Grimaldi
et Riccioli
« Nombreux sont les Jésuites
qui oeuvrent à la pointe des recherches en sciences modernes : les
deux Jésuites Johann Deckers et Albert Curtz, qui travaillent avec
le protestant Kepler à Prague ou, à Bologne, Francesco Maria Grimaldi,
précurseur dans ses écrits sur la diffraction de la lumière, de
Hooke, Newton et Fresnel, qui est le premier à énoncer la possibilité
d'une nature ondulatoire de la lumière. Mieux encore, Grimaldi participe,
avec le Jésuite Jean-Baptiste Riccioli, à l'élaboration d'une carte
de la lune... utilisée trois siècles plus tard par les astronautes
de la mission Apollo.
L'histoire des cartes de la lune
est assez curieuse le cosmographe du roi d'Espagne depuis 1626,
le Belge Michael van Langren, avait édité trente gravures des cartes
lunaires qu'il avait dressées, donnant aux formations des noms de
souverains, d'États ou de vertus morales, mais aussi les baptisant
du nom de quelques Jésuites. Il les envoya au père Biccioli qui
venait d'acheter pour son observatoire du Collège romain un télescope
permettant des agrandissements ja-mais atteints. La "sélénographie"
de Grimaldi et de Riccioli parut dans l'ouvrage de ce dernier, l'Almagestum
novum, publié en 1651 à Bologne. Sa nomenclature, avec le nom
de trente-deux Jésuites, resta universellement adoptée jusqu'à nos
jours… »
Extrait du livre, "Les Jésuites
ou la gloire de Dieu", paru aux éditions Antébi,
1990. |