétés bien différentes des nôtres aujourd’hui. Mais au fil des siècles, il y a eu énormément de fondations féminines inspirées du style de St Ignace, et les femmes peuvent tout à fait vivre le charisme ignatien et sa fougue missionnaire dans une de ces nombreuses communautés…

C’est l’héritage d’une histoire propre à ce pays. Ce fut et c’est encore un service qui pouvait être rendu, pour lequel la Compagnie était pertinente et disponible, et qui pouvait donner du fruit dans la durée, largement… L’enseignement, la formation, sont une des composantes traditionnelles de notre présence dans les divers pays. Les universités aux USA sont réputées. D’autres lieux moins prestigieux font aussi un très beau travail de par le monde… Les écoles auprès des plus pauvres comme Fé y Allegria sont aujourd’hui une bonne manière de vivre cet appel avec un nouvel élan.

Oui et non. Derrière cette question se cache la notion d’obéissance dans la vie religieuse. Comme religieux, nous choisissons d’abord d’être disponibles pour la mission qui nous sera confiée. Nous ne sommes pas là pour mener notre petite carrière personnelle, ou pour réaliser nos rêves d’enfance, ou pour nous laisser ballotter au gré des caprices. Nous voulons aller où l’Église appelle, par la voix du pape, de nos supérieurs et aussi de nos propres intuitions. C’est le sens missionnaire de l’obéissance. Cela dit, dans l’envoi en mission, le supérieur est attentif à prendre en compte ce que nous sommes, ce que nous exprimons de nos goûts et talents, de nos rêves et de nos passions… Cela se fait dans un dialogue. Enfin dans la mission qui nous est confiée, une bonne latitude est laissée pour y imprimer un style personnel, dans la créativité et dans le respect de notre nature…

Comme tous les religieux, nous vivons de dons et des fruits de notre travail. Nous mettons en commun nos ressources au niveau de la communauté, et les répartissons selon les besoins. C’est un partage permanent et s’il nous reste de l’argent, nous le donnons à notre Province qui le répartira ou l’enverra à Rome pour une juste répartition à destination de projets dans le monde entier.

Saint Ignace n’a pas imposé d’habit. Il s’agit de discerner ce qui convient. Le jésuite doit être libre de porter le col romain, ou de ne pas le porter, selon ce qui est le plus opportun pour les autres. Si le col romain agresse ou agace, il vaut mieux s’abstenir, et tisser des liens amicaux avec les gens, plutôt que les braquer. S’il est important de signifier par là notre engagement, le port du col sera un service à rendre aux autres… Souvent aussi, nous privilégions d’autres signes, comme la croix, l’engagement sur certains terrains inattendus… c’est aussi dire une façon particulière d’être prêtre au cœur du monde… Du coup, la pratique varie selon les situations et selon les pays.

Ces derniers temps, en France, le noviciat a accueilli chaque année entre 2 et 8 jeunes. Mais plus largement, la Compagnie, c’est un corps d’environ 16.000 compagnons dans le monde entier. Et la question fondamentale est plutôt : ‘est-ce que le Christ m’y appelle ?’ Si c’est le cas, il te donnera les grâces nécessaires pour vivre, avec les compagnons qui te seront donnés : jeunes ou vieux, français ou étrangers, ici ou ailleurs…

Tous les jésuites sont missionnaires, comme tous les chrétiens du reste, de par leur baptême et leur confirmation… Ensuite, il y a des missions en terrains plus vierges, aux frontières, dans des milieux qui ignorent l’Évangile… Ce ne sont pas forcément des régions exotiques et lointaines : Aujourd’hui Internet est sans doute l’un des continents qui a une des plus grandes soifs de connaître le Christ par exemple. Enfin de fait, il y a encore des missionnaires au sens plus classique, qui partent dans des pays lointains et des régions reculées pour y rencontrer des peuples pour qui l’Évangile est une belle nouveauté…

