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Louis Bourdaloue
Le roi des prédicateurs
et le prédicateur des rois !
Bourges, 28 août 1632
Paris, 13 mai 1704 |
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Louis Bourdaloue est né en 1632 dans
une famille de marchands originaire de Vierzon. Son père, avocat,
possède "une grâce singulière" pour parler
en public : son fils en héritera ! Louis Bourdaloue entra dans
la Compagnie à l'âge de 16 ans après avoir été
élèves des jésuites à Bourges.
Très
vite il est remarqué par ses dons de prédicateur : partout
où il va, il attire les foules. En 1669, il est envoyé à
Paris où il va prêcher à l'église
des jésuites, Saint-Louis. Mme de Sévigné
tombera sous le charme de ses prédications et le Roi le fera venir
prêcher à la Cour.

Le jésuite prêche à la Cour cinq avents
entre 1684 et 1697 et cinq carêmes entre 1672 et 1682. C'est probablement
à l'occasion de l'un d'entre eux qu'il prononça son Sermon
sur les richesses, commentaire du chapitre 16 de l'Evangile selon saint
Luc, traditionnellement lu le jeudi de la deuxième semaine de carême.
Orateur
brillant chéri par les grands du royaume, Bourdaloue n'a jamais
oublié la cause des pauvres. Autant qu'à la Cour,
il prêche des carêmes entiers dans les hôpitaux de Paris,
consolant les affligés, aidant les misérables à faire
ce que son siècle appelle "une belle mort". Des témoins
rapportent que les pauvres venaient souvent à lui et que lui-même
allait à eux lorsque, intimidés par sa renommée,
ils n'osaient pas le déranger.
Pour en savoir plus, lire le "Sermon sur les richesses"
qui a été réédité en mai 2004 à
l'occasion du tricentenaire de sa mort. Cliquez
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Extraits du Sermon sur les richesse
d'une étonnante actualité
(à lire à voix haute : effet garanti !)
| "On
veut être riche; voilà la fin qu'on se propose et
à laquelle on est absolument déterminé. Des moyens,
on en délibérera dans la suite; mais le capital est
d'avoir, dit-on, de quoi se pousser dans le monde, de quoi faire quelque
figure dans le monde, de quoi maintenir son rang dans le monde, de
quoi vivre à son aise dans le monde; et c'est ce que l'on envisage
comme le terme de ses désirs. On voudrait bien y parvenir
par des voies honnêtes, et avoir encore, s'il était
possible, l'approbation publique; mais, à défaut
de ces voies honnêtes, on est secrètement disposé
à en prendre d'autres et à ne rien excepter pour venir
à bout de ses prétentions." |
"S'enrichir
par une longue épargne ou par un travail assidu, c'était
l'ancienne route que l'on suivait dans la simplicité des
premiers siècles; mais de nos jours on a découvert
des chemins raccourcis et bien plus commodes. Une commission qu'on
exerce, un avis qu'on donne, un parti où l'on entre, mille
autres moyens que vous connaissez, voilà ce que l'empressement
et l'impatience d'avoir a mis en usage. En effet, c'est par là
qu'on fait des progrès surprenants; par là qu'on voit
fructifier au centuple son talent et son industrie; par là
qu'en peu d'années, qu'en peu de mois, de la poussière
où l'on rampait, on s'élève jusque sur le pinacle." |
Une double postérité étonnante
!
| Un
pot de chambre
Louis Bourdaloue
occupe une place prépondérante dans l'éloquence sacrée, et éclipse
même la renommée de Bossuet. Afin de ne rien perdre de ses sermons,
les dames plaçaient sous leurs jupes de petits pots de chambre qu'on
baptisa donc "bourdalous". |
Une
tarte
C'est
rue Bourdaloue à Paris que travaillait un pâtissier fort apprécié
par sa clientèle dans les années 1900. Il créa nombre de desserts
dont le plus connu est fait de poires pochées agrémentées d'une
crème et de macarons en poudre. |
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