La Province jésuite d’Europe occidentale francophone s’est engagée dans une démarche de prévention des abus et violences sexuelles. Elle a pris également la ferme résolution de faire la lumière sur les exactions commises dans le passé.
Depuis 2019, via la presse, les associations d’anciens élèves et les médias de la Province, les jésuites ont appelé les personnes victimes à témoigner et à prendre contact avec leur cellule d’accueil et d’écoute. La remontée de témoignages est primordiale pour pouvoir établir et prendre toute la mesure de la réalité des faits.
« C’est notre histoire, il nous faut la regarder en face.
Et nous sommes déterminés à faire ce travail de mise en lumière ».

P. François Boëdec, Provincial (entretien paru le 3 juillet 2019 dans La Croix).
Dans le cadre du travail engagé en France avec la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) et en Belgique avec la Commission interdiocésaine pour la protection des enfants et des jeunes, les jésuites lancent un appel à témoignages pour des faits déjà dénoncés, afin de permettre à d’éventuelles personnes victimes de se faire connaître.
Comme elle s’y est engagée dans les protocoles signés avec les personnes victimes, la Compagnie de Jésus entend ainsi aider activement d’autres personnes à sortir du silence.
Les appels à témoignages sont publiés sur cette page à la demande des personnes victimes dans le cadre d’un protocole. Cette démarche doit ainsi permettre de faire largement connaître les faits survenus et de faire savoir aux personnes qui auraient été victimes qu’elles seront entendues et reconnues.
abus

Nous contacter

Que vous soyez directement concerné(e) ou témoin des faits incriminés ci-dessous, nous vous invitons à  le signaler à la cellule « Écoute et prévention des abus » de notre Province jésuite EOF : 
> En écrivant par mail (ecoute.abus@jesuites.com),
> Ou par courrier : Cellule écoute et prévention, 42 bis rue de Grenelle, 75007 Paris,
> Vous pouvez aussi contacter directement la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR).

Appel à témoignages

Gilbert Lamande, jésuite – Saint-Louis de Gonzague Paris (Franklin)

« Huit témoignages de personnes victimes mettant en cause Gilbert Lamande, jésuite, ont été recueillis par la cellule d‘écoute et de prévention des abus de la Province EOF.
Gilbert Lamande a été père spirituel et chargé de catéchèse au Petit Collège (primaire) de l’établissement scolaire Saint-Louis-de-Gonzague (Franklin) à Paris de 1946 à 1977. Il est décédé en 2000.
Les accusations portent sur les faits suivants : attouchements sexuels sur des garçons et filles mineurs au cours de confessions, d’entretiens, d’activités parascolaires et de camps de jeunes. »

(Publié le 25 septembre 2023)

Suite cet appel, 21 témoignages nous ont été adressés. Huit concernent de nouvelles personnes victimes de violences subies de la part Gilbert Lamande.

(Mis à jour le 27 novembre 2023)

Association les liens brisés – 1

Les faits concernent l’association les liens brisés, fondée en 1954, domiciliée à Paris, d’abord rue Linné, puis rue Notre-Dame de Lorette jusqu’à sa dissolution en 2013.
La personne victime, un homme, a relaté des faits d’attouchement, d’agressions sexuelles et de viol alors qu’elle avait de 13 à 17 ans entre 1966/67 et 1972.
Le jésuite mis en cause, aujourd’hui décédé, fondateur-responsable de l’association, prenait en charge de jeunes orphelins, notamment dans l’orphelinat des Sœurs de Saint-Vincent de Paul, situé rue de Lorraine à Saint-Germain en Laye, les plaçait dans des écoles (école Saint-Euverte à Orléans, collège Saint-Nicolas de Vaugirard, …) et finançait leur scolarité.

Les faits relatés ont eu lieu au 42 rue de Grenelle à Paris, et à l’école Saint-Euverte à Orléans.

(publié le 17 mars 2023)

Association les liens brisés – 2

Le jésuite directeur de l’association les liens brisés de 1985 à 1998, aujourd’hui décédé, est suspecté de s’être rendu coupable d’agressions sexuelles sur des jeunes femmes accueillies par l’association (attentat à la pudeur et attouchement sous prétexte de massages thérapeutiques et de soins gynécologiques). Ces faits auraient eu lieu dans un appartement appartenant à l’association situé 42 rue Notre-Dame de Lorette à Paris.

En 1998, des bénévoles ont reçu un témoignage d’une jeune femme accueillie par l’association et ont alerté le Provincial des jésuites qui a décidé de relever de ses fonctions au sein de l’association le jésuite concerné.

(publié le 17 mars 2023)

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