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Maurice Potron L'oeuvre de Maurice Potron
Dès 1912, Potron procède à l'étude des systèmes linéaires de production, conçoit des tableaux entrées-sorties en termes physiques, s'interroge sur la capacité du système économique à satisfaire le « droit à la vie » et le « droit au repos », comme sur l'existence de « justes prix » et de « justes salaires ». Il établit des résultats d'existence et de dualité en faisant appel au théorème de Perron-Frobenius, et énonce aussi le théorème dit de Hawkins-Simon (1949). Tous ces résultats seront redécouverts indépendamment une génération plus tard. Ne croyant pas en l'existence d'un équilibre spontané, il appelle à une organisation corporatiste de la société pour résoudre la question du chômage et réaliser un ordre juste, selon les principes posés par l'Eglise.
Maurice Potron est en effet un jésuite dont la conception économique s'inspire des notions scolastiques transmises par l'Eglise catholique (il n'a probablement jamais ouvert le moindre ouvrage de théorie économique). Celle-ci réforme et actualise sa position sur la question sociale à la fin du XIXème siècle (encyclique Rerum Novarum, 1891). La famille de Maurice Potron est largement engagée dans l'apostolat. Sa mère Cécile sera notamment secrétaire de la Ligue Patriotique des Françaises (fondée par un jésuite), qui lutte contre les lois anti-cléricales et contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Quand à son père Auguste, commandeur de l'ordre de Saint Grégoire le Grand, il sera qualifié de « plus grand catholique du diocèse » à sa mort.
La Villa Saint-Régis à Mours La petite ville de Mours (95) se trouve près de Courcelles-Presles où la famille Potron possède un château (l'autre étant actuellement celui de Lutte Ouvrière). La tante de Maurice Potron a épousé un grand propriétaire terrien et maire de Mours. A la mort de son mari, elle fait construire selon ses voeux un orphelinat qui deviendra la Villa Saint-Régis, fondée en 1882. Après son décès en 1903, l'orphelinat revient au père de Maurice qui décide de le reconvertir en centre de retraites spirituelles sous la direction de jésuites jusuqu'en 1947 . En 1950, la Villa est vendue aux Pères Blancs (par le frère cadet de Maurice, également jésuite), qui sont les missionnaires d'Afrique. Christian Bidard
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Pour en savoir plus : > Qu'est-ce qu'EconomiX et son axe de recherche : Histoire et théorie économique > Les oeuvres économiques de l'abbé Potron > Maurice Potron dans le compte-rendu de l'Académie des Sciences de 1911 T.153 p.1458 à 1459 > Maurice Potron dans les Annales scientifiques de l'Ecole Normale Supérieure > Mours, La Villa Saint Régis dans l'histoire de Mours : ancien centre de retraites jésuites
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Jésuites : serviteurs
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