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\par TROISI\'c8ME PARTIE
\par 
\par LA CONSERVATION ET LE PROGR\'c8S
\par DE CEUX QUI SONT EN PROBATION
\par 
\par 
\par CHAPITRE 1
\par La conservation en ce qui concerne l'\'e2me
\par et l'avancement dans les vertus
\par 
\par 
\par 
\par \~[243]
\par 
\par 1. Pour admettre ceux que Dieu appelle \'e0 notre Institut en leur accordant le talent qui convient pour celui-ci, aussi bien que pour renvoyer ceux qui, ne l'ayant pas, montrent qu'ils n'ont pas \'e9t\'e9 appel\'e9s par la divine Sagesse, il faut consid
\'e9rer ce dont il a d\'e9j\'e0 \'e9t\'e9 question plus haut. Pour conserver dans leur vocation ceux que l'on garde et que l'on \'e9prouve dans les maisons ou dans les coll\'e8
ges, et pour les aider de telle sorte qu'ils avancent dans la voie de Dieu en esprit et en vertus tout en tenant compte de la sant\'e9 et des forces corporelles n\'e9cessaires pour travailler dans la vigne du Seigneur, il faut de m\'eame user de la consid
\'e9ration et de la pr\'e9voyance qui sont requises. C'est pourquoi on traitera en premier lieu de ce qui concerne l'\'e2me, ensuite de ce qui concerne le corps.
\par 
\par 
\par 
\par \~[244]
\par 
\par 2. Pour ce qui concerne l'\'e2me, il est de tr\'e8s grande importance de tenir ceux qui sont dans les probations \'e9loign\'e9s de toutes les imperfections et de tout ce qui peut faire obstacle \'e0 un plus grand progr\'e8s spirituel. 
Aussi convient-il beaucoup, \'e0 cet effet, qu'ils abandonnent toute relation [A], par conversation et par lettres, avec ceux qui pourraient \'eatre cause de ti\'e9deur dans l'Institut qui leur est propos\'e9
; et, alors qu'ils avancent dans la voie de l'esprit [B], qu'ils ne traitent qu'avec des personnes et de choses qui les aident dans le service divin \'e0 atteindre ce qu'ils s'\'e9taient fix\'e9 comme but \'e0 leur entr\'e9e dans la Compagnie(1).
\par 
\par (1) Expliqu\'e9: NC 53. (Au sujet de saines relations avec d'autres).
\par 
\par 
\par 
\par \~[245]
\par 
\par A. Si, en quelque lieu, quelqu'un est importun\'e9 ou fortement troubl\'e9 par des hommes qui n'avancent pas bien dans la voie de l'esprit, le Sup\'e9rieur verra s'il est opportun de l'envoyer dans un autre lieu, o\'f9 il pourra s'adonner plus ais\'e9
ment au service divin. Dans ce cas, le Sup\'e9rieur auquel il est envoy\'e9 doit \'eatre inform\'e9 de ce qui le concerne autant qu'il le faut pour mieux l'aider, lui et les autres dont il a la charge.
\par 
\par 
\par 
\par \~[246]
\par 
\par B. S'il semble qu'on doive parfois lui permettre de s'entretenir avec des parents ou avec des amis qu'il avait quand il \'e9tait dans le si\'e8cle, ce sera en pr\'e9sence de quelqu'un que le Sup\'e9rieur aura d\'e9sign\'e9, et bri\'e8vement, \'e0
 moins que, pour des raisons particuli\'e8res, celui qui a la principale responsabilit\'e9 en ait d\'e9cid\'e9 autrement(2). [De m\'eame aussi, si quelqu'un de ceux qui sont dans la maison \'e9crivait \'e0 quelqu'un d'autre, il ne le fera qu'apr\'e8
s en avoir obtenu la permission et en montrant la lettre \'e0 celui que le Sup\'e9rieur aura mandat\'e9. Si c'\'e9tait \'e0 lui qu'une lettre \'e9tait envoy\'e9e, celle-ci sera d'abord donn\'e9e \'e0 celui qui aura \'e9t\'e9 d\'e9sign\'e9 par le Sup\'e9
rieu r; apr\'e8s l'avoir lue, il la donnera ou ne la donnera pas au destinataire, selon ce qu'il estimera opportun dans le Seigneur pour son plus grand bien et pour la gloire de Dieu](3).
\par 
\par (2) Expliqu\'e9 : NC 53. (Cf. note pr\'e9c\'e9dente).
\par (3) Abrog\'e9 par la 34e C.G.
\par 
\par 
\par 
\par \~[247]
\par 
\par 3. Pour la m\'eame raison, ils ne doivent pas sortir de la maison, sinon quand et avec qui le Sup\'e9rieur le jugera bon [C]. Dans la maison, ils ne converseront pas les uns avec les autres selon leur choix, mais avec ceux que le Sup\'e9rieur aura d\'e9
sign\'e9s [D], et dont l'exemple et les conversations spirituelles seront pour eux cause d'\'e9dification, non de faute, et les feront progresser dans le Seigneur. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[248]
\par 
\par C. Le Sup\'e9rieur verra si certains, en qui il semble qu'on doive avoir confiance, peuvent \'eatre envoy\'e9s seuls. Il verra de m\'eame si l'on doit donner ou non \'e0 certains une permission g\'e9n\'e9
rale ; ou bien, si c'est non, s'il faut la demander chaque fois qu'ils sortent de la maison.
\par 
\par 
\par 
\par \~[249]
\par 
\par D. Il ne convient pas, la plupart du temps, que les novices aient des conversations entre eux; mais qu'ils gardent le silence entre eux, sauf pour les choses pour lesquelles il est n\'e9cessaire de parler. Ils traiteront plut\'f4t avec des gens m\'fb
rs et prudents, qui auront \'e9t\'e9 d\'e9sign\'e9s pour chacun par le Sup\'e9rieur. De m\'eame aussi, si deux novices ont leur lit dans la m\'ea
me chambre, l'un des deux sera tel qu'avec lui on n'ait aucun doute que l'autre tirera profit de sa compagnie; et, pour la m\'eame raison, entre les chambres donn\'e9es \'e0 part \'e0 chacun des plus jeunes il est bon que se trou
vent quelques-uns des plus anciens. 