Ah les jésuites… à en croire Internet, nous sommes responsables du naufrage du Titanic et nous contrôlons depuis plusieurs siècles le Vatican. Certains nous craignent ou nous méprisent, comme si nous étions d’horribles manipulateurs, austères, hypocrites… D’autres, ce qui n’est pas mieux, nous idéalisent, comme si nous étions des super-héros de la Foi… La réalité est plus simple. Nous ne sommes que des hommes, faibles et limités, mais brûlés de l’intérieur par une flamme de Foi, d’Amour et d’Espérance qui a un visage, celui du Christ… Plus nous en sommes conscients, plus nous laissons l’Esprit du Ressuscité nous vivifier et là tout est possible mais pour « Une plus grande gloire de Dieu ». Ensuite, Ignace de Loyola et les Exercices Spirituels nous appellent au ‘Magis’, c’est à dire à toujours chercher à avancer d’un nouveau pas, à un ‘davantage’. Cette dynamique nous amène parfois sur des lieux décisionnels ou de pouvoirs où nous essayons pourtant de vivre notre appel à suivre le Christ au service de la mission de Dieu, de la manière la plus juste. Enfin la pratique du discernement basée sur les Exercices Spirituels, a été parfois perçue comme une manière de s’accommoder avec les choses du monde, alors que le but est de trouver un chemin dans des situations complexes où la décision n’est jamais facile.

Pendant toute la période du discernement tu peux poursuivre ton métier ou tes études… ou prendre du recul en partant par exemple, vivre un temps de volontariat auprès des plus pauvres. En tout étant de cause, tu vis en parallèle de cela un accompagnement spirituel et participe le cas échéant à des rencontres avec d’autres ‘regardants’. Par contre une fois entré dans la Compagnie, tu te rends disponible à la vie religieuse. Certains reprennent à la suite de la formation, des responsabilités dans leur domaine initial (économiste, médecin, menuisier…) ou bien changent totalement. Cela dépend de la personne, de son appel particulier et des appels prioritaires de l’Église.

Manifestement non, puisque j’y suis et que je n’étais ni ingénieur ni docteur avant de rentrer au noviciat ! Si un certain goût des études et des capacités pour une formation longue sont les bienvenues, ce n’est pas le premier critère, loin de là… il s’agit d’abord d’aimer passionnément Jésus-Christ, et d’aimer aussi passionnément l’humanité, au point de vouloir donner sa vie pour servir la Mission du Sauveur… après, chacun arrive avec ses talents et aussi avec ses limites… Comme pour les disciples choisis par le Christ autour du lac de Galilée. Des hommes quelconques rendus capable de grandes choses par leur attachement au Seigneur.

C’est pouvoir rencontrer quelqu’un en qui on a assez confiance pour ouvrir son cœur, sans crainte ni tabou, pour y lire les signes et les appels de l’Esprit ; grâce aux retours, aux interrogations, ou simplement à l’écoute bienveillante de l’accompagnateur, je vais pouvoir être plus attentif à ce qui se passe en moi et dans ma vie, et peu à peu apprendre à y discerner les chemins de Dieu vers moi, et de moi vers Dieu… c’est une belle aventure fraternelle, où l’écoute de l’Esprit Saint se fait à deux…

Un religieux, c’est quelqu’un qui (1) est habité d’un « grand désir » qui peut conduire à tout quitter pour suivre Jésus. La vocation à la vie religieuse est en effet un appel à être, à être davantage ce que nous sommes profondément. Qui (2) vit une « rupture avec ce monde » en étant un don de soi radical. Cette ouverture à Dieu et au monde se traduit par des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, dans une vie et des actes qui témoignent de la folie de Dieu et non de la sagesse de ce monde. Enfin qui (3) s’est senti rejoint par la « figure d’un fondateur », dans sa manière unique et originale de suivre le Christ.

Le prêtre de son côté reçoit un appel particulier à servir l’Église et Dieu à travers le sacerdoce presbytéral (Sacrements dont l’eucharistie et la réconciliation, les enseignements…). Il s’y prépare par des études et se consacre au peuple qui lui a été confié par son évêque quand il est diocésain.

