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Retour à la liste des Saints et bienheureuxSaint CLAUDE LA COLOMBIÈRE
Fête le 15 février

 

Né en France, à Saint-Symphorien d'Ozon, en 1641, Claude La Colombière entra dans la Compagnie de Jésus en 1659. Après son ordination, en 1669, il se consacra à l'enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aida efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d'York, à la suite de diverses calomnies, il y fut condamné à la prison et à l'exil. Il mourut à l'âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial, fut béatifié par Pie XI en 1929 et canonisé par Jean-Paul II le 31 mai 1992.

15 février
Saint CLAUDE LA COLOMBIÈRE, prêtre
Mémoire

Commun des pasteurs (p. 260) ou des religieux (p. 271).

OFFICE DES LECTURES

DEUXIÈME LECTURE

Retraite spirituelle de Claude La Colombière,

faite à Londres en 1677.

Que ne puis-je, mon Dieu, être partout et publier ce que vous attendez de vos serviteurs et amis ! Dieu donc s'étant ouvert à la personne qu'on a sujet de croire être selon son cœur ( Ste Marguerite-Marie ) par les grandes grâces qu'il lui a faites, elle s'en expliqua à moi, et je l'obligeai de mettre par écrit ce qu'elle m'avait dit, que j'ai bien voulu décrire moi-même dans le journal de mes retraites, parce que le bon Dieu veut dans l'exécution de ce dessein se servir de mes faibles soins.

« Etant, dit cette sainte âme, devant le Saint Sacrement, un jour de son octave, je reçus de mon Dieu des grâces excessives de son amour. Touchée du désir d'user de quelque retour et de rendre amour pour amour, il me dit : ' Tu ne m'en peux rendre un plus grand, qu'en faisant ce que je t'ai déjà tant de fois demandé. ' Et me découvrant son divin Cœur : ' Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plus grande partie que des ingratitudes, par les mépris, irrévérences, sacrilèges et froideurs qu'ils ont pour moi dans ce Sacrement d'amour. Mais, ce qui est encore plus rebutant, c'est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés ! C'est pour cela que je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, communiant ce jour-là pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels ; et je te promets que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur. '

« – Mais, mon Seigneur, à qui vous adressez-vous ? A une si chétive créature et pauvre pécheur, que son indignité serait même capable d'empêcher l'accomplissement de votre dessein ! Vous avez tant d'âmes généreuses pour exécuter vos desseins. »

« – Eh ! pauvre innocente que tu es, ne sais-tu pas que je me sers des sujets les plus faibles pour confondre les forts, que c'est ordinairement sur les plus petits et pauvres d'esprit sur lesquels je fais voir ma puissance avec plus d'éclat, afin qu'ils ne s'attribuent rien à eux-mêmes ? »

« – Donnez-moi donc, je lui dis, le moyen de faire ce que vous me commandez. »

Pour lors il m'ajouta : « Adresse-toi à mon serviteur N. ( Claude La Colombière ) et lui dis de ma part de faire son possible pour établir cette dévotion et donner ce plaisir à mon divin Cœur ; qu'il ne se décourage point pour les difficultés qu'il y rencontrera, car il n'en manquera pas ; mais il doit savoir que celui-là est tout-puissant qui se défie entièrement de soi-même pour se confier uniquement à moi. »

(Bienheureux Claude La Colombière, Ecrits spirituels , édités par A. Ravier, collection Christus 9, Paris 1962, pp. 165-167).

 

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