\par D'ordinaire on n'entrera pas dans la chambre d'un autre sans permission re\'e7ue du Sup\'e9rieur; et, si l'on entre avec cette permission, la porte demeurera toujours ouverte tant que l'on sera l\'e0 avec l'autre, pour que le Sup\'e9rieur et les charg\'e9
s d'offices d\'e9sign\'e9s pour cela puissent entrer chaque fois qu'il leur semblera que cela convient.
\par 
\par 
\par 
\par \~[250]
\par 
\par 4. Tous veilleront, avec beaucoup de soin, \'e0 garder les portes de leurs sens de tout d\'e9sordre, sp\'e9cialement les yeux, les oreilles et la langue, \'e0 se maintenir dans la paix et la vraie humilit\'e9 int\'e9rieure, et \'e0
 le montrer par le silence, quand il faut le garder, et, quand il faut parler, par le caract\'e8re r\'e9fl\'e9chi et \'e9difiant de leurs paroles, ainsi que par la modestie du visage, par la maturit\'e9 dans la d\'e9
marche et tous les mouvements, sans aucune marque d'impatience ou d'orgueil. En tout, ils s'efforceront et auront le d\'e9sir de donner la pr\'e9f\'e9rence aux autres, les estimant tous en leur \'e2me comme leurs sup\'e9rieurs, et ext\'e9rieurement
 leur manifestant, avec simplicit\'e9 et mod\'e9ration religieuse, le respect et la r\'e9v\'e9rence que demande l'\'e9tat de chacun. Ainsi, en se consid\'e9rant les uns les autres, ils grandiront en d\'e9
votion et loueront notre Dieu et Seigneur que chacun s'efforcera de reconna\'eetre en l'autre comme en son image.
\par 
\par 
\par 
\par \~[251]
\par 
\par 5. Dans la r\'e9fection du corps, on doit veiller \'e0 observer en toutes choses la temp\'e9rance, la modestie et la d\'e9cence int\'e9rieure et ext\'e9rieure; on commencera par la b\'e9n\'e9diction et on finira par l'action de gr\'e2
ces, que tous doivent faire avec la d\'e9votion et la r\'e9v\'e9rence qui conviennent. Et, pendant que le corps se refait en mangeant, on donnera aussi \'e0 l'\'e2me sa nourriture en lisant un livre plut\'f4
t pieux que difficile, qui soit accessible et profitable \'e0 tous; ou pendant ce temps, quelqu'un \'e0 qui le Sup\'e9rieur l'aura ordonn\'e9 pr\'eachera, ou l'on fera quelque chose du m\'eame genre [E] pour la gloire de Dieu(4).
\par 
\par (4) Expliqu\'e9. (La 31\'b0 C.G. d. 20 n. 1 a confi\'e9 au Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral le soin de pr\'e9voir, dans sa sagesse, la mani\'e8re de faire dans chaque Province ou R\'e9gion en ce qui concerne la lecture \'e0 table). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[252]
\par 
\par E. Une chose du m\'eame genre sera la lecture de lettres \'e9difiantes, ou quelque autre exercice qui parfois para\'eetrait convenir. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[253]
\par 
\par 6. Tous, tant qu'ils sont en bonne sant\'e9, seront occup\'e9s \'e0 des choses spirituelles ou ext\'e9rieures. Quant \'e0 ceux qui ont un emploi ou un service d\'e9termin\'e9, de m\'eame qu'on doit leur assurer une aide, si cela est n\'e9cessaire, de m
\'eame doivent-ils aussi, quand il leur reste du temps, s'occuper \'e0 d'autres choses, afin que l'oisivet\'e9, qui est \'e0 l'origine de tous les maux, n'ait pas de place dans notre maison, autant que faire se peut.
\par 
\par 
\par 
\par \~[254]
\par 
\par 7. Pour que tous commencent \'e0 faire l'exp\'e9rience de la vertu de la sainte pauvret\'e9, on leur apprendra qu'ils ne doivent utiliser aucune chose comme leur \'e9tant personnelle. Il n'est cependant pas n\'e9cessaire qu'ils renoncent \'e0 la propri
\'e9t\'e9 de leurs biens [F] pendant la probation, \'e0 moins que, \'e0 la fin de la premi\'e8re ann\'e9e, le Sup\'e9rieur n'en donne l'ordre(5) parce qu'il juge que ces biens sont pour quelqu'un une occasion de tentations et de moindre progr\'e8
s en esprit, tellement il s'y attache avec un amour immod\'e9r\'e9 ou trop de confiance. Et d\'e8s lors, que celui qui se d\'e9pouille de ses biens suive les conseils du Christ [G]; cependant, selon sa d\'e9votion,
 il pourra distribuer ses biens, ou une partie de ceux-ci, en faveur de telle \'9cuvre plut\'f4t que de telle autre, selon qu'il comprendra dans le Seigneur que cela convient davantage pour le bon plaisir de Dieu, comme on l'a dit dans l'Examen.
\par 
\par (5) Expliqu\'e9 : NC 32. (Comment comprendre et faire cette renonciation).
\par 
\par 
\par 
\par \~[255]
\par 
\par F. Renoncer \'e0 la propri\'e9t\'e9 de ses biens est \'e0 comprendre autant des biens personnels que l'on a actuellement en son pouvoir ou au pouvoir d'autres, que des droits et actions en justice concernant les biens qu'on esp\'e8
re, que ce soit des biens s\'e9culiers ou des biens eccl\'e9siastiques. Quant au moment o\'f9 cela doit se faire, on laissera cela au jugement du Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral ou de celui auquel il aura d\'e9l\'e9gu\'e9 ce pouvoir. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[256]
\par 
\par G. Avant d'entrer, chacun peut d\'e9cider \'e0 sa guise de ses biens temporels. Mais, apr\'e8s qu'il est entr\'e9, il faut qu'il dispose des biens eccl\'e9siastiques comme des biens s\'e9culiers comme il convient \'e0
 un homme qui marche dans la vie spirituelle. 
