Maison Arrupe à Vanves-Malakoff : les jeunes du foyer des jésuites témoignent !

///Maison Arrupe à Vanves-Malakoff : les jeunes du foyer des jésuites témoignent !

Maison Arrupe à Vanves-Malakoff : les jeunes du foyer des jésuites témoignent !

La Maison Arrupe ? De quoi s’agit-il exactement ? “Une p’tite maison sympathique à Vanves, mise à disposition par une communauté de jésuites qui servent aussi de voisins de choix ! La maison est ouverte à des jeunes chrétiens, étudiants ou jeunes professionnels. Il ne s’agit donc pas d’une année de propédeutique pour futurs prêtres !”

Je m’appelle Paul Catherinot, 25 ans, originaire de Metz, dernier d’une famille de 5 enfants. J’ai entamé des études d’histoire il y a un petit moment déjà, et j’ai commencé une thèse au mois d’octobre dernier, en même temps que j’intégrais la Maison Arrupe.

La Maison Arrupe ? De quoi s’agit-il exactement ?

Une p’tite maison sympathique à Vanves, mise à disposition par une communauté de jésuites qui servent aussi de voisins de choix ! Concernant ses habitants, la maison est ouverte à des jeunes chrétiens, étudiants ou jeunes professionnels. Il ne s’agit donc pas d’une année de propédeutique pour futurs prêtres !

Cette année, nous sommes 3 jeunes entre 25 et 32 ans à vivre cette expérience ensemble. Les profils humain et professionnel sont très différents, ce qui est un enrichissement pour chacun. Un jésuite nous accompagne durant l’année, et prête une oreille attentive à nos besoins.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir vivre cette expérience ?

Ceux qui viennent à la maison ont une décision à prendre, formulée au début d’année pour s’assurer que les attentes correspondent à l’offre proposée.

Dans mon cas, l’idée de prendre une année pour faire le point sur mon parcours et mon état de vie aujourd’hui tout en gardant un rythme de vie normal a été déterminant : poser un regard tranquille et juste sur mes engagements au quotidien, relire de manière sereine le parcours effectué et, à partir de là, tâcher de discerner le sens et le lieu où je suis maintenant amené à faire fructifier mes talents. Bref, me replacer dans une histoire qui me définit déjà et m’invite en même temps à avancer plus au large encore.

Après, tout est possible ! J’ai connu la maison par le Centre Saint Guillaume, l’aumônerie de Sciences Po : au moins 3 étudiants ont vécu l’expérience de la maison Arrupe avant de prendre des décisions fortes en termes d’engagements : mariage et entrée dans les ordres en l’occurrence. Le résultat ? 2 à 1 pour le noviciat jésuite ! Il m’importait de savoir si j’allais rééquilibrer la balance (rires).

Des appréhensions, des réticences ?

Déjà de me demander sur qui j’allais bien pouvoir tomber (rires). Ensuite il y a toujours la question de savoir si l’expérience permettra de coller exactement avec nos attentes. Pas de déceptions ! avec les haut et les bas inévitables de la vie quotidienne. Et puis, le projet est réellement communautaire : à chaque début d’année est élaborée une charte qui permet de veiller à la convergence des points de vue et de décider des moyens à se donner pour vivre cette année comme un temps susceptible de porter les projets que nous mûrissons.

Le projet est séduisant et généreux. Mais comment parvenez-vous concrètement à concilier les nécessités et le rythme du quotidien avec le temps nécessaire à ce travail spirituel de la relecture et du discernement ?

Pour entrer de plain pied dans la dynamique spirituelle et communautaire que nous voulions vivre, des temps hebdomadaires ont été fixés pour nous permettre de nous retrouver ensemble dans la joie, l’amitié et la prière : la soirée communautaire du mercredi (rencontre avec un invité ou partage autour de l’Evangile), les offices de la semaine vécus en commun et tout le reste où, comme le dit le psaume, nous sentons « qu’ il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ».

Chacun était également invité à prendre un service associatif et ecclésial. A titre personnel, j’ai été sollicité auprès du CISED (Centre d’initiatives et de services des étudiants de Saint-Denis), occasion pour mesurer l’importance de mon engagement dans la société en tant que chrétien, à l’écoute de mes frères et dans les lieux où l’Evangile doit particulièrement nous appeler à œuvrer.

Bref, la maison Arrupe nous invite à situer de manière précise notre désir par rapport à l’ensemble des éléments qui fondent notre vie de chrétien : prière, vie apostolique et vie fraternelle.        (Paul Catherinot)

Autres témoignages plus anciens de Benoît

• “Vous autres, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu” (Mc 6,6) Cette maison, la petite communauté que nous y formons, les temps de partage que nous y vivons, c’est cette ” mise à l’écart ” à laquelle le Christ nous invite. Autour de lui… ( Gaël, chercheur au CNRS, 30 ans )

• Vivre en communauté m’oblige à avoir un rythme de vie sain pour pouvoir poursuivre mes études tout en trouvant du temps pour les autres, pour la maison et pour moi. Cette année m’apporte le bonheur de pouvoir vivre, échanger, prier avec des amis qui s’interrogent, eux aussi, sur leur vocation. ( Sébastien, étudiant à l’Agro-Paris, 24 ans )

Une rencontre entre les membres de la communauté jésuite et ceux de la maison Arrupe

Retraite au monastère de la Pierre qui vire

En 2006 j’ai senti le besoin de trouver un lieu de vie agréable qui soit propice à la réflexion et à la prière tout en gardant une activité professionnelle normale. Un dimanche soir, à la « Messe qui prend son Temps », une proposition des jésuites de l’église Saint Ignace à Paris, j’ai entendu parlé de la Maison Arrupe.

En visitant la maison, la première pièce qui m’a plu (après le salon, la salle à manger et la cuisine) fut la cave. Quel luxe pour moi d’avoir à 5mn du périph des pièces à vivre dont l’une, calme, est réservée à la prière, au frais. Emballé, j’ai foncé sans hésiter, pour rencontrer la personne du Christ en seul à seul à l’oratoire. Mais la Maison Arrupe propose plus et j’y ai donc trouvé d’autres choses : la vie, des frères en humanité et dans la foi.

La Maison Arrupe m’a offert un toit sous lequel j’ai rencontré des histoires, des sensibilités, des réflexions différentes des miennes. Ce fut l’occasion de coups de gueule et de coups de cœurs qui forgent la personnalité et permettent à l’amitié de s’inviter parfois même à mon insu. Concrètement cela passe par préparer le dîner, apprendre à faire du pain ou à cuisiner le riz à la vietnamienne, se battre sur la marque de confiture à acheter, les tableaux à mettre aux murs, prendre un verre à plusieurs en rentrant du boulot, rester seul quand c’est nécessaire…Et également vivre sa foi à plusieurs avec la prière communautaire deux fois par semaine (que je découvrais complètement) et à un groupe de partage hebdomadaire.

J’ai passé une très bonne année grâce aussi aux temps de relecture de la vie communautaire animés par un jésuite voisin de la maison et aux moments vécus ensemble en dehors de la maison (WE à la campagne, animation commune d’un temps de prière à St Ignace, etc.) Parti pour découvrir Dieu à la cave, je l’ai en fait rencontré à tous les étages et la visite continue..!

> En savoir + sur les “colocs Magis” dans des communautés ignatiennes

En savoir + sur la Maison Arrupe à Vanves-Malakoff

2018-03-01T12:24:09+00:0010 janvier 2012|