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Oeuvres pour orgue d'un jésuite basque au village natale d'Ignace de Loyola CD chez Aeolus
Premières mondiales d'œuvres symphoniques de Nemesio Otaño S.J. (1880-1956) sur un orgue authentique d'Aristide Cavaillé-Coll jamais modifié (III/37, 1889) à la Basilique de Loyola, Azpeitia (Pays Basque, Espagne).
Présentation de l'éditeur Le langage musical de Nemesio Otaño est aussi élégant qu'innovateur. Ses œuvres d'orgue sacrées témoignent d'une grande vénération pour des compositeurs tels que Wagner, Bruckner, Mahler ou Strauss. En ce qui concerne sa qualité et sa conception sonore, l'orgue de Loyola trouve sans aucun doute sa place parmi les chefs d'oeuvre de la Maison Cavaillé-Coll : Saint-Sernin de Toulouse (construit la même année) ou Saint-Ouen de Rouen (1890). C'est la première fois qu'un enregistrement soit entièrement consacré à cet orgue merveilleux. Nous avons capté ses pièces inconnues en SACD multicanal dans une acoustique de 10 secondes de reverbération. Mais déjà la version stéréo ne manque pas d'effet ... Si vous aimez de la belle musique symphonique pour orgue et le son pur d'un grand Cavaillé-Coll jamais touché, allez y les yeux fermés ! Un Cavaillé-Coll d’exception de plus La critique sur resmusica.com La découverte est de taille : un compositeur et un orgue ! Une nouvelle fois, un grand merci à Christoph Martin Frommen, patron de la firme Aeolus, de nous emmener vers une « terra incognita », de l’autre côté des Pyrénées, édifiant peu à peu une encyclopédie discographique de la musique d’orgue basque. Nous connaissions déjà deux instruments de Cavaillé-Coll édifiés en cette terre (Ste Marie de San Sebastian, et Azkoitia), quasiment intacts depuis leur construction, spécimens uniques sortis du célèbre atelier parisien. Jamais deux sans trois, puisque aujourd’hui, ressurgit celui de la basilique de Loyola, à côté de Azpeitia. Construit en 1889, période des grands crus, cet orgue conserve une authenticité déconcertante, de pureté de timbres, d’homogénéité d’ensemble, que l’on ne retrouve plus que sur quelques exemplaires bien répertoriés et connus en France. Ici déjà, les sonorités se déploient dans un édifice vaste, à grande coupole, dans une longue réverbération de plusieurs secondes. Cette situation convient à l’esthétique romantico-symphonique de l’instrument, que la prise de son multi canal, respecte complètement. C’est tout simplement l’ambiance d’une cathédrale. L’importance de l’orgue est aussi capitale : 37 jeux répartis sur trois claviers dont deux sont expressifs, le tout assis sur une riche pédale, de quoi satisfaire un répertoire abondant en ce tournant de siècle : Widor, Vierne, Otaño en particulier, et César Franck sans doute aussi, qui doit y sonner dans toute son authenticité.
Heureuse idée en tout cas d’associer à cet orgue un musicien qui lui fût intimement lié, puisqu’il présida à sa construction : le Père Nemesio Otaño. Homme d’un charisme fou, non seulement compositeur et organiste, mais aussi conseiller en facture d’orgue, en musique liturgique, Père Jésuite, il s’impose comme une figure marquante de l’orgue espagnol dans la première moitié du XXe siècle. Son œuvre d’orgue excite d’autant plus notre curiosité, car à l’écoute, on est frappé de son originalité, de sa forte personnalité. Otaño est inspiré sans nul doute par les grands maîtres allemands Wagner, Bruckner, Mahler, ou encore Richard Strauss. Musique de grandes masses sonores, mais pleines d’élégance et d’innovation. Une musique aussi écrite autour de ces instruments de Cavaillé-Coll, afin d’exploiter toutes leurs possibilités, tout ce qu’ils renferment en subtilités et en couleurs orchestrales. Souvent dédiée à des amis ou des musiciens de son temps, cette musique est belle et semble jaillir du cœur pour nous toucher directement. Ces beaux instruments sont encore intacts de nos jours, grâce à Nemesio Otaño, et largement préservés dans cette partie de l’Espagne. L’histoire de ce pays doit le savoir et s’en souvenir. Rédacteur : Frédéric
Muñoz
Otaño S.J., Nemesio Le Père Nemesio Otaño S.J. doit être considéré comme une des figures les plus importantes et pertinentes dans l'histoire de musique de l'Espagne du vingtième siècle. Il est né le 19 novembre 1880 à Azkoitia (Guipúzcoa) et mort le 29 avril 1956 à San Sebastián. En 1896 il entre dans le monastère jésuite de Loyola (près d'Azpeitia) comme novice de quinze ans. Pendant deux ans il étudie les sciences humaines, en faisant simultanément des expériences musicales comme organiste du magnifique orgue Cavaillé-Coll de la Basilique de Loyola.
En 1903 il s'installe à Valladolid où il entre en contact avec Vicente Goicoechea, Vicente Arregui, Facundo La Viña et Jacinto R. de Manzanares, qui lui enseignent l'harmonie, la forme musicale, la composition, l'orchestration, le chant Grégorien et la polyphonie classique de façon appropriée. Il a aussi fait la connaissance de compositeurs européens divers de musique sacrée, tels qu'Angel de Santi, Andrés Mocquereau, Vincent d’Indy, Julio Bas, Rafael Casimiri, Mitterer, Goller et Griesbacher. Pendant toutes ces années, il a continué à inlassablement composer des oeuvres de tous genres. Père Nemesio Otaño a manifesté son intérêt pour la situation de la musique sacrée avec les mots suivants : “J'ai vu quel travail immense était à faire en Espagne pour l'art religieux et j'ai compris que c'était ma tâche, ma vocation.” Il a dirigé ou a participé à de différents congrès de musique sacrée suivants les directives du Motu Proprio de Pape Pius X. Il a composé 19 oeuvres pour orgue au total, des pièces d'un langage musical qui est aussi élégant qu'innovateur. Ces oeuvres sacrées pour orgue témoignent de sa grande vénération pour des compositeurs tels Wagner, Bruckner, Mahler et Strauss.
Marche de Saint Ignace Le Père Otaño est également très célèbre pour la musique qu'il a composée pour la marche de Saint Ignace. Cette hymne est très populaire au Pays Basque et dans tous les pays hispanophones. Ecoutez la version basque et téléchargez la partition en version espagnole et anglaise !
Références du CD Otaño S.J., Nemesio (1880-1956) Esteban Elizondo Iriarte (Orgue) Preludio sinfónico Durée totale: 1:5 (h:m)
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Pour en savoir plus : > La critique sur resmusica.com
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