\par Aussi, s'il estimait devoir les distribuer \'e0 des parents, il doit confier cela au jugement d'un, de deux ou de trois hommes que recommandent leur science et leur pi\'e9t\'e9, et se ranger \'e0 leur opinion ; et il doit ex\'e9
cuter ce que ceux-ci penseront \'eatre plus parfait et plus agr\'e9able \'e0 notre Dieu et Seigneur, compte tenu de toutes les circonstances, comme il est dit plus au long dans l'Examen, ch. 4.
\par 
\par 
\par 
\par \~[257]
\par 
\par 8. Ils comprendront aussi qu'ils ne peuvent absolument rien pr\'eater, ni recevoir, ni distribuer de ce qui est \'e0 la maison, sans que le Sup\'e9rieur ne le sache et ne donne son consentement. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[258]
\par 
\par 9. Celui qui, en entrant ou apr\'e8s \'eatre entr\'e9 dans l'ob\'e9issance, m\'fb par sa d\'e9votion, voudrait distribuer ses biens ou une partie de ceux-ci pour aider la Compagnie, ferait sans aucun doute \'9cuvre d'une plus grande perfection, \'9c
uvre de renoncement et d'abn\'e9gation de tout amour propre, en ne se laissant aller \'e0 quelque tendre attachement pour des lieux particuliers, et en n'appliquant pas, \'e0 cause de cet attachement, ses biens \'e0 l'un plut\'f4t qu'\'e0
 l'autre [H]. Bien plut\'f4t, en souhaitant le bien plus grand et plus universel de la Compagnie (elle qui a \'e9t\'e9 tout enti\'e8re fond\'e9e pour une plus grande gloire de Dieu et un bien universel ainsi que pour \'eatre utile aux \'e2
mes), il laissera \'e0 celui qui a la charge de toute la Compagnie de juger si ces biens doivent \'eatre appliqu\'e9s \'e0 tel lieu plut\'f4t qu'\'e0 tel autre de la m\'ea
me Province; car celui-ci peut, mieux que personne d'autre, comprendre ce qui convient et ce qui est le plus urgent dans tous les lieux de cette Province, en tenant compte des rois, des princes et des autres autorit\'e9
s, pour ne leur donner aucune raison de s'offenser. Mais que tout c\'e8de la place \'e0 une plus grande \'e9dification de tous, \'e0 ce qui est utile au bien spirituel des \'e2mes et \'e0 la gloire de Dieu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[259]
\par 
\par H. Les Recteurs ou les Sup\'e9rieurs locaux ou les Provinciaux ou tous les autres avec qui traitera celui qui a le d\'e9
sir de distribuer ses biens, doivent, en cela comme en tout le reste, lui montrer ce qui est plus parfait et ce qui est d'un plus grand m\'e9rite devant Dieu. Cependant, s'ils voyaient en lui une inclination pour un lieu plut\'f4
t que pour un autre, bien que ce soit imparfait, m\'eame s'il voulait soumettre son jugement \'e0 celui du Sup\'e9rieur, ils pourront pourtant en informer le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral ou celui qui le remplace, pour savoir s'ils doivent tol\'e9rer que
lque imperfection de ce genre, dans l'espoir qu'elle dispara\'eetra un jour et que la divine Bont\'e9 suppl\'e9era \'e0 ce qu'on voit manquer, pour sa plus grande gloire et pour une plus grande perfection personnelle.
\par 
\par 
\par 
\par \~[260]
\par 
\par 10. On leur apprendra \'e0 se garder des illusions du d\'e9mon dans les exercices spirituels et comment se d\'e9
fendre contre toutes les tentations; qu'ils connaissent aussi les moyens auxquels ils peuvent avoir recours pour les vaincre; et qu'ils s'appliquent \'e0 acqu\'e9
rir les vertus vraies et solides, qu'ils aient beaucoup de visites spirituelles, ou qu'ils en aient peu. Ils s'efforceront toujours de progresser dans la voie du service divin.
\par 
\par 
\par 
\par \~[261]
\par 
\par 11. Ils pratiqueront chaque jour l'examen habituel de leur conscience et ils s'approcheront au moins tous les huit jours des sacrements de la confession et de la communion(6), \'e0 moins que le Sup\'e9rieur, pour quelque raison, ne juge diff\'e9
remment. [Il y aura pour tous un seul confesseur, d\'e9sign\'e9 par le Sup\'e9rieur](7); si cela n'est pas possible [I], que chacun ait son confesseur fixe \'e0 qui sa conscience sera totalement ouverte; [ce confesseur n'ignorera pas quels cas se r\'e9
serve le Sup\'e9rieur. Seront r\'e9serv\'e9s les cas qu'il lui semblera n\'e9cessaire ou tr\'e8s opportun de conna\'eetre, pour pouvoir mieux y rem\'e9dier, et pour mieux pr\'e9server ceux dont il a la charge de tout ce qui leur nuirait](8).
\par 
\par (6) Modifi\'e9 : CIC 263 \'a7 2 et CCEO 473, 474 \'a7 1. (A propos de la fr\'e9quence dans la r\'e9ception des sacrements). 
\par (7) Abrog\'e9 : CIC 630 \'a7 1 et CCEO 473 \'a7 2,21; 474 \'a7 2. (" Les Sup\'e9rieurs laisseront aux religieux la libert\'e9 qui est due concernant le sacrement de p\'e9nitence... ").
\par (8) Abrog\'e9. (Dans le droit en vigueur, universel ou propre \'e0 la Compagnie, il n'y a pas de cas ou de p\'e9ch\'e9s r\'e9serv\'e9s).