Un jésuite, c’est un religieux qui a trouvé chez Ignace de Loyola sa manière de suivre le Christ ; pour les besoins de la mission, il peut être ordonné prêtre ou non.

Un des premiers jésuites, Saint Pierre Favre, était prêtre avant d’entrer dans la Compagnie. Alors oui, comme bien d’autres depuis, si tu es prêtre et si tu te sens appelé à vivre dans la Compagnie de Jésus, si tu ressens un écho profond dans la façon de faire de Saint Ignace et de ses compagnons, si tu es prêt à entrer dans de nouvelles dimensions de ton sacerdoce aux frontières de l’Église mais à vivre en communauté, si tu désires cultiver et accentuer l’ouverture à l’universel, le lien à la culture et aux sciences, le lien entre foi et justice, la disponibilité pour les périphéries, l’accompagnement au travers des Exercices Spirituels… ta place est peut-être à nos côtés.

C’est évidemment d’abord celle du Christ, reconnu comme celui qui m’a aimé et s’est livré pour moi : un amour radical, qui prend au cœur et remplit la vie, au point de vouloir aimer et servir à mon tour de tout mon être… Un amour qui m’appelle à une disponibilité totale, une liberté intérieure qui me permet de tout quitter pour la Mission du Christ… une sollicitude pour l’humanité qui me fait suivre le Christ en mission jusqu’aux périphéries les plus lointaines ou incertaines… La prière « Âme du Christ » dit bien cette dimension. Cela dit Ignace de Loyola souligne une autre radicalité : l’importance de l’obéissance, qui ne va pas sans l’usage de l’intelligence et du dialogue. Obéissance à ses supérieurs, mais aussi à nos frères. Obéissance à l’Église à travers notre 4° vœu. Obéissance aux appels de l’Esprit.

La chasteté, d’abord, n’est pas l’apanage des religieux : tout chrétien est invité à vivre des relations justes et respectueuses de l’autre, qu’il soit célibataire ou marié. Le célibat quant à lui, sous-entend un renoncement au mariage et à une vie sexuelle. Certes, ce n’est pas évident à vivre au jour le jour… mais pas plus que la fidélité dans le mariage, ou la vie des célibataires dans le monde. Tout engagement a ses joies et ses difficultés, dès lors qu’on veut lui donner du sens et de la profondeur. Le but de ce choix radical est d’être à l’image du Christ, tout à tous, disponible à toute mission, et de témoigner en avance de la résurrection. Ce renoncement n’est jamais facile, car il va à l’encontre de notre nature humaine, mais notre vie en communauté et les fruits de notre engagement radical nous soutiennent sur ce chemin de joie et de paix. Ce n’est pas en ‘club de célibataires’ que nous trouvons notre équilibre affectif, mais dans une réelle vie de communauté.

Oui, c’est un vœu spécial d’obéissance au pape concernant les missions, c’est-à-dire l’engagement à une disponibilité totale pour aller où les besoins se feront le plus sentir. Ce vœu est prononcé par certains jésuites à l’occasion de leurs ‘derniers vœux’ qui concluent leur formation. C’est en effet le Préposé Général des jésuites qui décide d’appeler tel ou tel jésuite à prononcer ce vœu qui exige une grande mobilité et une disponibilité à aller servir partout là où un bien plus universel est discerné. Même si tous les jésuites ne le prononcent pas il dit quelque chose d’essentiel pour les jésuites.

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Compagnon de Jésus, le jésuite est avant tout quelqu’un qui essaie de marcher, au jour le jour, avec le Christ. L’amitié personnelle avec Jésus est le fondement de la vie jésuite. Le jésuite est convaincu, à la suite de saint Ignace de Loyola, que Dieu se donne à trouver dans le monde aujourd’hui. Il consacre sa vie à cette recherche, personnellement mais aussi en aidant les autres à trouver Dieu en toutes choses.

Le jésuite est un religieux apostolique, vivant en communauté, animé par la spiritualité d’Ignace de Loyola et travaillant au quotidien à l’avènement du Royaume.

Quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.

(Luc 11,10)

ENTRER DANS L’AVENTURE JESUITE