|

|
|
Les
Missions Jésuites
Guaranis, Chiquitos, Mojos...
| Les missions jésuites
du XVIIe et XVIIIe siècles se trouvaient à la zone
frontière entre les royaumes de l'Espagne et du Portugal.
Elles regroupaient plus de 100 villages indigènes depuis
le sud du Brésil actuel, la Bolivie, l'Uruguay, l'Argentine, le Paraguay,
le Pérou, la Colombie et le Venezuela. |
|
Au XVIe siècle, les populations
indigènes sont exploitées par le système
colonial dit d'encomiendas. Ce système permet
aux colons de disposer de la main d'oeuvre pour l'exploitation
de leurs domaines.
|
| En 1550 et 1551, les conférences
de Valladolid reconnaissent le principe d'égalité
des droits et des devoirs de tous les hommes et leur vocation
à la liberté. La culture des Indiens commencent
alors à être reconnue. Ils peuvent commencer à
être instruits et catéchisés. |
|
< Voir
le très beau téléfilm qui relate la "controverse
de Valliadolid" |
| |
Malgré cela, certains colons
continuent d'abuser des Indiens, les réduisants à
l'état de serfs. En réaction, les ordres religieux
développent une nouvelle manière d'évangéliser
les Indiens : maîtrise et promotion des langues indigènes,
étude et préservation des coutumes locales, mise
en place d'une organisation sociale et le progrès économiques
de communautés autochtones. Regroupant les Indiens autour
de leurs monastères, ils les protègent des excès
de l'encomienda, et les sédentarisent. |
| Dès leur arrivée
au Pérou, en 1566, les jésuites s'inscrivent dans
cette manière de faire. Ils développent le système
des "réductions". Ce mot fait référence
à la tentative de regrouper (reducere en latin) dans
un même lieu une population indigène et de les
réduire ainsi à la vie civile. Les jésuites
créent des missions pour les Indiens Mojos (ou Moxos),
Chiquitos et Guaranis. En misant sur le strict respect de toutes
les dispositions protectrices des Indiens dans la législation
espagnole, ils s'attirent les bonnes grâces des fonctionnaires
espagnols. |
|
Mais les tensions entre les deux systèmes
(encomiendas et réductions) et les rivalités entre
l'Espagne et le Portugal, sur fond de disgrâce de la Compagnie
de Jésus en Europe, feront disparaître ces entreprises.
| Le
film de cinéma "Mission" >
a popularisé l'histoire de la fin des réductions
jésuites... |
|
Les jésuites sont obligés
de quitter les missions vers 1767.
Les réductions sont alors détruites sauf dans
les missions de Chiquitos et Mojos. Cependant le clergé
diocésain ne réussit pas à en perpétuer
l'esprit. Les missions connaissent alors un déclin progressif. |
|
|
|
Sur le même thème sur jesuites.com :
>La tradition musicale des missions jésuites
>L'étonnante organisation des missions
jésuites
>Domenico Zipoli, le maître de la musique
baroque
> Les sculptures des Guarani
> Franciscains et Jésuites au Paraguay > le CD de l'opéra "Saint
François Xavier" et de la messe des Indiens
> Des Indiens à Paris !
>"Entre ciel et terre" : le Brésil baroque
sélection d'autres sites internet :
> Entre Brésil et Paraguay : Une utopie sociale
> L'aventure des Réductions jésuites du paraguay
> Le
Brésil baroque
> La mission San Ignacio (en anglais)
> Les
Jésuites et l'art (en anglais)
> Un
site sur l'opéra de Chiquitos
>L'UNESCO
protège les sites des réductions jésuites
|