\par 
\par 
\par 
\par \~[262]
\par 
\par I. Il se pourrait que cela ne soit pas possible sans inconv\'e9nients en raison du grand nombre, ou bien parce que quelqu'un semblerait pouvoir \'eatre davantage aid\'e9
 par un autre confesseur que par le confesseur ordinaire pour des raisons qui pourraient se pr\'e9senter; le Sup\'e9rieur examinera ces raisons et fera ce qu'il jugera convenir dans le Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[263]
\par 
\par 12. Il sera tr\'e8s utile qu'il y ait \'e0 la maison un homme fid\'e8le et suffisamment vers\'e9 dans les choses spirituelles [K] qui les instruise et leur enseigne comment ils doivent se comporter int\'e9rieurement et ext\'e9
rieurement, qui les y exhorte, qui le rappelle et les reprenne avec amour; quelqu'un qui soit aim\'e9 de tous ceux qui sont en probation, et \'e0 qui ils recourent dans leurs tentations, \'e0 qui ils d\'e9
couvrent avec confiance tout ce qui les concerne et dont ils esp\'e8rent dans le Seigneur consolation et aide en toutes choses. On les avertira qu'ils ne doivent cacher aucune tentation, sans la d\'e9couvrir \'e0 celui-ci, ou \'e0
 leur confesseur, ou au Sup\'e9rieur, bien plus qu'ils soient tr\'e8s heureux que leur \'e2me leur soit enti\'e8rement connue. Et ils ne d\'e9couvriront pas seulement leurs d\'e9fauts, mais encore les p\'e9nitences ou les mortifications et les d\'e9
votions et toutes leurs vertus, souhaitant avec une pure volont\'e9 \'eatre dirig\'e9s par eux partout o\'f9 ils auraient d\'e9vi\'e9 de la voie droite, ne voulant pas \'ea
tre conduits par leur propre sentiment si celui-ci n'est pas en accord avec le jugement de ceux qui tiennent pour eux la place du Christ notre Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[264]
\par 
\par K. Ce sera le Ma\'eetre des novices, ou celui que le Sup\'e9rieur nommera \'e0 cette charge comme \'e9tant plus apte. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[265]
\par 
\par 13. Il faut aller au-devant des tentations par ce qui leur est oppos\'e9: par exemple, quand on se rend compte que quelqu'un est enclin \'e0 l'orgueil, on doit l'exercer dans des choses basses qui semblent devoir \'ea
tre utiles pour l'humilier. Et on fera de m\'eame pour les autres inclinations mauvaises de l'\'e2me.
\par 
\par 
\par 
\par \~[266]
\par 
\par 14. En outre, pour la bonne tenue et pour la d\'e9cence, il convient que les femmes n'entrent pas dans les maisons ni dans les coll\'e8ges [L], mais seulement dans les \'e9
glises(9). Qu'il n'y ait pas non plus d'armes dans la maison, ni d'instruments qui servent \'e0 des choses vaines [M], mais seulement ce qui est une aide pour la fin que s'est fix\'e9e la Compagnie, le service et la louange de Dieu. 
\par 
\par (9) Expliqu\'e9: NC 147 \'a7 3,327 \'a7\'a7 2-3.
\par 
\par 
\par 
\par \~[267]
\par 
\par L. Que les femmes n'entrent pas dans les maisons ni dans les coll\'e8ges de la Compagnie: cela doit \'eatre presque toujours observ\'e9; mais si elles \'e9taient remarquables par une charit\'e9 exceptionnelle ou par leur autorit\'e9 jointe \'e0 la charit
\'e9, la prudence du Sup\'e9rieur pourrait, pour de justes raisons, accorder une dispense pour que, si elles le d\'e9sirent, elles entrent pour une visite.
\par 
\par 
\par 
\par \~[268]
\par 
\par M. Par exemple [des jeux ou des instruments de musique](10), ainsi que des livres profanes ou d'autres choses de ce genre. 
\par 
\par (10) Abrog\'e9 par la 34 C.G. (Cette norme doit \'eatre regard\'e9e comme obsol\'e8te). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[269]
\par 
\par 15. Quand il s'agit d'imposer corrections et p\'e9nitences, la mani\'e8re de faire qui doit \'eatre observ\'e9e [N] sera laiss\'e9e \'e0 la charit\'e9 prudente du Sup\'e9rieur et de ceux qu'il aurait mis \'e0
 sa place. En ce domaine, ils tiendront compte des dispositions des personnes et de l'\'e9dification g\'e9n\'e9rale et particuli\'e8re de chacun, pour la gloire de Dieu. Et chacun devrait accepter ces p\'e9nitences de bon gr\'e9, avec un vrai d\'e9
sir d'amendement et de progr\'e8s spirituel, m\'eame si elles \'e9taient donn\'e9es pour une faute dont on n'est pas coupable. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[270]
\par 
\par N. En mati\'e8re de corrections, bien que la prudence exerc\'e9e en des cas particuliers puisse modifier l'ordre qui suit, il faut observer qu'on reprendra en premier lieu avec amour et douceur ceux qui p\'e8chent; deuxi\'e8mement, avec amour ce
rtes, mais pourtant de telle fa\'e7on qu'ils se sentent confus et honteux; troisi\'e8mement, on ajoutera \'e0 l'amour ce qui les frappera de crainte. Pour les fautes publiques, la p\'e9nitence doit \'eatre publique, mais en ne faisant conna\'ee
tre que ce qui provoque l'\'e9dification de tous.
\par 
\par 
\par 
\par \~[271]
\par 
\par 16. On nommera dans la maison un syndic(11) dont la charge sera de veiller chez tous \'e0 ce qui touche \'e0 la bonne tenue et \'e0 la d\'e9cence ext\'e9rieure, allant par l'\'e9glise et par la maison, notant ce qui ne convient pas et en avisant le Sup
\'e9rieur, ou avertissant celui qui est fautif, si le pouvoir lui en est donn\'e9 pour qu'il s'acquitte plus utilement de sa charge dans le Seigneur.
\par 
\par (11) (La charge de syndic est ordinairement confi\'e9e au ministre, qui est aid\'e9 par un sous-ministre dans les maisons importantes).
