L’apport
des missions jésuites
(Les lignes qui suivent sont extraites du
site
http://www.chinatoday.com.cn/
lachine/2004/0401/1n14.htm)
Sous le nom de Cathay, la Chine a hanté l’imagination
de l’Europe. Le 29 janvier 1552, François
Xavier écrivait à Ignace de Loyola :
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« La Chine est un pays très vaste,
pacifique et gouverné par de grandes lois. Il y a un seul
roi qui est tout à fait obéi… Si ici, dans l’Inde, il
n’y a pas d’empêchement pour m’interdire de partir cette
année 1552, j’espère partir pour la Chine afin d’accomplir
le plus grand service de notre Dieu, ce qu’on peut faire
en Chine aussi bien qu’au Japon. » |
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| François Xavier était
un des premiers compagnons de Ignace de Loyala qui avaient
prononcé à Montmartre des vœux d’apostolat à la disposition
du pape. Envoyé à Goa par la Compagnie de Jésus en 1542,
il correspondait avec Ignace, fondateur de la Compagnie.
Il est allé au Japon en 1549
à bord d’un bateau chinois, et est mort trois
ans après à l’île Shangchuan, au large de Guangzhou,
sans avoir abordé au continent chinois dont il rêvait
depuis son départ de Paris.
Un de ses compagnons de route décrit
ainsi la fin de sa course aux portes de la Chine : |
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« Quand je compris que François se
mourait, je plaçai une petite chandelle dans sa main…
c’était le 3 décembre 1552 : l’aube se levait sur la Chine.
» |
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La curiosité de la Chine n’a fait que s’accentuer.
Le jésuite Jean
Gerbillon a pris la suite de François
Xavier. Il est parvenu à Beijing en 1687. Mathématicien
envoyé par Louis XIV, il a rédigé en chinois Le
Traité de géométrie, ouvrage important pour la pénétration
de la géométrie euclidienne en Chine.
Antoine Gaubil,
un autre missionnaire français, s’est embarqué
pour la Chine en 1721 et y est demeuré jusqu’à sa mort. Pendant
trente-six ans, il a traduit nombre de classiques chinois
dont Le Chou King, « un des livres sacrés des Chinois » (Paris,
1770) et laissé d’importants travaux savants sur l’empire
du Milieu : Traité historique et critique de l’astronomie
chinoise, Histoire de Gengis Khan et de toute la dynastie
des Mongols et Histoire de la dynastie des Tang, suivie d’un
Traité de la chronologie chinoise.
Sur ce chapitre, il faut encore mentionner
La Description du Père du Halde, souvent citée comme
un jalon de l’esprit des Lumières. Car c’est
le jésuite du Halde qui a offert dans son étude géographique,
historique et sociale la meilleure image de l’emprise
de la Chine en Europe.
SHEN Dali
Directeur de thèses doctorales à l’Université
des langues étrangères de Beijing
et directeur de l’Institut de recherche pour les littératures
étrangères
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