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Léon-Ignace MANGIN
(1857 - 1900)

 

>> Voir la dernière lettre du P. Mangin à sa famille

Il était Lorrain et eut un cousin célèbre en la personne du général Charles Mangin. Signe de la Providence ? il naquit la nuit du 30 au 31 juillet, fête de saint Ignace, onzième enfant de la famille. Son père était juge de paix à Verny puis, après 1871, à Sedan. Léon-Ignace commença ses études au pensionnat des Frères de Beauregard, près de Thionville, les poursuivit à Saint-Clément de Metz, et les termina à la Providence d'Amiens. D'où il entra au noviciat de Saint-Acheul.

De la prestance, quelque chose d'un peu militaire dans l'allure, c'était un caractère trempé, d'une énergie peu commune. En entrant au noviciat, il s'était offert pour les missions, mais ne semblait plus trop y penser, absorbé par la vie de professeur dans des collèges de Belgique où l'avaient conduit "les lois sectaires" de 1880. Jusqu'au jour où son Supérieur Provincial lui offrit de partir pour la Chine : ce fut un coup de foudre, mais il accepta aussitôt et confia à un de ses amis : "Me voilà exaucé : il ne me reste plus qu'à obtenir la grâce du martyre."

Arrivé en Chine en 1882, il est ordonné prêtre en 86. C'était un homme de gouvernement, intelligent, ferme, calme, décidé, allant droit au but, mais d'une gaieté communicative… Rien d'un enthousiaste, mais plutôt homme de raison, voyant juste du premier coup, et sachant mener à bien les affaires sans se perdre dans les dédales de la diplomatie chinoise. A partir de 1890, il est nommé "Ministre de la section" (= doyen) de Hokienfou qui comptait 20.000 chrétiens, répartis sur 240 paroisses qu'administraient 9 curés, tous jésuites. Il y introduisit les retraites fermées pour les hommes ; il avait des groupes de femmes "baptiseuses" qui parcouraient les villages pour baptiser les petits enfants en danger de mort : jusqu'à 12.000 par an ! Il fut très vite apprécié des autorités du district pour son amabilité et son savoir-faire. "Hélas ! écrit-il en 97, depuis 7 ans ma vie se passe à faire quelques procès et à en éviter un plus grand nombre."

Fin 1897, il fut nommé à la tête de la "section" de King-tcheou dont faisait partie Tchou-kia-ho. Avec l'arrivée des Boxers, la vie devenait plus compliquée. Il avait obtenu du gouvernement qu'on envoyât des troupes pour protéger les chrétiens ; mais peu à peu le vent tourne et les troupes sont rappelées. Il ne reste plus au P. Mangin qu'à organiser la défense en ne comptant plus que sur soi-même et sur l'aide de Dieu.

 

 

Quelques sites pour en savoir plus sur la révolte des Boxers en Chine en 1900 :

>The Boxer Rebellion (site en anglais)

>The Boxer Rebellion (site en anglais)

> La fin de révolte des boxers

> Une autre histoire complète de cette guerre (site en anglais)

>Le Kung-fu et son influence sur les Boxers

> Film "Les 55 jours de Pékin"