\par 
\par 
\par 
\par \~[272]
\par 
\par 17. Tous veilleront \'e0 tirer du fruit des maladies du corps, non seulement pour eux-m\'eames, mais aussi pour l'\'e9dification des autres, en ne se montrant ni impatients, ni tristes, mais bien plut\'f4t en ayant et en manifestant
 une grande patience et en ob\'e9issant au m\'e9decin et \'e0 l'infirmier, usant de paroles pieuses et \'e9difiantes qui montrent qu'ils acceptent la maladie comme un don de la main de notre Cr\'e9
ateur et Seigneur, puisqu'elle ne l'est pas moins que la sant\'e9. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[273]
\par 
\par 18. Autant que cela est possible, ayons tous les m\'eames sentiments, disons tous la m\'eame chose, selon ce que dit l'Ap\'f4tre. On n'admettra donc pas de diff\'e9
rences dans la doctrine(12) [O] ni par la parole dans les sermons ou les cours publics, ni dans les livres; ceux-ci ne pourront \'eatre publi\'e9s sans l'approbation et le consentement du Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral, qui en confiera l'examen \'e0
 au moins trois personnes ayant une saine doctrine et un jugement clair dans la discipline en question(13). Bien plus, pour ce qui concerne le jugement sur les choses qu'il faut faire, on doit \'e9viter, autant que possible, la diversit\'e9
, qui est ordinairement m\'e8re de la discorde et l'ennemie de l'union des volont\'e9s. On doit veiller avec grand soin \'e0 l'union et \'e0 la conformit\'e9 des vu
es entre les uns et les autres; et on ne doit pas permettre ce qui s'y oppose [P], afin que, unis entre eux par le lien de la charit\'e9 fraternelle, ils puissent s'employer mieux et plus efficacement au service divin et \'e0 l'aide du prochain.
\par 
\par (12) (Sur la doctrine \'e0 enseigner dans la Compagnie, cf. NC 99-105).
\par (13) Modifi\'e9: NC 296. (En ce qui concerne l'approbation et le consentement du G\'e9n\'e9ral).
\par 
\par 
\par 
\par \~[274]
\par 
\par O. On ne doit pas admettre d'opinions nouvelles; et si quelqu'un avait un sentiment en d\'e9saccord avec ce que tiennent commun\'e9ment l'\'c9glise et ses docteurs, il doit soumettre son sentiment \'e0 ce qui est d\'e9fini par la Compagnie elle-m\'ea
me, comme cela a \'e9t\'e9 expliqu\'e9 dans l'Examen. Sur les opinions pour lesquelles les docteurs catholiques ont des positions diff\'e9rentes ou oppos\'e9es, on doit veiller \'e0 ce qu'il y ait aussi une unit\'e9 de vue dans la Compagnie. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[275]
\par 
\par P. On ne souffrira entre ceux de la maison ni trouble ni emportement des uns \'e0 l'\'e9gard des autres; si quelque chose de ce genre arrivait, on veillera \'e0 ce qu'ils se r\'e9concilient aussit\'f4t, avec la p\'e9nitence qui convient.
\par 
\par 
\par 
\par \~[276]
\par 
\par 19. Pour faire des progr\'e8s dans les vertus, le bon exemple des plus anciens est d'une grande aide qui encourage les autres \'e0 les imiter. Celui qui est \'e0 la t\'eate des autres (\'e0 moins que, pour des raisons particuli\'e8
res, il juge qu'il convient de faire autrement) et tous les autres pr\'eatres qu'il estimera devoir le faire, prendront quelquefois, au cours de l'ann\'e9e et pendant quelque temps, l'emploi ou les emplois de ceux qui serven
t dans la maison, afin de leur rendre plus agr\'e9able ce service o\'f9 ils ont \'e9t\'e9 plac\'e9s pour un plus grand service et une plus grande gloire de Dieu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[277]
\par 
\par 20. On expliquera, quelques jours chaque semaine, la doctrine chr\'e9tienne ainsi que la mani\'e8re de faire une bonne et fructueuse confession [Q], de communier, d'entendre et de servir la messe, de prier, de m\'e9diter et de lire, selon la capacit\'e9
 de chacun(14). On veillera non seulement \'e0 ce qu'ils apprennent ce qui convient, mais aussi \'e0 ce qu'ils retiennent dans leur m\'e9moire et pratiquent ce qu'ils ont appris. Tous consacreront leur temps aux choses spirituelles et s'attacheront \'e0
 chercher la d\'e9votion dans la mesure o\'f9 la gr\'e2ce de Dieu la leur communiquera. Dans ce but, il sera bon de donner, \'e0 ceux qui ne les ont pas encore faits, quelques Exercices Spirituels [R], ou tous ceux-ci, selon ce qu'on jugera convenir \'e0
 chacun dans le Seigneur. 
\par 
\par (14) Expliqu\'e9 : NC 48 \'a7 1. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[278]
\par 
\par Q. Outre la mani\'e8re de bien se confesser, [on leur indiquera aussi un temps pour le faire; s'ils ne se confessaient pas au cours de ce temps, on leur supprimera la nourriture du corps jusqu'\'e0 ce qu'ils prennent celle de l'esprit](15) . 
Et celui qui se serait confess\'e9 \'e0 un autre qu'\'e0 son confesseur d\'e9sign\'e9, doit(16) ensuite, autant qu'il pourra s'en souvenir, ouvrir toute sa conscience \'e0
 son propre confesseur, pour que celui-ci, sans rien en ignorer, puisse mieux l'aider dans le Seigneur.
\par 
\par (15) Abrog\'e9. (En vertu de CIC 630 \'a7 1 : Les Sup\'e9rieurs laisseront aux religieux la libert\'e9 concernant le sacrement de p\'e9nitence.. " ; cf. aussi CCEO 473 \'a7 2, 2\'b0; 474 \'a7 2).
\par (16) (Cf. NC 227 \'a7 3: "Chacun aura son confesseur stable, \'e0 qui il se confessera ordinairement ").
\par 
\par 
\par 
\par \~[279]
\par 
\par R. Ceux qui d'eux-m\'eames ont l'intelligence des Exercices Spirituels et y progressent facilement et qui poss\'e8dent une m\'e9thode pour bien y avancer, ou ceux qui sont affect\'e9s \'e0 d'autres occupations, pourront \'eatre totalement ou au m
oins partiellement dispens\'e9s de ces r\'e8gles communes par les Sup\'e9rieurs. 
\par Pour certains qui, tout en y \'e9tant aptes, n'ont pourtant pas encore fait l'exp\'e9rience des Exercices Spirituels, il vaudra parfois la peine de les aider, en descendant \'e0 des consid\'e9rations particuli\'e8res qui les incitent \'e0 la crainte et 
\'e0 l'amour de Dieu et des vertus et \'e0 la pratique de celles-ci, dans la mesure o\'f9 la raison en montrera l'opportunit\'e9. 
