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Retour à la liste des Saints et bienheureuxSaint JOSE MARIA RUBIO
Fête le 5 mai

 

Né à Dalias (Alméria, Espagne), en 1864, José Maria Rubio entra, encore jeune, au séminaire. Ordonné prêtre à Madrid en 1887, il exerça d'abord son ministère à Chincon et Estemera, il enseigna ensuite au séminaire de Madrid et fut notaire diocésain.

En 1906 il put enfin entrer dans la Compagnie ; sa formation achevée, il fut, de 1911 à sa mort, à la maison professe de Madrid "ouvrier apostolique", se consacrant de tout son cœur au ministère de la prédication, de la direction spirituelle et du sacrement de réconciliation. Il fut le père des pauvres et des déshérités, et forma un grand nombre d'apôtres laïcs afin qu'il fût pourvu plus efficacement aux besoins des pauvres. Il mourut en 1929, à Aranjuez, et fut béatifié en 1985 par Jean-Paul II, puis canonisé le 4 mai 2003.

4 mai
Saint JOSE MARIA RUBIO, prêtre

 Mémoire

Commun des pasteurs (p. 260).

OFFICE DES LECTURES

DEUXIÈME LECTURE

Des écrits du bienheureux José Maria Rubio, prêtre.

Veux-tu vraiment adorer Dieu ? Reconnais d'abord ta faiblesse : car même la plus splendide adoration de Dieu commence par la connaissance de soi. Si je sais que je suis petit, vil, pauvre... alors se réalise pleinement cette vérité que l'humilité c'est la vérité : car la vérité ne brille jamais plus purement que dans la reconnaissance de notre néant : pourquoi existons-nous ? Que sommes-nous... ? Mais de nous reconnaître petits ne suffit pas si nous ne reconnaissons pas que Dieu est grand. Dans cette expression sacrée sont contenues la totalité de la toute-puissance de Dieu, toute sa sagesse, toute la bonté de Jésus-Christ qui se trouve en son cœur vivant, tel qu'il est au ciel. Quand nous adorons ainsi, nous adorons en esprit et en vérité.

Après avoir adoré, ouvrons notre cœur aux autres sentiments : vous savez bien, en effet, que l'Evangile nous enseigne plusieurs façons d'adorer : et nous exprimons celle-ci aussi bien par une profonde prosternation du corps que par le silence de l'âme. Parfois les larmes, les gémissements et les soupirs accompagnent cette adoration. Ou bien des paroles, expressives de ce que nous ressentons intérieurement, des prières l'accompagnent aussi. Toutes ces manières d'adorer en présence de Jésus caché dans le sacrement sont si excellentes que parfois l'âme ne peut rien faire de mieux que de s'incliner ainsi en présence de Jésus.

« Que faire, me demande-t-on, si je ne trouve rien à dire ? » Il suffit d'adorer et d'espérer. « Mais je ne sais rien dire ! » Je t'en prie, ne t'en attriste pas : le silence lui-même suffit. Aussi longtemps que tu trouveras ton cœur vide et sec, et même si tu ressens tentations et troubles, ne crains pas, persévère dans ton adoration ; cela suffit en effet et doit être estimé une œuvre magnifique devant Dieu. Si pourtant naît ensuite en ton âme un sentiment de reconnaissance envers Dieu, si tu désires de plus grands sacrifices pour Dieu, échauffe ces sentiments que le Saint Esprit suscite en toi et apporte-les tous devant Jésus. Si seulement c'était là notre manière de prier essentielle et quotidienne !

(Escritos del P. José Maria Rubio, Apostolado de la Prensa, Madrid, 1932, pp. 159-160).

 

 

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