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27 avril Mémoire Commun des docteurs (p. 269) ou des pasteurs (p. 260). OFFICE DES LECTURES DEUXIÈME LECTURE Vous savez, Seigneur, combien de fois et avec quelle force en ce même jour vous m'avez recommandé l'Allemagne Après la réception pontificale, j'ai recommandé les heureux effets de la bénédiction papale à vos apôtres que l'on honore au Vatican. Là j'ai éprouvé votre grande consolation et la présence de votre grâce, que ces intercesseurs me donnaient. Ils me bénissaient, approuvant ma mission en Allemagne, et ils semblaient me garantir leur assistance, comme à un apôtre de l'Allemagne. Vous savez, ô mon Dieu, combien de fois et avec quelle force vous m'avez recommandé l'Allemagne ce jour-là. Depuis lors, c'est d'elle que je devais toujours être préoccupé, c'est pour elle que j'avais à me dépenser tout entier, pour elle qu'il me fallait désirer vivre et mourir. Vous, mon Sauveur, vous m'avez alors, en quelque sorte, ouvert le Cœur de votre corps très saint. J'avais l'impression d'en voir l'intérieur. Vous m'avez dit de boire à cette fontaine, m'invitant à puiser les eaux de mon salut à votre source, ô mon Sauveur. Pour moi, j'éprouvais un grand désir de voir couler de là dans mon âme, à flots, la foi, l'espérance et la charité. J'étais assoiffé de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, et je vous priais de me purifier, de la tête aux pieds, de me couvrir et de me parer. Puis, j'osai approcher de votre Cœur, tout rempli de douceur et y apaiser ma soif ; et vous m'avez promis une robe tissée de paix, d'amour et de persévérance, pour couvrir mon âme dénudée. Avec cette parure de salut, je sentis grandir en moi la confiance de ne manquer de rien et que tout tournerait à votre gloire. (Edit. O. Braunsberger, Petri Canisii Epistolae et Acta, I. Fribourg en Brisgau, 1896 ; pp. 63-66 ; trad. fr. in Saint Pierre Canisius, Textes choisis par J. Boulangé et A. de La Croix Laval, Namur, 1960, pp. 138-141).
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Jésuites : serviteurs
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