\par Pour ceux qui semblent ne pas \'eatre aptes \'e0 des exercices de ce genre, comme pourrait l'\'eatre l'un ou l'autre des Coadjuteurs temporels, on doit leur proposer ce qui correspondra \'e0 leur capacit\'e9 et ce par quoi ils seront aid\'e9
s pour le service de notre Dieu et Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[280]
\par 
\par 21. Ii convient que tous, \'e0 moins que quelqu'un en soit exempt\'e9 par le Sup\'e9rieur, s'exercent \'e0 pr\'eacher dans la maison [S]; par l\'e0, outre qu'il est utile d'y consacrer l'une ou l'autre heure apr\'e8
s le repas, ils s'encourageront et acquerront une certaine pratique de la voix, de l'expression et du reste, et ils donneront aussi une marque du talent que Dieu leur accorde en ce domaine, et exprimeront leurs bonnes pens\'e9es pour leur propre \'e9
dification et celle du prochain, en traitant souvent de ce qui touche \'e0 l'abn\'e9gation de soi, au progr\'e8s dans les vertus et \'e0 toute sorte de perfection, s'y exhortant mutuellement, sp\'e9cialement \'e0 l'union et \'e0 la charit\'e9
 fraternelle. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[281]
\par 
\par S. Ceux qui pr\'eachent dans la maison ne feront de remontrances \'e0 aucun de leurs fr\'e8res de la maison ou de la Compagnie. De m\'eame ceux qui pr\'eachent dans les \'e9glises s'en garderont, \'e0 moins que le Sup\'e9rieur n'ait \'e9t\'e9 consult\'e9
 auparavant \'e0 ce sujet. Mais chacun peut se stimuler, en m\'eame temps que ses fr\'e8res, \'e0 aller de l'avant dans un plus grand service de Dieu (ce qui convient davantage dans les sermons faits \'e0 la maison que dans ceux faits en public \'e0 l'
\'e9glise).
\par 
\par 
\par 
\par \~[282]
\par 
\par 22. Il sera grandement utile de s'acquitter avec d\'e9votion, autant que faire se pourra, des emplois o\'f9 s'exercent davantage l'humilit\'e9 et la charit\'e9. Et, d'une fa\'e7on g\'e9n\'e9rale, plus quelqu'un se liera \'e9troitement \'e0
 Dieu et plus il se montrera g\'e9n\'e9reux envers la divine Majest\'e9 [T], plus aussi il fera l'exp\'e9rience de sa g\'e9n\'e9rosit\'e9 envers lui et plus il sera dispos\'e9 \'e0 recevoir, jour apr\'e8s jour, des gr\'e2
ces et des dons spirituels plus abondants.
\par 
\par 
\par 
\par \~[283]
\par 
\par T. Se lier davantage \'e0 Dieu et se montrer g\'e9n\'e9reux envers lui, c'est se livrer enti\'e8rement et irr\'e9vocablement au service divin, ce qui est le propre de ceux qui, ayant prononc\'e9 des v\'9cux, se consacrent \'e0
 Dieu. Mais, bien que ceci aide beaucoup pour recevoir une gr\'e2ce plus abondante, il ne faut pourtant donner \'e0 personne l'ordre de le faire, ni l'y contraindre en aucune mani\'e8re pendant les deux premi\'e8res ann\'e9es. 
\par Si certains, par d\'e9votion personnelle, \'e9taient spontan\'e9ment port\'e9s \'e0 prononcer leurs v\'9cux avant la fin des deux ann\'e9es, ceux-ci ne doivent \'eatre re\'e7us entre les mains de personne, ni \'eatre accompagn\'e9s d'aucune solennit\'e9
; mais chacun les offrira \'e0 notre Dieu et Seigneur dans le secret de son \'e2me. Quand ils vont le faire, il convient qu'ils demandent la formule qu'on a l'habitude d'utiliser pour les v\'9cux simples et qu'ils gardent par \'e9crit ce qu'il
s ont promis \'e0 Dieu pour qu'ils puissent s'en souvenir
\par 
\par 
\par 
\par \~[284]
\par 
\par 23. Il importe avant tout pour leur progr\'e8s et il est tr\'e8s n\'e9cessaire que tous s'adonnent \'e0 une ob\'e9issance parfaite, reconnaissant le Sup\'e9rieur, quel qu'il soit, comme tenant la place du Christ notre Seigneur, et ayant int\'e9
rieurement pour lui r\'e9v\'e9rence et amour. Et ce n'est pas seulement dans une ex\'e9cution ext\'e9rieure de ce qu'il commande qu'ils ob\'e9iront enti\'e8rement et promptement, courageusement et avec l'humilit\'e9 requise, sans excuses ni murmures, m
\'eame s'il ordonne des choses difficiles et qui r\'e9pugnent \'e0 la sensibilit\'e9 [V]; mais ils s'efforceront aussi d'avoir int\'e9rieurement le renoncement et l'abn\'e9gation vraie de leur volont\'e9
 propre et de leur jugement, conformant totalement leur volont\'e9 et leur jugement avec ce que le Sup\'e9rieur veut et pense, en toutes les choses o\'f9 l'on ne verrait pas de p\'e9ch\'e9(17), prenant la volont\'e9 et le jugement de leur Sup\'e9
rieur pour r\'e8gle de leur volont\'e9 et de leur jugement, afin de se conformer de plus pr\'e8s \'e0 la premi\'e8re et souveraine r\'e8gle de toute bonne volont\'e9 et de tout jugement, qui est la Bont\'e9 et Sagesse \'e9ternelle.
\par 
\par (17) Expliqu\'e9 : NC 154. (Pour les cas d'un conflit de conscience).
