Retour à la page d'accueil
histoire > une musique en l'honneur de Diego Laynez
spiritualité
C'est quoi ?
Ignace de Loyola
François-Xavier
Exercices Spirituels
compagnons
Communautés
Rencontres
Portraits
Nos 5 préférences
devenir sj
Récits
Jeunes jésuites
Vocation
Noviciat
Les derniers nés
missions
Culture
Jeunesse
Sciences
Vie spirituelle
Foi et justice
Hors frontière
Eglises
histoire
Chronologie
Par thèmes
Jésuites du XXe
Saints
sites internet
Jésuites
Chrétiens
Surprises
Site du mois
forums

Nous écrire

 

Une musique
d'Alessandro Striggio
en l'honneur du
Père Diego Laynez, sj
Légat du pape
Extrait musical


Le cardinal Hippolyte d'Este II                     et Diego Laynez, sj

Un musicien florentin de l'époque d'Ignace, Alessandro Striggio a composé un morceau, pour quarante voix (!), à l'occasion du passage à Florence de deux légats papaux, le cardinal Hippolyte d'Este II (à gauche) et…

le théologien jésuite Diego Laynez (à droite), qui étaient en route vers Paris pour faire une intervention essentielle au Colloque de Poissy pour redémarrer le Concile de Trente qui était en panne.

Porterie du Prieuré royal
Saint Louis à Poissy

Agostino Lapini, prêtre florentin et chanteur de la cathédrale rapporte cela dans son journal en avril 1561 ; même s'il ne spécifie pas le morceau, on peut supposer qu'il s'agit du motet Ecce beatam lucem et que l'exécution se fit dans la cathédrale comme partie d'une sacra scena spectaculaire en l'honneur des deux légats, où des chanteurs et musiciens costumés et masqués furent descendus sur des machines en forme de nuages pour donner une visualisation de la vision céleste du texte…

Jacques Laynez, un des premiers compagnons d'Ignace, fut élu deuxième supérieur général de la Compagnie de Jésus après la mort de saint Ignace.

Vidéo de la présentation de l'oeuvre par son Chef d'orchestre
Ecce beatam Lucem (1561?/1568) de Alessandro Striggio
Orchestre I Fagiolini     Dir. : Robert Hollingworth (en anglais)


Un extrait : 1er morceau de la Messe à 40 voix et 5 choeurs

Texte: Paul Melissus (né Scheide)


Ecce beatam Lucem,
ecce bonum sempiternum.
Vos, turba electa,
celebrate Jehovam,
eiusque Natum,
aequalem Patri
deitatis splendore.

Virtus alma
et majestas
passim cernend'adest,
Quantum decoris,
illustra in sole,
quam venusta es[t] luna,
quam multo
clar'honore
sidera fulgent,
quam pulchra
quaequ'in orbe.

O quam
perennis esca
tam sanctas mentes pascit!

Praesto
grati' et amor,
praesto nec novum ;
praesto est fons
perpes vitae.

Hic Patriarchae
cum Prophetis,
hic David,
Rex David ille
vates,
cantans
sonans adhuc
aeternum Deum.

O mel et dulce nectar,
o fortunatam sedem!
Haec voluptas, haec quies,
haec meta, hic scopus,
nos hinc atrahunt
recta in paradisum.

 

Voici la lumière bénie;
Voici la bonté éternelle.
Vous assemblée choisie,
célébrez le Seigneur
Et son Fils,
égal au Père
Dans la splendeur de sa Divinité.

Bienfaisante vertu
et majesté
partout présentes
à nos regards .
Comme est radieuse
la beauté du soleil,
Comme est charmante la lune,
Comme est glorieux
l'éclat des étoiles,
Comme est beau
tout ce qui est dans le monde.

O comme
éternelle est la nourriture
qui alimente si saints esprits!

A portée de la main
sont la grâce et amour :
et non nouveau;
A portée de main
est la source éternelle de vie,

Ici les Patriarches
avec les Prophètes,
Ici David,
ce Roi David,
le prophète;
chantant
et en musique
le Dieu éternel.

O miel et doux nectar,
o siège bienheureux!
Ces délices, ce repos,
Ce but, cette cible,
de là nous attirent
tout droit jusqu'au paradis.

Alessandro Striggio

Né en 1536/1537, Alessandro Striggio était le fils naturel et l'héritier d'un noble soldat de Mantoue. En 1559, il rejoignit la cour du duc Côme Ier de Médicis à Florence, où il était le membre le mieux payé de sa musique. Son statut social lui permettant d'exercer de doubles fonctions diplomatiques et musicales, il partagea sa vie entre le travail pour les Médicis d'une part, et ses relations avec sa famille et la cour de Mantoue de l'autre. Il publia sept livres de madrigaux, outre beaucoup d'autres dans des anthologies, et quelques pièces sacrées. La musique de circonstance qu'il composa pour les mariages et les divertissements des Médicis est non moins importante. Son fils, qui portait le même nom, écrivit par la suite le livret de l'Orfeo de Monteverdi

Ecce beatam lucem, Ecco sì beato giorno et la messe

Le journal florentin du prêtre et chanteur de cathédrale Agostino Lapini rapporte l'exécution en avril 1561 d'un “chant pour quarante voix composé par Alexandro Striggio”.......

Lire la suite sur Le site
de l'orchestre I Fagiolini
dont le Directeur
est Robert Hollingworth >>>

 

 

Pour en savoir plus :

> Le site de l'orchestre I Fagiolini dont le Directeur est Robert Hollingworth (en français)

> Pour acheter le CD

> Critique sur le site Classiquenews

> Qui était Diego Laynez ou Jacques Laynez?

> Laynez sur jesuites.com

> Le Colloque de Poissy