Retour à la page d'accueil
missions > foi et justice > écoles de production
spiritualité
C'est quoi ?
Ignace de Loyola
François-Xavier
Exercices Spirituels
compagnons
Communautés
Rencontres
Portraits
Nos 5 préférences
devenir sj
Récits
Jeunes jésuites
Vocation
Noviciat
Les derniers nés
missions
Culture
Jeunesse
Sciences
Vie spirituelle
Foi et justice
Hors frontière
Eglises
histoire
Chronologie
Par thèmes
Jésuites du XXe
Saints
sites internet
Jésuites
Chrétiens
Surprises
Site du mois
forums

Nous écrire

 

Ecoles de production

Les Ecoles de Production
(Saint-Etienne, Toulouse)

C'est en région Rhône-Alpes que s'est créé ce type d'écoles, original, à l'initiative de l'Abbé Boisard (qui a maintenant sa rue à Lyon).

L'AFEP (Association Forézienne d'Ecoles de Production) est installée depuis 1992 à Saint-Etienne, dans le quartier du Marais. Une Ecole de même type est actuellement en création à TOULOUSE, dans le cadre de l'ICAM (Institut Catholique d'Arts et Métiers).

Elèves concernés

Des jeunes ayant échoué dans les filières traditionnelles de l'enseignement, auxquels on propose l'acquisition en deux ou trois ans d'une compétence permettant une insertion professionnelle. Le référentiel de base est celui de l'ancien C.A.P. ORT ou ORF (Opérateur Régleur en Tournage ou Fraisage). En 3ème année, la visée est le diplôme académique BEP PMOU (Productique, Mécanique, Option Usinage). Mais le parcours est fait pour s'adapter aux personnes : selon la situation du jeune, il arrive qu'on donne la priorité à l'emploi sur la qualification.

Orientations pédagogiques principales

Une formation par la production
Dans l'enseignement technique traditionnel, une pièce d'exercice est jugée par le seul professeur et, qu'elle soit ratée ou parfaite, termine à la poubelle. La perspective ici est de donner du poids aux objets fabriqués. Le jeune et son formateur sont situés de la même manière par rapport aux exigences du donneur d'ordre : soit la pièce rentre dans les tolérances fixées par lui et elle est bonne, soit elle n'y est pas conforme et elle doit être refaite. Autant que faire se peut, il n'y a pas d'exercices gratuits et, comme dans toutes les entreprises, ce qui va au rebut est une perte, qui peut même entraîner la perte du client.
Les objectifs fixés aux élèves sont donc simples et rapprochés : ce sont les pièces à produire et à livrer, et dont ils sont responsables. La démarche qualité fait qu'ils s'engagent personnellement par rapport à ce qu'ils produisent : ils signent les bordereaux de contrôle.
Les Ecoles de Production développent donc, par idéal et par nécessité, une pédagogie de la réussite et de la responsabilité.

Une formation humaine autant que technique
Comme dans tous les métiers, la compétence technique n'est rien sans l'attitude humaine qui, nous le constatons tous les ans, est déterminante dans toutes les embauches. Le compagnonnage avec les professionnels qui travaillent avec eux joue pour cela un rôle essentiel. Ces maîtres-professionnels sont nombreux (ce qui est nécessaire pour pouvoir mener à bien le travail commandé par les clients) : c'est en les côtoyant que les jeunes peuvent se former à la vie d'équipe, à la rigueur dans le travail, à la responsabilité, au service du client.
Les Ecoles de Production développent une pédagogie de l'exemple par nécessité et par idéal.

Un enseignement qui va de la pratique à la théorie
Pour le dessin industriel et les mathématiques, il est assez facile de partir des pièces et plans de production, ou des questions pratiques qui se posent en cours de fabrication. Ces enseignements sont d'ailleurs dispensés le plus souvent par des retraités de la profession qui font bénéficier les jeunes de leur expérience.
Le français, lui, vise surtout à développer les capacités de communication : réaliser ou comprendre un message, s'informer, se documenter,. à partir notamment des rapports de stage et de la recherche d'emploi.

Des parcours personnalisés
Etant donné leurs parcours cahotiques, leur situation d'échec, leurs lacunes y compris dans les domaines élémentaires de la lecture et du calcul, ces jeunes ont besoin de cours en tout petits groupes, voire de cours particuliers. Les enseignements théoriques représentent à peine 1/3 du temps de présence à l'Ecole. On commence par ce qui est directement nécessaire à la future profession : français, maths, communication technique. Après quelques mois, s'ajoute l'enseignement des processus opératoires. Dans un 3ème temps seulement viennent les autres matières académiques des référentiels du CAP ou BEP : législation du travail, économie sociale et familiale, anglais.

Une évaluation et une concertation pédagogique régulières
a) De la pratique en atelier. Chaque vendredi, de 16 à 17 h, après la mise en ordre de l'atelier, l'équipe formatrice fait le point de la semaine avec les jeunes. Tous les mois, l'équipe des formateurs se réunit seule pour faire le point ; et elle peut même se concerter chaque matin une ½ heure avant l'arrivée des élèves.
b) De la formation théorique. Cette formation générale est assurée par des bénévoles, anciens enseignants ou cadres de l'industrie : compétence et expérience sont certaines, mais il est nécessaire de coordonner l'ensemble pour aider à apprécier la situation de chaque élève, faire correspondre théorie et atelier, développer la cohésion de l'équipe formatrice dans ses réactions à tout ce qui fait le quotidien ou l'exceptionnel.

Une insertion progressive dans le monde professionnel
a) Les relations de l'Ecole avec le monde professionnel sont permanentes puisque les entreprises font vivre l'Ecole par leurs commandes et auditent régulièrement l'atelier (nos élèves n'ont pas encore de qualification reconnue) : pas de ½ journée sans que des professionnels extérieurs pénètrent dans l'atelier ! Contacts fréquents aussi avec les fournisseurs d'outils nécessaires aux commandes qui nous sont passées. Ajoutons que tout l'environnement de l'Ecole est le monde industriel de la ville.
b) Les rythmes de travail se rapprochent de ceux des entreprises : 35 heures par semaine. La durée des vacances est fonction de l'âge : 16 semaines pour les 14-16 ans ; 12 pour les 16-18 ans ; 5 pour les CFI.
c) Trois stages en entreprise de 1 mois dès la 1ère année pour bien se situer dans la perspective d'un avenir professionnel dans le monde industriel. La 2ème année est plus centrée sur l'acquisition des connaissances techniques par un cursus ininterrompu (on oublie beaucoup, l'espace d'un stage !). Souvent enfin, en vue d'une embauche, un jeune est pris à l'essai le temps d'un stage.
Là encore, c'est par nécessité et par vocation que l'Ecole est un lieu d'intégration progressive à la vie professionnelle.

 

 

 

AFEP
50 boulevard Thiers
42000 ST-ETIENNE
Tél. 04 77 92 01 10
Fax : 04 77 92 01 14
Mél : afep.production@wanadoo.fr
>> Pour en savoir plus sur l'AFEP

 

Dynameca
75 avenue de Grande-Bretagne
31100 TOULOUSE Cedex
Tél. 05 34 50 50 50
Fax : 05 34 50 50 51
>> Pour en savoir plus sur Dynameca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi :

> Faites connaissance avec notre nouveau supérieur général

> Les communautés jésuites

> Portraits de jésuites dans le monde

> Etre jésuite aujourd'hui