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1 er décembre Mémoire Commun des martyrs (p. 237) ou pasteurs (p. 260). OFFICE DES LECTURES DEUXIÈME LECTURE Lettre de saint Edmond Campion, prêtre et martyr Je prie Dieu que nous puissions être enfin amis pour toujours dans le ciel Membres du Conseil de Sa Majesté, vous qui témoignez tant de sagesse et de discrétion en des questions moult importantes, lorsque vous aurez entendu traiter de manière franche et fidèle ces problèmes religieux dans lesquels nos adversaires jettent si souvent tant de désordre et de confusion, vous verrez, j'en suis sûr, sur quelles bases solides se fonde notre foi catholique, et combien faible est ce parti qui l'emporte en ce moment sur nous. Alors, pour le bien de vos âmes et de tant de milliers d'autres dont le sort dépend de votre gouvernement, vous prendrez parti contre l'erreur démasquée, et écouterez ceux qui verseraient le meilleur de leur sang pour votre salut. Bien des mains innocentes s'élèvent vers le ciel pour vous chaque jour : les mains de ces étudiants anglais, dont la race ne périra jamais, qui, au-delà des mers, acquièrent les vertus et connaissances de leur profession, résolus à ne jamais vous abandonner mais à vous valoir le ciel ou à mourir sur vos piques. Et pour ce qui regarde notre Compagnie, sachez que nous avons formé une sainte ligue, nous les jésuites du monde entier, qui par notre nombre finirons bien un jour par triompher des menées en Angleterre. Nous avons décidé de porter avec joie la croix que vous placerez sur nos épaules, de ne jamais désespérer de votre conversion tant qu'il nous restera un homme pour votre Tyburn, pour les tortures de vos chevalets ou la mort lente de vos prisons. Nous avons calculé le coût et commencé l'entreprise : elle est de Dieu et ne se peut abandonner. Ainsi fut plantée la foi, ainsi se doit-elle restaurer. Si mes offres se heurtent à un refus et si mes tentatives n'aboutissent point, si, après avoir parcouru des milliers de milles pour votre bien, je ne reçois pour tout paiement qu'un traitement rigoureux, je n'ai rien à dire de plus, sinon à recommander votre sort et le mien au Dieu Tout Puissant. Puisse-t-il, lui qui sonde les cœurs, nous envoyer sa grâce et régler votre différend avant le jour du jugement, pour que nous puissions être enfin amis pour toujours dans le ciel, où tous les torts seront oubliés. (Lettre du 19 juillet 1580 aux Très Honorables Lords du Conseil Privé de Sa Majesté, texte anglais dans : J.H. Pollen, s.j ., Campion's Ten Reasons , Londres, Roehampton , 1914, pp. 10-11 ; trad. fr. par A. Prêle dans : E. Waugh, Edmond Campion, martyr . Paris 1951, p. 181). |
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Jésuites : serviteurs
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