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Le pape Benoît XVI a envoyé un message le 18 mai 2009 à Mgr. Claudio Giuliodori, Évêque de Macerata-Tolentino-Recanati-Cingoli-Treia (Italie) à l'occasion des différentes initiatives pour la célébration de IVe Centenaire de la mort de P. Matteo Ricci de la Compagnie de Jésus (Pékin, 11 mai 1610) originaire de ce diocèse italien.
Benoît XVI salue en lui "un ministre de l'Eglise obéissant" et "un messager de l'Evangile du Christ intrépide et intelligent". "Cette attitude a caractérisé sa mission tendant à rechercher une harmonie possible entre la civilisation chinoise noble et millénaire et la nouveauté chrétienne, ferment de libération et d'un authentique renouvellement de toute société, parce que l'Evangile est un message universel de salut destiné à tous les hommes quel que soit le contexte culturel et religieux auquel ils appartiennent. Son apostolat a été aussi rendu original et, pourrait-on dire prophétique, par la profonde sympathie qu'il nourrissait pour les Chinois, pour leur histoire, pour leur culture et leurs traditions religieuses".
Le P. Ricci, souligne encore le pape, a ainsi mis en pratique "une méthodologie, si l'on peut dire, scientifique, et une straté gie pastorale fondées d'une part sur le respect des sains usages du lieu, que les néophytes chinois ne devaient pas abandonner en embrassant la foi chrétienne, et d'autre part sur la conscience que la Révélation pouvait les mettre encore plus en valeur et les compléter... Il a imposé ce prévoyant travail d'inculturation du christianisme en Chine, en recherchant une constante entente avec les savants de ce pays". En 2007, à l'occasion d'un colloque organisé à Macerata, Benoît XVI avait déjà souligné que le P. Matteo Ricci a été un « précurseur » du lien d'amitié entre la Chine et le christianisme.
Rappelons qu'en 2001, à l'occasion d'un colloque à l'université grégorienne, alors que d'autres rencontres se déroulaient à Pékin, le pape Jean-Paul II avait cité le traité sur l'amitié en rappelant que l'Église ne réclame aucun privilège mais veut construire avec la nation chinoise une amitié "fondée sur le respect mutuel et sur une compréhension plus profonde". Il avait ajouté : "La Chine et l'Eglise catholique, sous des aspects certainement différents mais qui ne sont en aucune façon opposés, se trouvent historiquement parmi les plus anciennes "institutions" vivantes et actives du monde : toutes deux, bien que dans des domaines différents - politique et social, pour l'une, religieux et spirituel, pour l'autre -, comptent plus d'un milliard de fils et de filles". Source : Anita S. Bourdin pour Zénith
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Pour en savoir plus : > Matteo Ricci reste dans la mémoire des chinois > Lettre de Benoît XVI en italien sur Ricci > Message du 24 octobre 2001 de Jean-Paul II aux participants du Congrès international Matteo Ricci de 2001 : "Pour un dialogue entre la Chine et l'Occident" > Le Grand Dictionnaire Ricci > Le Dictionnaire Ricci de Caractères Chinois > Une rencontre de l'Occident et de la Chine > L'Association Ricci > La longue épopée des jésuites en Chine > Les jésuites et la Chine, aperçu historique > La querelle des rites chinois > Site de l'Institut Ricci de Paris > Dans l'attente de la Résurrection par Thierry Meynard, jésuite en Chine |
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