La
musique chinoise à la Cité interdite
et le père Joseph-Marie Amiot
(1718 - 1793)
Un superbe disque Auvidis reproduit des airs de musique (divertissements
chinois) qui étaient joués à la cour
de l'empereur de Chine. La plus grande partie de ces airs
proviennent d'un manuscrit très curieux du père
Amiot qui vécut à Pékin de 1750 à
sa mort en 1793. Dans ce manuscrit, il a tenté une
synthèse entre les notations musicales chinoises et
européennes, en inscrivant les caractères chinois
dans la portée européenne.
Vous pouvez écouter un extrait de
ces divertissements en format Real audio :
>>
Chant de l'hirondelle sur son passage >>
(Si vous ne disposez pas du programme real,
téléchargez-le gratuitement ici
)
La comparaison des "Divertissements
chinois ou Concerts de musique chinoise" avec les sources
chinoises de l'époque ou de la tradition récente
montre clairement qu'il ne s'agit pas de transcriptions d'oreilles
faites par un Européen qui les aurait entendu jouer
et les aurait notés au vol, mais bien des partitions
en usage alors à la cour mandchous, plus précisément
du matériel destiné à l'exécution
par des musiciens professionnels de musique de divertissement,
à ne pas confondre avec les cérémonies
impériales ou les musiques religieuses.
Dans l'état actuel des recherches,
il n'a pas été possible de retrouver le recueil
qui a servi de source à Amiot, et l'on peut même
dire que ces "Divertissements chinois" constituent
un document historique de première importance, puisqu'aucun
équivalent de même époque ne semble avoir
subsisté en Chine.
Vous
pouvez également commander ce disque sur internet chez
Alapage en cliquant ici.
(Texte extrait du livret du
disque d'Auvidis)
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