
Rémi ISORE
(1852 - 1900)
Né à Bambecque, dans le Nord, le 22 janvier 1852,
Rémi était l'aîné d'une famille nombreuse qui compta deux prêtres
et une religieuse. Son père, instituteur et chrétien convaincu,
plaça son fils au petit séminaire d'Hazebrouck (clic pour en savoir plus !) . Rémi fit ensuite
deux ans au grand séminaire de Cambrai et fut envoyé faire la classe
de 8ème et 7ème au collège de Roubaix. Il hésitait entre les Prêtres
de la Mission et la Compagnie de Jésus, et ce n'est qu'au bout de
trois ans d'enseignement qu'il se décida à entrer au noviciat jésuite
de Saint-Acheul en 1875.
Il poursuit ses études de théologie, enseigne deux
ans la 4ème au collège de la Providence d'Amiens. Il pense à la
Mission du Zambèze avec l'espoir du martyre ; à quoi son Provincial,
retour de Chine, lui répond : "Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Des chances de martyre, vous en trouverez encore plus en Chine.
C'est décidé : vous irez en Chine." Neuf ans plus tard, le P. Isoré
écrira : "vous dirai-je confidentiellement que, si j'ai demandé
à être envoyé en mission, j'avais toujours cru devoir excepter la
Chine. Ce pays me semblait tellement stérile à tout point de vue
que son nom seul soulevait en moi un flot de répugnance. Cependant,
quand le P. Grandidier me fit une ouverture en ce sens, je tombai
à ses genoux de bonheur. Je touchai du doigt que c'était bien la
seule Volonté de Dieu qui m'envoyait en ce pays."
Il arrive donc en Chine en 1882, apprend la langue,
termine sa théologie et est ordonné prêtre en 1886. "Hélas ! écrit-il,
l'ère des martyrs n'est pas ouverte pour la Chine ; c'est peut-être
ce qui retarde la conversion de cet immense empire, car la croix
est un arbre qu'il faut arroser avec du sang. Ce n'est pas à dire,
cependant, que toute espérance soit perdue de voir nos mandarins
se mettre sérieusement à la besogne." Pour le moment, c'est encore
dans un collège, à Sien-Hsien, qu'il va travailler pendant neuf
ans avant d'être nommé curé de la ville de Tchang-Kia-Tchoang. C'est
non loin de là, à Ou-Y, qu'il rejoindra le P. Andlauer. Et pour
eux, c'en est fait : au soir du 19 juin 1900, "l'ère des martyrs
est ouverte" !
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