Le 9 février l’espace Saint Ignace à Lyon accueillait le P. Léo Scherrer sj pour une soirée consacrée au combat spirituel. Retour sur cette soirée à travers le regard d’un participant.

 

Ils se font face. Les uns en rangs serrés au fond de la salle. L’autre sur l’estrade. Ils sont séparés par un public nombreux (si nombreux qu’il fallut chercher des chaises supplémentaires dans toute la maison). Ils sont dix. Mais à lui seul, il compte sept fois plus d’années de vie religieuse qu’eux tous réunis : les novices sont venus écouter le vieux Lion[1] !

Le P. Léo Scherrer sj parle ce soir du combat spirituel.

Avec environ soixante-dix années dans la Compagnie de Jésus, on imagine qu’il y en a eu, des combats. Sa simple présence, son regard profond et joyeux en dit long. Plusieurs semaines après cette soirée, c’est vraiment cette image et cette joie que je garde. Elle dit plus que beaucoup de mots.

Des mots, il y en aura. Variés et puisés à de nombreuses sources. L’expérience personnelle, les pères du désert, d’autres figures monastiques ou d’autres confessions… La soirée sera un florilège de citations, de situations, de souvenirs, d’explorations multiples. On retient de cela que le combat dans nos vies prend mille formes. Que chacun est essentiel et a “une portée universelle”. Que l’enjeu n’est rien de moins que la liberté : “La vie chrétienne, c’est sans cesse quitter la terre d’esclavage. Aller d’oasis en oasis.”

Voici quelques thèmes abordés :

  • Pourquoi commenter longuement la parabole du semeur ? Parce que “nous sommes des malentendants ! Il nous faut entendre une autre parole que la nôtre.”
  • Revoir mes “critères d’estime” ? En fonction de ceux-ci, je peux choisir mes luttes ne seront pas les mêmes.
  • Je suis constitué de multiples désirs blessés (quête de reconnaissance, ambition, désir de gagner de l’argent… ), les unifier c’est le signe du désir et du travail de Dieu.
  • Des paroles fondatrices de notre vie nous permettent d’aller au combat : “il est bon que tu vives”. A entendre et à faire entendre.
  • Un combat essentiel : passer de la jalousie à la louange (chaque matin, je rends grâce pour l’originalité de mes frères).

Si “la signature de Dieu, c’est la joie” [2], alors la présence joyeuse du Père Léo confirme au-delà des mots que l’aventure humaine et chrétienne peut se traverser avec fécondité et que Dieu s’y laisse trouver. Cela encourage à entrer avec confiance dans l’arène.

[1] Traduction de Leo (lion, en latin)

[2] Citation du Père Ganne

Cette soirée s’inscrivait dans le cadre des trois séries de conférences annuelles sur la spiritualité ignatienne proposées par l’Espace Saint Ignace. Ces conférences qui durent trois heures sont répétées le mardi soir et le samedi après-midi d’une même semaine.

 

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