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Extrait d'un Discours de Benoît XVI Très Saint-Père, en commentant la Via Crucis de 2005, vous avez parlé de la souillure qu'il y a dans l'Eglise, et dans l'homélie pour l'ordination des prêtres romains de l'année dernière, vous nous avez mis en garde contre le risque du "carriérisme, de la tentative d'arriver "en-haut", de se procurer une position grâce à l'Eglise". Comment nous situer par rapport à ces problématiques de la manière la plus sereine et la plus responsable possible? Benoît XVI : C'est une question qui n'est pas facile, mais il me semble avoir déjà dit, et c'est un point important, que le Seigneur sait, il savait dès le commencement que, dans l'Eglise, le péché existe aussi et pour notre humilité, il est important de le reconnaître et de ne pas seulement voir le péché chez les autres, dans les structures, dans les hautes responsabilités hiérarchiques, mais également en nous-mêmes pour être ainsi plus humbles et apprendre que ne compte pas, devant le Seigneur, la position ecclésiale, mais que ce qui compte est d'être dans son amour et de faire briller son amour. Personnellement, j'estime que, sur ce point, la prière de saint Ignace est d'une grande importance, lorsqu'il dit:
Nous avons trouvé, mieux encore, nous avons été trouvés par l'amour du Seigneur et plus nous nous laissons toucher par son amour dans la vie sacramentelle, dans la vie de prière, dans la vie du travail, du temps libre, plus nous pouvons comprendre que oui, j'ai trouvé la perle véritable, tout le reste ne compte pas, tout le reste n'est important que dans la mesure où l'amour du Seigneur m'attribue ces choses. Je ne suis riche, je ne suis réellement riche et élevé que si je suis dans cet amour. Trouver ici le centre de la vie, la richesse. Puis laissons-nous guider, laissons la Providence décider ce qu'elle fera de nous. Il me vient à l'esprit une petite histoire de sainte Bakhita, cette belle sainte africaine, qui était esclave au Soudan, puis a trouvé le foi en Italie, s'est faite sœur, et alors qu'elle était déjà âgée, l'Evêque effectua une visite dans son monastère, dans sa maison religieuse et il ne la connaissait pas; il vit cette petite sœur africaine, déjà courbée, et il dit à Bakhita: "Mais vous, que faites-vous ma sœur?"; Bakhita répondit: "Je fais la même chose que vous, Excellence". L'Evêque surpris demanda: "Mais quoi donc?" et Bakhita répondit: "Mais Excellence, nous voulons tout deux faire la même chose, faire la volonté de Dieu". Cela me semble une très belle réponse, l'Evêque et la petite sœur, qui ne pouvait pratiquement plus travailler, faisaient, dans des situations différentes, la même chose, essayaient d'accomplir la volonté de Dieu et ils étaient ainsi à leur juste place. Il me vient aussi à l'esprit une parole de saint Augustin qui dit: "Nous sommes tous toujours uniquement des disciples du Christ et sa chaire est la plus élevée, parce que sa chaire est la croix et seule cette hauteur est la véritable hauteur, la communion avec le Seigneur, même dans sa passion". Il me semble que si nous commençons à comprendre cela, dans une vie de dévouement, pour le service du Seigneur, nous pouvons nous libérer de ces tentations très humaines.
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Voir aussi : > Réponses aux questions des séminaristes sur le site du Vatican > Les exercices Spirituels, le seul livre qui ne se lit pas ! > Le Principe et Fondement dans les Exercices spirituels > Les
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