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Le plus ancien musée d'art sacré Musée Eucharistique du Hiéron Une rencontre, un projet D'une part, le père Victor Drevon (1820-1880), jésuite, qui encourage la municipalité de Paray-le-Monial à reconstruire le nouvel Hôtel-Dieu en 1858. Le même qui se rendra en 1871 à l'Assemblée Nationale à Versailles pour obtenir que Paray soit reconnu comme centre spirituel. D'autre part le Baron Alexis de Sarachaga (1840-1918), polytechnicien de l'Ecole de Zurich, qui entra par la suite au ministère des Affaires Etrangères.
De leur rencontre en 1873 naîtra un projet commun : celui de rassembler une collection de peintures et d'objets d'art autour d'un même thème : l'Eucharistie. L'un sera le mécène, le Baron Alexis, l'autre, Victor Drevon, le dénicheur d'objets rares. Pour parachever ce projet, le Baron, dix années après la mort du Père, fera construire le Musée Eucharistique du Hiéron. Pris en charge par l'architecte Noël Bion, les travaux dureront de 1890 à 1894. Le bâtiment, au 13 rue de la Paix, met en scène une architecture éclectique à dominante grecque. Il fait face à la Résidence La Colombière occupée par la Compagnie de Jésus depuis 1873, ainsi qu'à l'ancienne maison du Troisième An. Une tempête : la Belgique se mouille 1990 voit la fermeture du Hiéron : une tempête de grêle a détruit les verrières, avec pour conséquence des infiltrations d'eau qui détériorent deux tiers des objets exposés. Certains seront irrécupérables. 4000 ouvrages des 17 e et 18 e siècles concernant l'histoire et la théologie du Coeur de Jésus sont pourtant sauvés. L'acquisition de ces 4000 livres par la Province Belge Méridionale permet seulement la restauration des toitures. 2002-2005. Signes d'éclaircies dans le ciel : un maire, une conservatrice, des restaurateurs, deux architectes, un comité scientifique présidé par Dominique Ponnau, ancien élève du collège de Vannes et Conservateur général du Patrimoine. Après 15 années de fermeture, le plus ancien musée d'art sacré sur l'Eucharistie, classé musée de France, est entièrement rénové. Les oeuvres endommagées retrouvent un nouveau lifting par les soins des restaurateurs (installés dans une annexe). Les architectes Catherine Frenak et Béatrice Jullien permettent la réouverture des portes au public. Nous sommes le lundi 3 octobre 2005, jour de la deuxième naissance du Hiéron. C'est l'année du centenaire de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. C'est aussi l'année eucharistique désirée par le pape Jean Paul II. Les collections La collection du musée est principalement constituée de peintures, plus de 100 tableaux du 14 e siècle à nos jours (Maurice Denis, Jean-Georges Cornelius, Jean-Michel Alberola). Sont représentées majoritairement des peintures des 17 e et 18 e siècles qui se rattachent au message de la réforme Catholique élaborée au Concile de Trente, et provenant des écoles Italienne, Espagnole, Allemande, Française et Belge Flamande.
Néanmoins, trois pièces sculpturales sont considérées comme majeures : De plus un ensemble important de calices, ciboires, ostensoirs, monstrances, tabernacles, croix, est ingénieusement exposé aux regards des visiteurs, ainsi que des chasubles anciennes des 16 e et 17 e siècles.
Tableaux majeurs de la collection :
Disposition du musée La surface de présentation permanente est de 700 m² . Le rez-de-chaussée surélevé reçoit la présentation permanente des collections réparties à travers 3 grandes salles selon 5 thèmes : Sous le signe de la Croix - Le Modèle Divin et Humain - Le Coeur de Jésus - A la table du Seigneur - La Divine Hostie. Une salle centrale octogonale fait le lien de l'histoire du musée, croisant des problématiques religieuses et politiques. Le niveau inférieur accueille surtout des activités d'animation, dont plusieurs pour jeune public, et une salle audiovisuelle circulaire de 120 places. Un espace de travail consacré aux dossiers permet de mieux étudier et approfondir les oeuvres exposées. La création contemporaine au HIERON Depuis l'année 2003 deux expositions temporaires ont eu lieu dans une annexe du Hiéron : l'ancien monastère bénédictin proche de la Basilique , où sont exposées des oeuvres de Jean-Georges Cornelius, Elvire Jane, Alfred Manessier, Jean Bertholle, Jean-Michel Alberola, Annick Roubinowitz, etc. Pour conclure Une convention entre l'Evêché d'Autun (qui reste propriétaire des oeuvres) et la ville de Paray stipule que selon un bail emphytéotique de 30 ans, la ville aura à sa charge la restauration et la conservation de l'ensemble des oeuvres inscrites à l'inventaire de l'an 2000. La Conservatrice est Madame Dominique Dendrael (03-85-81-36-98). Comment ne pas être reconnaissant à M. Jean-Marc Nesme député-maire de Paray-le-Monial, artisan de la renaissance du plus ancien musée d'art sacré eucharistique ? Le musée du Hiéron peut devenir aujourd'hui lieu d'ouverture, de dialogue : espace sacré pour l'action de grâces. Amis dans le seigneur, à la suite d'Ignace de Loyola, François Xavier et Pierre Favre, puissions-nous avec le personnage du prince dans L'Idiot de Dostoïevski nous aventurer à espérer ce qu'il nous propose : « Et si la beauté pouvait sauver le monde ». Jean-Pierre MILLARD sj CHAUMET Via Vitae (1894-1904) de Joseph Chaumet : 1. détail, Crucifixion et Résurrection 2. détail, Résurrection, Eucharistie et Trinité copyright : musée du Hiéron
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