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L'accompagnement spirituel
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Une expression revient très souvent dans les écrits de saint Ignace : "Adjuvare Animas" (Aider les âmes). Le but assigné à la Compagnie de Jésus est précisément "d'aider les âmes" en vue du plus grand service de Dieu. Les exercices spirituels sont le fruit de l'expérience spirituelle d'Ignace et veulent "aider les âmes". D'après son secrétaire, "Toutes les fois qu'il observait dans son âme des choses qu'il trouvait utiles et qui lui semblait pouvoir être utiles aux autres, il les consignait par écrit".

Accompagner (ou donner) les "Exercices" ne signifie pas que l'on doive décider à la place du retraitant (c'est à dire celui qui fait les "Exercices"). Mais l'accompagnateur aide à "discerner" et à se libérer des obstacles.


Le Père Huby

Au XVIIe siècle, les "Exercices" sont d'abord donnés individuellement ou dans des couvents. Dans chaque collège, on réserve quelques chambres pour les retraitants. Plus tard (au milieu du siècle) on commencera à ouvrir des "Maisons de retraites". La première dont la fondation est prévue dès 1652, est établie à VANNES en 1663, sous la direction du père Vincent HUBY.

Les "Résidences" : Au XVIIe siècle, sont crées des résidences distinctes des collèges. Il y a là une dizaine de Pères qui prêchent, confessent ou participent à des missions de l'intérieur. Les résidences vont se multiplier dans la seconde moitié du siècle, mais sans atteindre le nombre des collèges. Au XVIIIe siècle, quelques résidences deviendront "Maisons de Retraites".

Le ministère de la RECONCILIATION


Le Père Molina

Ce ministère a toujours été très important dans la Compagnie. Saint Ignace le rappelle constamment. Au XVIIe siècle, il tient une grande place dans les missions de l'intérieur. Mais, en dehors de ces "temps forts", les jésuites confessent dans les églises ou dans les paroisses. Il faut souligner le rôle des théologiens qui travaillent à éclairer les problèmes de la conscience : les MORALISTES. Les plus connus de cette époque sont : TOLET, SUAREZ, MOLINA, LESSIUS...

Les CONGREGATIONS

La première congrégation de la Sainte-Vierge, fondée à ROME au XVI°e siècle par un professeur, le Frère Jean LEUNIS, rassemblait les élèves les plus fervents. Par la suite, il y eut, en Europe et dans les pays de missions, des Congrégations non seulement dans les Collèges, mais aussi dans toute la société : nobles, bourgeois, artisans, prêtres, soldats.

Les Grands FORMATEURS

Le développement, l'accroissement, et le succès de la Compagnie exigeaient une formation spirituelle très sérieuse de ses membres. Retenons pour cette période, le nom du Père Louis LALLEMANT : il n'a rien publié de son vivant, mais formera (en particulier au "Troisième An") plusieurs des apôtres jésuites du XVII° siècle de FRANCE, du CANADA...

LE TROISIEME AN

La vie religieuse du jésuite commence par deux années de noviciat. Puis, après une période d'études plus ou moins longue, et souvent quelques années de ministère, sa formation s'achève par une troisième année de noviciat : c'est le "TROISIEME AN "

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