Pour l’abolition de la peine de mort : l’intention de prière du pape pour septembre

En septembre, le pape François nous invite à prier « pour pour que la peine de mort, qui porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne, soit abolie dans la législation de tous les pays du monde. »

« Chaque jour, de plus en plus de personnes dans le monde disent NON à la peine de mort. Pour l’Église, c’est un signe d’espérance.
D’un point de vue juridique, elle n’est pas nécessaire.
La société peut réprimer efficacement le crime sans priver définitivement celui qui l’a commis de la possibilité de se racheter.
Il doit toujours y avoir une fenêtre d’espoir dans chaque condamnation.
La peine capitale n’offre pas de justice aux victimes, mais elle encourage au contraire la vengeance.
Et cela empêche toute possibilité de réparer une éventuelle erreur judiciaire.
D’autre part, moralement, la peine de mort est inadéquate. Elle détruit le don le plus important que nous ayons reçu : la vie. N’oublions pas que, jusqu’au dernier moment, une personne peut se convertir et peut changer.
Et, à la lumière de l’Évangile, la peine de mort est inadmissible. Le commandement « tu ne tueras point » concerne aussi bien l’innocent que le coupable.
J’appelle donc toutes les personnes de bonne volonté à se mobiliser pour obtenir l’abolition de la peine de mort dans le monde entier.
Prions pour que la peine de mort, qui porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne, soit abolie dans la législation de tous les pays du monde. »

L’édito du P. Daniel Régent sj

édito peine de mort vidéo du pape L’abolition de la peine de mort se justifie par la dignité de la personne quelles que soient les horreurs que celle-ci a pu commettre. Cette dignité est inscrite dans l’être même. Tous les humains la partagent ensemble au titre de leur commune existence. Les actes mauvais commis défigurent cette dignité ; ils ne l’enlèvent pas. Avec la grâce et l’influence bénéfique de voisins, quelqu’un peut toujours se détourner de sa conduite mauvaise.

La société doit prendre des mesures pour protéger la population des personnes dangereuses, pour les individus ou pour l’ordre social. Elle doit les empêcher de commettre des crimes. Mais la peine de perpétuité incompressible ressemble à une peine de mort lente. La société décide que pour cette personne, il n’y a pas d’espoir d’amendement. Quel jugement ! Prononcer de longues peines de prison est parfois nécessaire. Mais le souci de la dignité et de la réinsertion doivent être au cœur de l’incarcération. Prier à cette intention, c’est donc aussi prier pour les conditions de vie des détenus.

Le désir de vengeance est tapi au cœur de chacun. L’Écriture avait donné comme repère : « Œil pour œil, dent pour dent » (Lv 24,20). Elle mettait une limite à la vengeance, elle qui n’en supporte pas. Ce principe déjà utopique, Jésus le pousse au bout de sa logique : « Et moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant » (Mt 5,38). En lieu de vengeance, il prône un travail à faire sur soi. Bien sûr, cette parole ne supprime pas la nécessité de la justice. Ce n’est pas la victime qui l’exerce directement. Le tribunal évalue et décide, non selon la passion, mais selon la loi et dans les limites de sa compétence. La victime doit pouvoir entendre que la loi la protège.

Si quelqu’un a donné la mort, il semblerait légitime de pouvoir envisager de la lui donner en retour. Les arguments en faveur de l’abolition de la peine de mort buttent sur cette logique. Cette manière de penser ne tient pas compte du principe d’inviolabilité de la personne : nul ne peut mettre la main sur la vie de l’autre. Il faut tenir ceci dans toutes les circonstances de la vie. Et ce n’est pas parce que quelqu’un a ôté la vie que la réciproque serait légitime. Ce serait adopter un principe de médiocrité généralisée qui ne reconnaît plus la valeur de toute vie, à commencer par la sienne. Dans ces circonstances, il faut consentir à un sursaut d’humanité qui oppose un non catégorique à la vengeance.

Prier pour l’abolition de la peine de mort conduit à élargir sa prière au respect inconditionnel de la vie, la sienne comme celle des autres. C’est s’engager sur un chemin de croissance en humanité. Que le Seigneur nous vienne en aide !

P. Daniel Régent sj,
directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape en France

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