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L'empereur Kangxi et les jésuites
au temps de Louis XIV

Présentation de l'exposition Versailles 2004

 

Le château de Versailles a présenté jusqu'au 9 mai 2004 une exposition intitulée “Kangxi Empereur de Chine (1662-1722) La Cité Interdite à Versailles”. Installée dans les salles d’Afrique et de Crimée du premier étage de l’aile Nord du château, cette exposition – réalisée avec le soutien de LVMH Moët Hennessy, Louis Vuitton– retraçait, à travers des objets des collections publiques, les grands aspects du règne du second empereur mandchou, souverain conquérant et lettré, contemporain de Louis XIV.

Près de 200 objets spécialement venus de Chine pour l’exposition ont été présentés au public pour la première fois. C’était notamment le cas des peintures sur rubans de soie. L’une d’entre elles dépasse 38 mètres de long. Elle représente le premier voyage d’inspection de l’empereur en Chine du Sud, point culminant de la politique de réconciliation entre Chinois et Mandchous menée par Kangxi parallèlement à ses conquêtes.

Accédant au trône en 1662, Kangxi ouvre son règne par une phase militaire visant à consolider le pouvoir mandchou sur l’ensemble du territoire chinois. Guerrier et conquérant, Kangxi possède une réputation d’empereur lettré et tolérant. N’est-ce pas lui qui permet aux Jésuites d’accéder à la tête de la diplomatie ?

C’est pendant cette période que naissent les premiers échanges culturels officiels entre la France et la Chine. De nombreux ouvrages chinois viennent enrichir les collections royales et en 1684, Louis XIV ordonne une mission scientifique en Chine, première étape de la fondation de la sinologie française.

Ce thème était également illustré par la présence d’instruments scientifiques de l’Ancien Observatoire de Pékin animé par les jéusites ou de nombreux objets issus des collections personnelles de l’empereur : un paravent en feuilles de laque illustrant la prise de l’île de Nan Ngao ou une exceptionnelle armure de parade en soie et velours brodés de plaques de métal, dont l’exposition n’a jamais été autorisée auparavant. Enfin, une série de portraits impériaux peints sur des rouleaux de soie, représentant l’empereur dans différents costumes traditionnels, clôturait l’exposition.

 

 

 

 

Voir aussi :
>
les jésuites, la lune et l'empereur
>
les tombes des jésuites en Chine
>
le grand dictionnaire Ricci
>
Le premier horloger suisse en Chine !