JEMP : Lettre de liaison
Des réflexions parues dans notre Lettre de liaison n°174 de février 2000
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Infirmier spécialisé dans des lieux fréquentés par des utilisateurs
de drogues, un jésuite livre son expérience du contact avec ces personnes.
S'en sortent-ils ? Comment ? Comprendre, respecter, accompagner la reconstruction
du sujet, renouer des relations, autant d'étapes sur le chemin de la liberté
et de notre vivre ensemble. Pour joindre les auteurs de ces articles : jemp@jesuites.com |
Dans de nombreux pays, des jésuites vivent au contact des
musulmans. Suivant que l'islam est majoritaire comme dans les pays du
maghreb, ou minoritaire comme en France, suivant les divers islams que
l'on peut rencontrer, islam de l'Asie ou de l'Afrique, islam de France,
notre manière de vivre en bonne entente avec les musulmans change beaucoup.
Des jésuites du monde entier se sont réunis en 1999 au Caire (Egypte)
pour faire le point et partager sur leurs expériences de rencontre et
de dialogue avec les musulmans. Michel BARTHE-DEJEAN, jésuite à Toulouse,
y était et nous fait survoler ces vastes paysages. |
Hors-série octobre 1999 : Charles MONIER, un des premiers prêtres ouvriers jésuites
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Les prêtres-ouvriers ont depuis les années 40 apporté à l'église une autre manière d'être prêtre, parce qu'ils ont répondu à l'appel de l'évangile venant de la masse de ceux qui sont loin de l'église. Au coude à coude avec les prisonniers en Allemagne, ou au Service du Travail Obligatoire, ils ont continué le contact avec le monde ouvrier par le travail, et la participation aux organisations de masse (syndicats, partis politiques,...). Dans un numéro hors série de " la Lettre des jésuites en monde populaire
" nous venons de publier une biographie sur l'un d'entre eux, Charles
MONIER. En voici une brève présentation : |
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Bien que Charles soit né dans une famille ouvrière, ses dons littéraires faisaient envisager une vie de religieux au service des collèges. L'expérience de la captivité en Allemagne lui fait désirer un retour vers le peuple dont il est parti. Il vit l'épopée des Prêtres-Ouvriers, de 1948 à 1953 à Marseille, et la suppression brutale des prêtres-ouvriers le fait galérer pendant 3 ans. Obéissant mais tenace dans sa fidélité, et soutenu par ses supérieurs, il gagne sa vie dans de petites entreprises de l'agglomération lyonnaise de 1956 à 1959, trouvant alors un emploi stable chez Valentine, jusqu'à sa retraite en 1973. Il y milite à la CGT, au-delà même de cette retraite. En 1985 son état de santé l'oblige à rejoindre la maison de retraite de la Chauderaie où il meurt en janvier 1999. |
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Cette brochure de 80 pages contient surtout un choix de textes de Charles, avec quelques notes introductives pour les resituer dans leur contexte. Elle a été rédigée par Noël BARRÉ, jésuite membre des JEMP. Charles MONIER écrivait dans les années cinquante : L'expérience démontre que le milieu populaire, comme tout autre milieu, est vraiment difficile à évangéliser de l'extérieur. Pour faire œuvre missionnaire efficace, il devient de plus en plus admis que Saint Paul avait raison : 'il faut se faire Grec avec les grecs,' etc. Pour pénétrer le monde musulman il faut savoir l'arabe ; pour pénétrer le monde des travailleurs, la langue c'est le travail : le travail au milieu des travailleurs et dans les mêmes conditions. A t-on prêté l'oreille suffisamment à la voix des pauvres ? Je ne parle pas des misérables clochards, vieux ou malades, mais des pauvres ordinaires, s'il m'est permis d'employer un terme du langage actuel, de ceux qui s'appellent eux-mêmes les prolétaires. Je ne parle pas des pauvres qui viennent mendier de façon servile, mais de ceux qui récusent tout paternalisme. Leur voix est difficile à entendre, bien sûr, puisqu'ils ne fréquentent guère l'Église. Ce texte est extrait du numéro hors série d'octobre 1999 de la Lettre des jésuites en monde populaire sur Charles MONIER. Ce numéro hors série est disponible auprès du responsable des JEMP (envoyer un chèque de 10 € à l'ordre de L. DESCOFFRES, App 90 - 24 avenue du Martelet - 95800 CERGY - France). |
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