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Retour accueilParay-le-Monial
ville aux deux saints

 

Paray-le-Monial, petite ville de 10.000 habitants dans le Charolais en Bourgogne, est célèbre par son église du 12ème siècle, chef-d'oeuvre du style roman bourguignon. Mais Paray-le-Monial est célèbre aussi par les deux saints du 17ème siècle qui y vécurent quelques années, y moururent, et contribuèrent à répandre le message du Coeur de Jésus.

Marguerite-Marie Alacoque (1647 - 1690), religieuse visitandine depuis 1671, se dit favorisée de visions et de discussions avec Notre-Seigneur Jésus, ce qui laisse très perplexes ses confesseurs et supérieures. Un père jésuite, Claude La Colombière (1641 - 1682) arrive à Paray en 1675 comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

"Mon fidèle serviteur et parfait ami" : c'est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l'amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :

 

  "Je veux que mon coeur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu'ils lui communiquent leurs mouvements, et qu'il ne s'agite et qu'il ne s'émeuve que conformément à l'impression qu'il recevra de ces Coeurs".  

Quand la soeur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle oeuvre de Dieu, la rassure et l'encourage.

Mais dès l'année suivante, il part pour Londres en qualité de "prédicateur de la duchesse d'York". Bientôt éclate en Angleterre la "Terreur papiste" : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Soeur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage. Quand la tuberculose l'emporte, il n'a que 41 ans : mission accomplie.

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie et au message du Coeur de Jésus.

La "dévotion au Sacré-Coeur" va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le pape Léon XIII instituera la fête du Sacré-Coeur. Marguerite-Marie a été canonisée et Claude La Colombière l'a été à son tour en 1991 par Jean-Paul II. Une chapelle dédiée à Claude La Colombière a été construite en 1930.

 

Pour en savoir plus :

> "La Bible du Coeur de Jésus"

> Revue Christus : "Le coeur du Christ et sa personne", n 139, juillet 1988
et Hors-Série "Le Coeur de Jésus"

> La communauté jésuite de Paray-le-Monial

> "Prière du véritable ami" : une pirère de saint Claude

> Le livre des "Ecrits Spirituels" de Claude La Colombière

> Biographie de saint Claude (site du Vatican)

> Lettre encyclique de Pie XII sur la dévotion du Sacré Cœur (1956)

> Le Sacré Cœur et la dévotion au Sacré Cœur présentés par le monastère de la Visitation de Moulins

> Une exposition de la Bibliothèque de Lyon sur les images du Sacré-Cœur