\par 
\par 
\par 
\par \~[285]
\par 
\par V. Il sera bon que les Sup\'e9rieurs donnent parfois l'occasion, \'e0 ceux qui sont en probation, de pratiquer les vertus d'ob\'e9issance et de pauvret\'e9 en les mettant \'e0 l'\'e9preuve pour leur plus grand bien spirituel, \'e0 la fa\'e7
on dont le Seigneur mit Abraham \'e0 l'\'e9preuve, pour qu'ils donnent un t\'e9
moignage de leur vertu et grandissent en elle. Mais on ne le fera, autant que possible, qu'en le mesurant et le proportionnant aux forces de chacun, suivant ce que dictera le discernement. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[286]
\par 
\par 24. Et, pour s'exercer davantage dans l'ob\'e9issance, il convient et il est aussi tr\'e8s n\'e9cessaire qu'ils ob\'e9issent non seulement au Sup\'e9rieur de la Compagnie ou de la maison, mais aussi aux charg\'e9s d'offices subalternes qui ont re\'e7
u de lui autorit\'e9, dans tous les domaines o\'f9 ils ont un pouvoir sur eux. Ils s'habitueront \'e0 ne pas regarder qui est celui \'e0 qui ils ob\'e9issent, mais qui est Celui \'e0 cause de qui et \'e0 qui ils ob\'e9
issent en tout, le Christ notre Seigneur. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[287]
\par 
\par 25. Que tous aiment la pauvret\'e9 comme une m\'e8re et, selon la mesure d'un saint discernement, qu'ils en exp\'e9rimentent \'e0 certains moments quelques effets; et, comme il a \'e9t\'e9 dit dans l'Examen, qu'ils soient pr\'eats, au terme de la premi
\'e8re ann\'e9e, \'e0 distribuer leurs biens temporels, \'e0 quelque moment que le Sup\'e9rieur en donnerait l'ordre(18) selon la mani\'e8re qui leur a \'e9t\'e9 propos\'e9e dans l'Examen.
\par 
\par (18) Expliqu\'e9 NC 32.
\par 
\par 
\par 
\par \~[288]
\par 
\par 26. Tous s'efforceront d'avoir une intention droite, non seulement en ce qui regarde leur \'e9tat de vie, mais aussi dans toutes les choses particuli\'e8res, ayant toujours sinc\'e8rement en vue en celles-ci de servir la divine Bont\'e9
 et de lui plaire pour Elle-m\'eame, \'e0 cause de l'amour et des bienfaits singuliers dont elle nous a pr\'e9venus, plut\'f4t que par la crainte des peines ou l'espoir des r\'e9compenses, bien qu'ils doivent aussi en \'eatre aid\'e9
s. On les exhortera souvent \'e0 chercher Dieu en toutes choses, se d\'e9pouillant, autant qu'il est possible, de l'amour de toutes les cr\'e9atures pour mettre toute leur affection dans le Cr\'e9ateur de celles-ci, L'aimant dans toutes les cr\'e9
atures et aimant toutes les cr\'e9atures en Lui, conform\'e9ment \'e0 Sa tr\'e8s sainte et divine volont\'e9. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[289]
\par 
\par 27. Ce \'e0 quoi s'appliqueront ceux qui sont en probation dans les maisons de la Compagnie doit \'eatre ce qui les aidera davantage \'e0 l'abn\'e9gation de soi dont on a parl\'e9 plus haut et \'e0 cro\'eetre en vertus et en d\'e9votion. Quant aux \'e9
tudes de lettres, il n'y en aura pas, pour parler d'une mani\'e8re g\'e9n\'e9rale, dans les maisons [X], sauf si l'on croyait n\'e9cessaire d'accorder \'e0 quelques-uns une dispense, pour des raisons sp\'e9ciales(19). Car les coll\'e8
ges sont faits pour apprendre les lettres, les maisons pour mettre en \'9cuvre ce qu'ils ont appris, ou bien pour en pr\'e9parer le fondement, celui de l'humilit\'e9 et de toute vertu, chez ceux qui vont s'y consacrer. 
\par 
\par (19) Expliqu\'e9 : NC 55 \'a7 1. (Sur la possibilit\'e9 de faire des \'e9tudes au noviciat). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[290]
\par 
\par X. Bien que, en g\'e9n\'e9ral, il n'y ait pas d'\'e9tudes de lettres dans les maisons de la Compagnie, cependant tous ceux qui s'emploient \'e0 pr\'eacher et \'e0 confesser peuvent \'e9
tudier ce qui leur sera utile(20). Et si, pour quelqu'un en particulier, il convenait d'\'e9tudier aussi d'autres choses, on laisse \'e0 la prudence du Sup\'e9rieur d'examiner cela et d'accorder une dispense en ce domaine. 
\par 
\par (20) (Cf. NC 240-243 sur la formation continue). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[291]
\par 
\par 28. Ii y aura quelqu'un qui, chaque semaine ou au moins tous les quinze jours, rappellera toutes ces choses et d'autres semblables; ou bien on sera tenu de les relire, de peur que, en raison de la fragilit\'e9 de notre condition, les ayant oubli\'e9
es, on cesse ainsi de les mettre en pratique. Et tous, quelquefois chaque ann\'e9e, demanderont au Sup\'e9rieur de leur ordonner des p\'e9nitences pour avoir manqu\'e9 \'e0 l'observation des R\'e8
gles, pour que ce souci soit une marque du souci que chacun a de son progr\'e8s spirituel dans la voie de Dieu. 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 3
\par La conservation du corps
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[292]
\par 
\par 1. De m\'eame qu'une pr\'e9occupation excessive en ce qui concerne le corps est r\'e9pr\'e9hensible, de m\'eame un souci mod\'e9r\'e9 de conserver la sant\'e9
 et les forces corporelles pour le service divin est louable; et tous doivent l'avoir. C'est pourquoi, quand ils remarqueront qu'une chose leur est nuisible ou qu'une autre leur est n\'e9cessaire concernant la nourriture, le v\'ea
tement, le logement, l'emploi ou le travail, et les autres choses, tous en avertiront le Sup\'e9rieur ou celui que le Sup\'e9rieur aura d\'e9sign\'e9 pour cela. Ce faisant, ils observeront deux choses. La premi\'e8
re: avant de lui en faire part, ils se recueilleront pour prier et, apr\'e8s la pri\'e8re, s'ils sentent qu'il faut pr\'e9senter l'affaire au Sup\'e9rieur, ils le feront. La seconde: apr\'e8s avoir expos\'e9 l'affaire au Sup\'e9rieur de vive voix ou bri
\'e8vement par \'e9crit de peur qu'il ne l'oublie, ils lui en abandonneront tout le soin et estimeront que ce qu'il d\'e9cidera sera le mieux, sans continuer \'e0 lutter ou \'e0 insister [A] par eux-m\'eames ou par un autre (qu'il accorde ce qui est dem
and\'e9 ou non). Ils doivent en effet se persuader que ce que le Sup\'e9rieur, apr\'e8s avoir compris la chose, aura jug\'e9 bon dans le Seigneur est ce qui convient davantage pour le service divin et pour leur plus grand bien.
