Archives : Marseille

Père Jean-François-Régis Barthès sj, un bâtisseur persévérant

À Marseille, Retour sur l’histoire des sœurs de Notre Dame de la Compassion, congrégation étroitement liée au  Père Jean-François Régis Barthès, jésuite,  leur fondateur.

Jean François Barthès nait le 31 août 1790 à Graulhet, dans le Tarn. Dès l’âge de 6 ans, il montre une grande ferveur dans la prière ainsi que dans l’apprentissage de la grammaire, la géographie et l’histoire, glanant auprès des anciens cette formation en l’absence de l’instituteur.

De retour d’exil après la Révolution, l’abbé Facieu, qui était curé dans la région, est hébergé par la famille Barthès. Il se rend compte des qualités morales de l’enfant. Jean François, âgé de 12 ans, va suivre l’abbé à Saint Salvy. Il étudie le latin, développe son intelligence et mûrit sa vocation. C’est, à Castres qu’il entre au séminaire. Il sera ordonné prêtre le 5 mars 1814.

Père Jean-François BarthèsPériple en France
En 1817, il rejoint le noviciat des jésuites qui vient d’ouvrir à Montrouge. Il y passe un an et s’appelle désormais Jean François Régis Barthès. Il rejoint la région d’Amiens où l’évêque lui confie la direction du petit séminaire à Saint Joseph de Blamont. Le 2 février 1828, il prononce ses vœux définitifs.

Juillet 1830. La Révolution met fin aux quinze ans de reconstruction des jésuites. Le P Barthès doit fuir dans la nuit du 29 juillet. Devenu curé de Moislains, en Picardie, il soigne les pauvres pendant une épidémie de choléra et réussit à convaincre les notables et les autorités civiles de construire un hôpital. En 1832, alors que la Compagnie se restructure, il est envoyé à Metz pour y installer la nouvelle résidence.

Aix-Marseille Inventer un trait d’union

En septembre 2014, les trois communautés jésuites d’Aix et de Marseille n’en feront plus qu’une. Tous ses membres résideront dans la cité phocéenne. Où en est la ré-flexion sur l’avenir ?

La réalité démographique de la Compagnie de Jésus n’est pas pour rien dans ce projet de regroupement, mais ce qui prime est bien le sens d’une mission à redécouvrir dans une métropole en pleine construction.

Marseille-Aix_Air Bel

Un des lieux de vie de la communauté : Air Bel

En la Marseille
des cités

Commençons par un cliché qui n’est pas vraiment une carte postale qu’on aimerait en-voyer à ses amis depuis la deuxième ville de France : les cités — les fameux quartiers Nord, qui existent aussi à l’Est, comme à Air Bel où des jésuites vivent en HLM. C’est une tradition jésuite peu connue du grand public, sans doute parce que discrète à l’image du levain dans la pâte. Vivre dans des quartiers, partager durablement la vie des gens simples et souvent en mal d’intégration, est une manière d’incarner la vie jésuite en profondeur. Tisser des liens au quotidien et durer dans l’ordinaire des choses fait devenir compagnons de Jésus, car familiers des petits et des pauvres. Célébrer la messe autour de la table basse du salon, faire la cuisine, ouvrir sa table aux voisins comme aux demandeurs d’asile, se réjouir avec les musulmans les jours de fête, râler quand l’appartement est cambriolé ou la voiture défoncée : tout cela nourrit une amitié, certes parfois rude à vivre, mais qui fleure bon l’Évangile.

Une retraite spirituelle à l’église Saint Victor de Marseille

Le P.Pascal Sevez s.j, prédicateur de l’Octave de la Chandeleur,
témoigne !

Il répond aux questions de Geneviève Fraysse (article du site du Diocèse de Marseille)
logo-diocèse_marseille

 

Comment avez-vous vécu la prédication de l’Octave de la Chandeleur à Saint-Victor ? Concélébrer et prêcher cinq messes durant huit jours, c’est tout de même une expérience assez unique !
Comme une retraite : dans la répétition des jours et la durée de l’Octave. Certains pèlerins viennent tous les jours, d’autres ponctuellement, je me suis dit qu’il fallait que chacun y trouve de quoi être nourri spirituellement, de quoi faire un pas de plus dans son chemin avec le Christ.

Powered by WordPress | Designed by: SEO Consultant | Thanks to los angeles seo, seo jobs and denver colorado