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(Béatifiés le 24 novembre 2008) Parmi les 187 autres compagnons figurent trois autres jésuites, un Père augustin, de nombreux laïcs et même des enfants Liste complète
La béatification a été présidée par le cardinal Seiichi Peter Shirayanagi, archevêque émérite de Tokyo, en présence du cardinal José Saraiva Martins, préfet émérite de la Congrégation pour les causes des saints et envoyé spécial de Benoît XVI.
En février 1614, un nouvel édit impose la fermeture des églises catholiques et l'assignation à résidence de tous les prêtres encore présents, qu'ils soient japonais ou étrangers, à Nagasaki.
La même année, au mois de novembre, les prêtres et les laïcs qui dirigeaient les communautés sont contraints à l'exil. Le père Kibe rejoint d'abord Macao, puis Rome. Nicolas Keian Fukunaga est un autre bienheureux jésuite japonais. Il est mort après avoir été jeté dans un puits de boue. Jusqu'au bout, il aura prié à haute voix, en demandant pardon "pour ne pas avoir amené le Christ à tous les Japonais, à commencer par le shogun". Parmi ses 188 martyrs, en grande partie des laïcs, on trouve Michel Kusurya, appelé le "bon Samaritain de Nagasaki". Il a gravi la "colline des martyrs", non loin de la ville, en chantant des psaumes. Comme beaucoup, il est mort empalé et brûlé à petit feu. D'autres martyrs sont morts cloués sur la croix ou découpés en morceaux. Les femmes et les enfants n'étaient pas épargnés lors de ces actes d'une cruauté inouïe. La population catholique a été décimée non seulement par les exécutions, mais aussi par les apostasies de ceux qui abjuraient parce qu'ils avaient peur. Mais elle n'a pas été anéantie pour autant. Une partie de la population a vécu dans la clandestinité et a gardé la foi jusqu'à l'arrivée, deux siècles plus tard, d'un régime plus libéral. Les catholiques de l'époque tiraient également leur force indomptable de l'esprit communautaire avec lequel ils se soutenaient réciproquement dans la foi. Ils parvenaient ainsi à résister aux tortures et à affronter le martyre. Les catholiques avaient en partie suivi l'exemple des communautés bouddhistes de Jodo Shinshu, la Terre Pure. "Les kumi, les communautés des kirisitan, c'est-à-dire des chrétiens, sont la terre où ont fleuri les 188 martyrs. Au Japon, l'Eglise de cette époque était une véritable Eglise populaire".
C'est la troisième fois dans l'histoire de l'Eglise du Japon que des martyrs sont proclamés. Il y avait déjà eu ceux de 1597 et de 1622
La deuxième fois en 1867, 205 autres martyrs furent béatifiés.
Une partie de la liste des 188 Martyrs :
Pierre KIBE, jésuite, Nicolaus FUKUNAGA KEIAN, jésuite
Didacus YUKI RYOSETSU, jésuite Pour en savoir plus sur la liste de ces martyrs japonais de 1603 à 1639 >> Selon les évêques japonais, "les 188 martyrs ne sont pas des militants politiques, n'ont pas lutté contre un régime qui empêchait la liberté religieuse : ce sont des hommes et des femmes d'une foi profonde et authentique qui indiquent la voie à ceux qui croient. Ils nous donnent à tous une expérience sur laquelle réfléchir". Dans une communauté qui compte environ un million de catholiques sur 127 millions d'habitants, le témoignage des martyrs interroge l'Église sur le rôle des laïcs dans la transmission de la foi et dans l'organisation de l'Église : " Il est temps de prendre sérieusement en considération la formation de nos laïcs", écrivent les Évêques, indiquant l'importance de la foi vécue dans les familles et dans la société.
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> Pour en savoir plus sur la liste de ces martyrs japonais de 1603 à 1639 > Saint Paul Miki et les martyrs japonais de 1597 > Saint François-Xavier au Japon > Les jésuites japonais aujourd'hui |
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