En
Flandre, Verbiest est généralement connu en
tant que jésuite missionnaire en Chine, bien que l'on
sache qu'il y ait été an grand astronome. Cependant,
celui qui observe toute la vie et l'oeuvre de Verbiest - et
surtout s'il le fait du point de vue de la Chine - peut dire
de lui qu'il n'était pas seulement un grand scientifique,
un mandarin haut placé à la cour impériale
et un missionnaire, mais avant tout un
ami véritable de l'empereur et de nombreux Chinois.
Verbiest demeura en
Chine pendant vingt-neuf ans. Durant cette période
il écrivit au moins trente-cinq
livres, dont certains n'ont jamais été
publiés, sur des sujets variés tels que les
mathématiques, l'astronomie, la géographie,
la culture européenne, la philosophie, la religion,
etc
Fidèle
à la formation de base qu'il avait reçue à
Louvain, il était principalement astronome
et mathématicien. Ce fut son prédécesseur,
Matteo Ricci, qui avait pu convaincre le Supérieur
des jésuites d'envoyer en Chine des missionnaires ayant
une connaissance de l'astronomie... Verbiest arriva en 1659
à Macao et après un court séjour en Xi'an
(province Shaanxi), fut appelé en 1660 par Adam Schall
- alors directeur de l'observatoire impérial- pour
se rendre à Pékin, où on était
en pleine réforme du calendrier.
Verbiest aussi allait y travailler et dès le début
il se fit remarquer pour ses dons exceptionnels.
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Lire son traité d'astronomie réalisé
pour l'empereur
Après de nombreuses polémiques
avec des astronomes chinois, l'empereur reconnaît la
valeur et la rigueur de Verbiest en le nommant vice-directeur
puis directeur de l'Observatoire
impérial.
Dès
qu'il eut la charge de la direction du Bureau impérial
d'astronomie, il commença à faire des esquisses
pour les grands instruments de bronze.
Aujourd'hui on peut toujours les voir au-dessus de l'Observatoire
impérial.
En quatre à cinq ans il
fit fabriquer six instruments de bronze, dont deux,
le sextant et la sphère écliptique armillaire
étaient jusqu'alors inconnus en Chine.
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Voir l'observatoire en grand
Après les avoir fabriqués,
il rédigea un rapport sur des instruments nouvellement
construits dans l'observatoire. Il y explique la théorie
de la fabrication, l'emploi des instruments et leur fonctionnement.
Cette oeuvre est considérée comme un travail
astronomique très important, particulièrement
les deux derniers volumes, illustrés de cent seize
esquisses de ces instruments.
De
nos jours, la fondation Verbiest continue tout le travail
inauguré par ce grand ami de la Chine. Ils éditent
régulièrement une lettre d'information sur les
chrétiens et la Chine qui est disponible sur Internet.
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Lire les dernières actualités de la fondation
Verbiest
Passage extrait du catalogue de l'exposition
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