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30 octobre Mémoire facultative OFFICE DES LECTURESDEUXIEME LECTURE Extrait d'une lettre de Richard Haries, en date du 19 janvier 1603, envoyée du séminaire irlandais de Lisbonne au Père James Archer, s.j. Pour cette cause, ce n'est pas une mort, Voici ce que j'ai appris d'un Irlandais digne de foi au sujet de votre très heureux frère et compagnon Dominique Collins. Après avoir été emprisonné un certain temps à Cork, il fut condamné à mort par les hérétiques un vendredi, qui fut pour lui un Vendredi Saint. Conduit au lieu du supplice entre les soldats, il se comporta en manifestant une grande fermeté, mais peu de ses concitoyens osèrent être là par crainte des espions. En arrivant à la potence, il salua celle-ci avec une grande allégresse et adressa à ceux qui étaient là une brève exhortation en espagnol, en irlandais et en anglais. En résumé, il déclara les raisons de son retour en Irlande, disant clairement qu'il était venu pour dissuader les siens de faire leurs les erreurs de ceux qui avaient renié la vraie foi pour adhérer aux hérétiques, alors que la seule vraie foi était celle qu'enseigne l'Eglise Catholique Romaine, et non pas cette nouvelle foi qu'on professe en Angleterre, pleine d'injures contre le Souverain Pontife. En entendant cela, les ennemis de l'Eglise ne purent se contenir davantage et, l'empêchant de parler, lui passèrent la corde au cou. Il l'accepta avec une si grande joie du cour et un tel rire au visage qu'un capitaine anglais, présent sur le lieu, dit : « quel est donc cet homme qui va à la mort avec une aussi grande allégresse que je suis jamais allé à un banquet ? » Le Frère Dominique lui répondit : « Pour cette cause, ce n'est pas une mort mais mille morts que je souffrirais très volontiers. » A la fin, on ne put trouver personne qui voulût le pendre, tant ses paroles avaient frappé de peur tous ceux qui étaient là. On trouva enfin un pauvre pêcheur qui passait par là ; on le frappa pour l'obliger à accomplir cet office. Il demanda au glorieux martyr de bien vouloir lui pardonner et celui-ci le lui accorda volontiers. Avant de monter au gibet, il demanda à tous les catholiques de prier pour lui. Montant alors, il entonna le psaume In te, Domine, speravi ; puis, arrivé en haut, il dit : In manus tuas , etc. et fut exécuté. Il demeura pendu pendant trois ou quatre heures jusqu'à ce que la corde se rompant son corps tombe à terre. On le dépouilla de ses vêtements et le laissa nu sur le sol ; mais des personnes pieuses vinrent le prendre pendant la nuit. (A.R.S.I., Mss. Castell, 33, f. 94 ; cf M. Goncalves da Costa (éd.), Fontes ineditas Portuguesas para a historia de Irlanda, Braga, 1981, p. 409).
R/ Telle est mon attente et mon espérance : je sais que rien ne me confondra, mais mon assurance reste totale maintenant comme toujours. Dieu éternel et tout-puissant, tu nous as donné un exemple de courage admirable dans le bienheureux Dominique et ses compagnons martyrs, puisque, en renonçant à la joie qui leur était proposée, ils ont enduré la croix sans aucune honte ;accorde-nous, par leur intercession, de suivre fidèlement tes commandements et de porter ainsi des fruits de paix et d'unité. |
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Jésuites : serviteurs
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