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6 octobre Commun d'un martyr (p. 237) ou des pasteurs (p. 260). OFFICE DES LECTURES Ménologe de l'Assistance d'Espagne de la Compagnie de Jésus. Le bienheureux Diego Luis de San Vitores fut tué le 2 avril 1672 dans l'île de Guam alors qu'il venait de baptiser une petite fille mourante : ce martyre lui valut d'être le premier apôtre des Iles Mariannes. Il y avait construit, en peu d'années, huit maisons florissantes, fondé trois écoles pour l'éducation des jeunes gens et jeunes filles, et baptisé de sa main plusieurs milliers d'indigènes. Le bienheureux Diego Luis, réalisant les vœux ardents et les promesses de son adolescence, était venu dans l'île de Guam avec d'autres jésuites et un catéchiste de 14 ans. Pour encourager ce dernier à le suivre, il lui avait suffi de l'inviter par ces mots : « Veux-tu venir avec moi dans le pays où tu deviendras martyr du Christ ? » Il le fut en effet deux jours avant la mort du bienheureux. Celui-ci, ayant appris suffisamment la langue des habitants de l'île pendant la traversée, avait commencé son travail missionnaire en annonçant immédiatement Jésus Christ sur la place publique. Après ce premier discours, un très grand nombre de catéchumènes, dit-on, se firent instruire dans la doctrine chrétienne. On rapporte qu'il baptisa tout de suite des petits enfants, pour le salut éternel desquels il priait et mortifiait quotidiennement son corps, demandant à Dieu de ne pas mourir avant d'avoir vu ces enfants confirmés dans la foi. Dieu lui accorda encore quatre années de vie ; tandis qu'il s'adonnait avec zèle à son œuvre missionnaire, il fut transpercé d'un coup de lance par un apostat fou de colère. Il rendit l'âme en implorant calmement la miséricorde de Dieu pour lui-même et pour son meurtrier. Il avait 45 ans. Le bienheureux Diego Luis, qui espérait mourir en vivant sa vie sacerdotale dans les missions, réalisait enfin le vœu qu'il avait lui-même confié autrefois au Père Général Goswin Nickel : « Depuis mes années d'enfance dont je puis me souvenir, tout mon désir a été (selon mon âge et peut-être même en le dépassant) la conversion des infidèles et le martyre. Ce désir ancré en moi a grandi de jour en jour, surtout celui de conduire les âmes des infidèles au Christ, de verser mon sang pour cela, sans que jamais je puisse détourner mon esprit en un autre sens. Tel est donc le désir qui se présentait à moi : verser mon sang pour le nom du Christ et pour le salut des âmes les plus abandonnées. Toutefois je ne désire pas cela en sorte que je veuille aller dans les missions pour obtenir la palme du martyre ; mais plutôt en sorte que, à cause des missions, je ne craigne aucun genre de travail et même de mort ; je me déclare prêt à quitter non seulement cette vie mais à abandonner une mort glorieuse, pourvu que je gagne même une seule âme au Christ. » (Anon., 1784, Archives Loyola - S. C. pour les Causes des Saints, Officium Historicum, 94, Déposition sur la vie et le martyre du Serviteur de Dieu Diego Luis de San Vitores, Rome, 1981, pp. 90-97).
R/ Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout, V/ Je considère toute chose comme une perte en vue de connaître le Christ et de communier aux souffrances de sa Passion, en reproduisant en moi sa mort. Seigneur notre Dieu, par le ministère et le martyre du bienheureux Diego Luis, ton prêtre, tu as révélé à ceux qui ne croyaient pas encore l'Evangile et l'amour du Christ ; par son intercession accorde-nous d'être des témoins de la vérité et de la charité évangélique.
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Jésuites : serviteurs
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