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Plus le temps passe et plus Régis découvre la grande misère matérielle
et spirituelle des populations qu'il rencontre, plus grandit en lui
le désir de se consacrer toujours d'avantage à leur service.
Ne pouvant plus contenir son zèle, il écrit, à Pâques de
l'année 1640, à son supérieur général à Rome:
" Qu'il me soit permis de parcourir les villages avec
un des Frères et de consacrer dans ces courses ce qui me reste de vie
au salut des paysans. Assurément les fruits que produisent des missions
de ce genre ne peuvent pas s'expliquer et moi-même je ne me le persuaderais
pas si je ne les avais personnellement recueillis... "