Retour à la page d'accueil
histoire > André Bouler > hommage de Bernard Dorival
spiritualité
C'est quoi ?
Ignace de Loyola
François-Xavier
Exercices Spirituels
compagnons
Communautés
Rencontres
Portraits
Nos 5 préférences
devenir sj
Récits
Jeunes jésuites
Vocation
Noviciat
Les derniers nés
missions
Culture
Jeunesse
Sciences
Vie spirituelle
Foi et justice
Hors frontière
Eglises
histoire
Chronologie
Par thèmes
Jésuites du XXe
Saints
sites internet
Jésuites
Chrétiens
Surprises
Site du mois
forums

Nous écrire

 

André Bouler (1924-1997)
La "vibration colorée"

Voici l'hommage que lui rendit, en 1981,
Bernard DORIVAL,
ancien Conservateur du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris,
à l'occasion d'une exposition particulière


Cliquer pour agrandir
"En un temps malade de vitesse, la peinture d'André BOULER ne laissera pas de surprendre. Elle est en effet, le fruit nécessaire et volontaire tout à la fois, d'une lente maturation qui se fait au long de nombreuses années et qui ne saurait s'accomplir autrement. Couvrant patiemment, amoureusement une couche de matière picturale par une autre, André BOULER n'est satisfait de son ouvrage que lorsqu'il lui a conféré une pâte cohérente, serrée, au grain rigoureux, et que l'aspect extérieur sen présente comme la croûte savoureuse d'un pain d'autrefois.

A poursuivre cette fin, le peintre courait un risque: celui de fatiguer son oeuvre, de l'abîmer même par un travail excessif. Ce péril, il l'a conjuré. La preuve en est ses gouaches qui paraissent faites à la diable, et qui sont, elles aussi, le résultat d'une élaboration patiente, que leur apparence ne révèle pas. Oeuvrer sans hâte, à loisir, et ne pas le montrer : telle est, me semble-t-il, la formule d'André BOULER et le secret de sa réussite.

Cliquer pour agrandirÉpris de matière, il l'est aussi de la couleur, et singulièrement des harmonies froides. Le bleu est son ton d'élection, un bleu profond et transparent, nocturne, velouté. Il l'associe volontiers aux verts, à moins que, recherchant les relations plus subtiles des binaires, il ne lui plaise d'accorder à ses verts des violets, légers et lumineux, et qui témoignent de son exceptionnelle finesse d'oeil. Ce n'est pas qu'il dédaigne les rouges : maintes toiles de ses pinceaux attestent qu'il n'en méconnaît pas les ressources, mais, comme souvent, à son insu ou malgré lui, ses rouges virent au pourpre, même dans ses toiles à dominantes chaudes s'affirme son penchant pour les froids.

La raison m'en parait claire. Ce peintre, abstrait, et qui a le courage de le demeurer aujourd'hui, est l'homme de la forêt et de la mer. Il a beau avoir roulé sa bosse des Etats-Unis et du Mexique à l'Italie, il n'en est pas moins demeuré l'enfant breton émerveillé par l'arbre et par l'océan, dans lesquels il trouvait la présence de Celui à qui il a consacré sa vie.

Mais juste récompense: peut-être est-ce cette présence qui donne à ses toiles leurs dimensions véritables et qui les charge d'un message inouï."

 

 

A la recherche d'archives jésuites ?
De documents existant sur l'histoire de la Compagnie de Jésus ?

Merci d'envoyer votre demande
par lettre à :

Archives de la Province de France
15 rue Raymond Marcheron
92170 VANVES
France