Courriels/mails, agendas partagés, recherches en ligne… difficile aujourd’hui de se passer du numérique. Il nous facilite la vie, mais il porte bien des ambiguïtés pour le développement et la protection de la planète.

En limitant ce que nous imprimons, nous avons souvent déjà fait un premier pas. L’Agence française De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) donne dans son dernier “guide” d’autres pistes concrètes.

L’achat de matériel

  • Viser longévité et sobriété (métaux rares, exploitation),
  • Penser à l’option du “reconditionné” : l’obsolescence programmée n’est pas une fatalité,
  • Prendre soin de nos appareils (antivirus) pour les renouveler moins souvent,
  • Recycler nos appareils en fin de vie (exemples).

La consommation d’énergie

Les technologies numériques sont le premier poste de consommation électrique au bureau et le second à la maison. Le quart de ces consommations électriques pourrait être évité. Pensons à :

  • Adapter la luminosité de nos écrans,
  • Automatiser la mise en veille rapide,
  • Éteindre nos appareils après utilisation,
  • Désactiver les fonctionnalités énergivores (GPS, Wifi, Bluetooth) quand elles ne sont pas utiles.

Le stockage de données, les mails…

Tout ce qui nous paraît “dématérialisé – soft” se matérialise quelque part ! Cela chauffe dans les câbles de transmission et surtout dans les “data centers” qui stockent nos données (cloud). Cela consomme énormément d’énergie, en particulier pour les refroidir.

Que faire ?

  • Eviter de stocker des fichiers sur le Cloud (Dropbox, Google Drive…). Dans le cas, fort utile, d’un partage de fichiers, veiller à ce que cela soit provisoire, et à les supprimer au terme du travail en collaboration. Et alors surtout, faite une sauvegarde régulière de vos fichiers sur un disque dur externe !
  • Diminuer le poids de nos mails, notamment les pièces jointes (en compressant les images par exemple),
  • Vider régulièrement nos serveurs de messagerie, et stocker les mails sur nos ordinateurs : des logiciels de messagerie (Thunderbird, Outlook) peuvent aider à archiver les mails.

L’usage des services

  • Réduire le temps passé sur les réseaux sociaux,
  • Eviter de visionner les vidéos en ligne,
  • Limiter les livraisons à domicile du e-commerce, préférer les points relais qui concentrent les achats…

Le coup de pouce du Pape François

“Si “l’informatique (…) nous donne un terrible pouvoir” (LS 104), ces petites attentions mises en œuvre lui donnent un autre pouvoir : celui d’y cultiver et d’y développer nos “vertus écologiques (LS 66) !”

En savoir + : les chiffres chocs de la pollution numérique

L’ordinateur, un poids lourd environnemental

  • 240 kg de combustibles fossiles
  • 22 kg de produits chimiques
  • 1,5 tonne d’eau

Vidéo, mail : une consommation hyper-polluante

  • L’envoi d’un mail avec PJ = une ampoule allumée 24h
  • 1h de vidéo en streaming = un frigidaire allumé un an
  • 1 an de mails pro de 100 salariés = 15 A-R Paris-New York

Internet pollue autant qu’un grand pays industriel

  • Troisième plus gros “pays” consommateur d’énergie
  • Le secteur numérique pollue plus que l’aviation
  • Chaque heure, 10 milliards de mails sont envoyés

> Source : d’après : www.novethic.fr

> Télécharger la Fiche Ecojesuit n°20 – Réduire l’impact du numérique