transport rouler écologique ecojesuitLes transports ? Un impact majeur ! Dans nos pays européens, le secteur des transports représente le premier secteur émetteur de CO2 après celui des bâtiments (30% des émissions).

Il fait partie des 2 gros postes émetteurs de nos communautés avec le chauffage. On nous dit que nous devons tous arriver à zéro émission de CO2 en 2050, et plus tôt nous l’aurons fait, plus nous aurons des chances de limiter les dégâts. Il n’y a aucune raison de tarder, chaque kg de CO2 émis empire la situation. Il ne faut donc pas attendre que les autres s’y mettent. Voilà donc une troisième fiche après les fiches 2 et 11 sur les transports.

Quelques mesures à discerner

  • Laisser la voiture au parking, en optant pour le vélo, le bus, le métro, le train, le covoiturage, les réunions en visio-conférence, etc. Examiner tous ses déplacements sur un trimestre et voir comment les réduire ou les faire autrement qu’en voiture.
  • Réduire le nombre de voitures de la communauté, en se séparant des vieux diesels et en partageant mieux l’usage des voitures (moins d’entretien, de place de parking, de frais). Analyser l’utilisation des voitures par la communauté et :
    • optimiser entre les compagnons dans la communauté
    • faire appel à l’autopartage ou à la location pour les quelques fois où tout le monde a besoin en même temps d’une voiture et n’a pas d’autres solutions
  • Acheter une voiture électrique type Zoe (Renault) pour des déplacements locaux ou pas trop éloignés :
      • dans l’agglomération (rechargement rapide en permanence dans la communauté)
      • de moins de 200 km aller (en roulant à 110 km/h et en rechargeant sur place pendant 15h sur une prise normale accessible), ou sinon 200 km aller-retour.
      • Plus loin en jonglant avec les 23 000 bornes rapides sur le territoire.

Les communautés de Marseille et Lyon sont très contentes de leur Renault électrique Zoe. Pour certains pères âgés d’une autre communauté, bien que l’usage soit plus simple, l’adaptation au changement peut poser problème.

  • Garder ou acheter une voiture essence pour les trajets plus importants. Il faut alors compenser le CO2 émis, en contribuant à la plantation de forêts, ce qui est un pis-aller qui ne pourra durer longtemps (à découvrir dans une des fiches suivantes). Les voitures hybrides normales n’amènent quasi pas de gain d’émission de CO2 sauf les grosses berlines qui peuvent être rechargées.

L’autopartage, par exemple Citiz

La communauté est abonnée (240€/an)

Je réserve par internet à la station la plus proche, et, avec mon badge, je la prends :

  • pour un WE situé à 75 km = 100€
  • pour une réunion en soirée à 15 km = 20€

Une voiture communautaire souvent utilisée coûte 2 fois moins (0,36€/km). Mais peu souvent utilisée, elle coûte autant, voire plus (Sauf si c’est une vielle voiture déjà amortie).

Les voitures électriques

Elles ont fait leurs preuves et émettent 3 fois moins de gaz à effet de serre qu’une voiture citadine essence, en intégrant tout (fabrication, usage, fin de vie, selon une étude récente). Le point d’attention concerne les batteries. Les filières de recyclage sont nouvelles et se mettent en place, on n’est pas encore à 100%. Cela requiert aussi le devoir de vigilance de la part des entreprises quant aux conditions d’extraction de métaux comme le Cobalt (notamment au Congo). Certains sont critiques. Certes, ce n’est pas une solution miracle assurée. Mais l’innovation permet d’avancer vers les solutions.

En France, avec les aides, le coût d’achat d’une Zoe est équivalent à celui d’une Clio. Le coût de location de la batterie équivaut presque à l’économie d’achat de carburant si on fait au moins 7500 km par an (l’électricité coûte 5 fois moins cher que l’essence).

> Voir la fiche complémentaire sur la “Comparaison des coûts entre une ZOE et une CLIO dans le cas de la France”

> Télécharger la fiche Ecojesuit n° 20 “Rouler écologique”