Retour à la page d'accueil
histoire > Coeur de Jésus > et la Compagnie de Jésus
spiritualité
C'est quoi ?
Ignace de Loyola
François-Xavier
Exercices Spirituels
compagnons
Communautés
Rencontres
Portraits
Nos 5 préférences
devenir sj
Récits
Jeunes jésuites
Vocation
Noviciat
Les derniers nés
missions
Culture
Jeunesse
Sciences
Vie spirituelle
Foi et justice
Hors frontière
Eglises
histoire
Chronologie
Par thèmes
Jésuites du XXe
Saints
sites internet
Jésuites
Chrétiens
Surprises
Site du mois
forums

Nous écrire

 

Retour accueilLe coeur du Christ
et la Compagnie de Jésus


 de 1688 à nos jours

Le 2 juillet 1688, en la fête de la Visitation, le Seigneur se manifesta une dernière fois à Marguerite-Marie : " La Sainte Vierge était d'un côté et saint François de Sales de l'autre avec le saint Père de la Colombière... Se tournant vers le bon Père de la Colombière, cette mère de bonté lui dit :

"Pour vous, fidèle serviteur de mon divin fils, vous avez grande part à ce précieux trésor; s'il est donné aux filles de la Visitation de le connaître et de le distribuer aux autres, il est réservé aux Pères de votre Compagnie d'en faire voir et connaître l'utilité et la valeur afin qu'on en profite, en le recevant avec le respect et la reconnaissance dus à un si grand bienfait.

Et à mesure qu'ils lui feront ce plaisir, ce divin Coeur, source de bénédictions et de grâces, les répandra si abondamment sur les fonctions de leur ministère, qu'ils produiront des fruits au-delà de leurs travaux et de leurs espérances, et même pour le salut et la perfection de chacun d'eux en particulier".
(Marguerite-Marie Alacoque, Lettre 90 (juillet 1688), éd. Gauthey, Paris, 1915, t, 2, pp. 406-407)

Quelque deux cents ans plus tard, la Compagnie qui avait connu les vicissitudes de la suppression (1773-1814), reconnut officiellement cette mission confiée par le Seigneur à Paray-leMonial. En 1883, les Pères de la 23ème Congrégation Générale approuvèrent le décret 46 :

  " Nous déclarons que la Compagnie de Jésus accepte et reçoit avec un esprit débordant de joie et de gratitude la charge très douce (munus suavissimum) que lui a confiée notre Seigneur Jésus-Christ de pratiquer, promouvoir et propager la dévotion à son très divin Coeur ".  

Un an après cet acte officiel, mourait le Père Henri Ramière, celui qui a peut-être le mieux accompli cette mission, en organisant l'Apostolat de la Prière, cette " Internationale de l'intercession apostolique" comme l'appelle l'actuel supérieur général.

Une trentaine d'années plus tard, la 26ème Congrégation Générale (1915) allait lier, dans son décret 21, la mission de la Compagnie à l'égard du Coeur du Christ au développement de l'Apostolat de la Prière.

En 1966, la 31ème congrégation générale vota une sorte d'aggiornamento du "culte du Coeur de Jésus", à la lumière de Vatican Il . Le coeur transpercé du Christ est lié symbole de l'amour du Verbe incarné pour l'Eglise née de la Croix. Dans le culte du Coeur de Jésus, est célébré l'amour de Dieu pour nous et s'exerce notre amour pour Dieu et le prochain. Du Coeur de Jésus, viendra le renouveau tant espéré par le Concile. Pour adapter cette dévotion, il faut chercher une meilleure présentation qui, en laissant tomber les modalités accidentelles, sauvegarde les éléments essentiels.

En 1986, le Pape Jean-Paul II confirme la Compagnie dans la mission qu'elle a reçue du Seigneur pour diffuser la dévotion à son divin Coeur. Il la confirme aussi dans le moyen privilégié qu'elle a choisi pour accomplir cette mission, à savoir l'Apostolat de la Prière.

 les éléments importants de la dévotion au coeur du Christ

Rappelons la plainte du Seigneur lors de la " Grande révélation " de juin 1675 :

" Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plus grande partie que des ingratitudes, par les mépris, irrévérences, sacrilèges et froideurs qu'ils ont pour moi dans ce sacrement d'amour (l'eucharistie)"

(Marguerite-Marie Alacoque, Autobiographie, éd. Gauthey, Paris, 1915, t. 2, p. 103, n0 92)

La redamatio réparatrice [terme latin employé par des Pères (saint Augustin en particulier) qui vient de " red-amare " aimer en retour] qui définit le culte de Paray-leMonial se développera sous les formes indiquées dans les révélations reçues par sainte Marguerite-Marie. Parmi celles-ci, trois pratiques sont centrées sur le vendredi : l'heure sainte, chaque nuit du jeudi au vendredi, en union avec le Christ en agonie au jardin de Gethsémani; la communion réparatrice du premier vendredi du mois ; la fête annuelle du Sacré-Coeur, le premier vendredi après l'octave du Saint-Sacrement, en réparation des outrages faits au Sauveur dans l'Eucharistie. Par cette dernière fête étendue, en 1856, à l'Eglise entière par Pie IX, le culte du Sacré-Cœur s'inscrit dans la liturgie et acquiert une dimension universelle qu'il n'avait pas auparavant.

D'après l'article de Dany Dideberg, paru dans le n°139 de la revue Christus

 

 

Pour en savoir plus :

> "La Bible du Coeur de Jésus"

> Revue Christus : "Le coeur du Christ et sa personne", n 139, juillet 1988
et Hors-Série "Le Coeur de Jésus"

> La communauté jésuite de Paray-le-Monial

> "Prière du véritable ami" : une pirère de saint Claude

> Le livre des "Ecrits Spirituels" de Claude La Colombière

> Biographie de saint Claude (site du Vatican)

> Lettre encyclique de Pie XII sur la dévotion du Sacré Cœur (1956)

> Le Sacré Cœur et la dévotion au Sacré Cœur présentés par le monastère de la Visitation de Moulins

> Une exposition de la Bibliothèque de Lyon sur les images du Sacré-Cœur