\par 
\par 
\par 
\par \~[293]
\par 
\par A. Bien que celui qui expose ce qu'il estime lui \'eatre n\'e9cessaire ne doive pas, de lui-m\'eame, demander \'e0 nouveau la m\'eame chose ni faire d'instances, pourtant, si le Sup\'e9
rieur n'avait pas encore assez compris et s'il voulait davantage d'explications, il faudra les lui donner. Et s'il arrivait qu'il oublie de s'occuper de la chose, alors qu'il avait pourtant manifest\'e9 vouloir le faire, il n'y a pas d'inconv\'e9nient 
\'e0 le lui rappeler ou \'e0 le lui pr\'e9senter \'e0 nouveau, avec la modestie voulue. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[294]
\par 
\par 2. On fixera, autant que cela pourra se faire [B], l'heure des repas, du coucher et du lever, que tous, en g\'e9n\'e9ral, observeront.
\par 
\par 
\par 
\par \~[295]
\par 
\par B. Quoique tous doivent, en g\'e9n\'e9ral, observer l'horaire pour les repas et le sommeil, si cependant, pour des raisons particuli\'e8res, autre chose convenait pour quelqu'un, le Sup\'e9rieur verra s'il doit le dispenser ou non.
\par 
\par 
\par 
\par \~[296]
\par 
\par 3. Pour ce qui concerne la nourriture, l'habillement, l'habitation [C] et les autres choses n\'e9cessaires pour le corps, tout en maintenant ce qui \'e9prouve la vertu et l'abn\'e9gation de soi, on veillera, avec l'aide de Dieu, \'e0
 ce qu'on ne manque pas de quoi soutenir la nature et la conserver pour le service et la louange de Dieu, en tenant compte des personnes selon ce qui convient dans le Seigneur. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[297]
\par 
\par C. Pour ce qui concerne le v\'eatement, on tiendra compte de sa finalit\'e9, qui est de nous pr\'e9server et des injures du froid et de l'ind\'e9cence. Du reste, il convient que ceux qui sont en probation soient aid\'e9s, dans la mani\'e8re de se v\'ea
tir, \'e0 vivre la mortification et l'abn\'e9gation de soi, et \'e0 fouler aux pieds le monde et ses vanit\'e9s. Et cela, en tenant compte de la nature, autant que le permettent les usages, les emplois et les autres circonstances propres aux personnes. 

\par Avec les Scolastiques approuv\'e9s et ceux qui s'adonnent aux \'e9tudes, il semble que, plus qu'avec ceux qui sont en probation, pour ce qui concerne le v\'eatement, on peut tenir compte de la d\'e9cence ext\'e9rieure et de la commodit\'e9
, en raison du travail des \'e9tudes et du fait que les coll\'e8ges ont des revenus; mais il faut toujours \'e9viter ce qui est superflu. Pour chacun en particulier, on agira selon ce qui convient \'e0 chacun.
\par 
\par 
\par 
\par \~[298]
\par 
\par 4. De m\'eame qu'il n'est pas bon de charger quelqu'un de tant de travail physique que l'esprit en soit \'e9touff\'e9 et que le corps en p\'e2tisse [DI, de m\'eame aussi un peu d'exercice physique, qui aide l'esprit et le corps, convient ordinairement 
\'e0 tous, m\'eame \'e0 ceux qui ont \'e0 s'appliquer aux exercices de l'esprit. Ceux-ci devraient du moins \'eatre interrompus par des exercices ext\'e9rieurs et ne pas \'eatre prolong\'e9s ni entrepris sans la mesure du discernement. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[299]
\par 
\par D. Apr\'e8s le repas de midi, surtout en \'e9t\'e9, pendant une heure ou deux, on ne doit pas permettre, autant qu'il se peut, des exercices trop lourds de corps ou d'esprit. Si la n\'e9cessit\'e9 l'exige, avec toute la charit\'e9
 possible, on doit mesurer et r\'e9gler cela. On pourra, pendant ce temps, s'occuper \'e0 d'autres exercices plus l\'e9gers. Mais m\'eame en dehors de ces heures, ils ne devront pas trop prolonger leurs travaux sans quelque d\'e9tente ou r\'e9cr\'e9
ation convenable.
\par 
\par 
\par 
\par \~[300]
\par 
\par 5. Le ch\'e2timent du corps ne doit pas \'eatre immod\'e9r\'e9, ni sans discernement, dans les veilles, les je\'fbnes [E], les autres p\'e9nitences ext\'e9rieures et les travaux [F], qui habituellement nuisent et emp\'eachent de plus grand
s biens. Pour cette raison, il convient que chacun d\'e9couvre \'e0 son confesseur ce qu'il fait dans ce domaine. Si celui-ci juge qu'on d\'e9passe la mesure ou s'il a des doutes s\'e9rieux l\'e0-dessus, qu'il le renvoie au Sup\'e9
rieur. Tout cela, pour que l'on proc\'e8de avec plus de lumi\'e8re et pour qu'une plus grande gloire soit rendue \'e0 notre Seigneur Dieu dans nos \'e2mes et dans nos corps.
\par 
\par 
\par 
\par \~[301]
\par 
\par E. Le temps \'e0 donner au sommeil para\'eet devoir \'eatre en g\'e9n\'e9ral de six \'e0 sept heures; et on ne doit pas dormir sans chemise, sauf en cas de n\'e9cessit\'e9 reconnue par le Sup\'e9rieur. Mais comme en raison de la grande diversit\'e9
 des personnes et des temp\'e9raments on ne peut pas prescrire une r\'e8gle fixe, on laissera \'e0 la prudence du Sup\'e9rieur le soin de raccourcir ou de prolonger cette dur\'e9e; il veillera \'e0
 ce que chacun garde ce qu'exigent les besoins de la nature.
\par 
\par 
\par 
\par \~[302]
\par 
\par F. Bien que chacun doive \'eatre pr\'eat \'e0 prendre tout emploi qui lui aura \'e9t\'e9 impos\'e9
, on fera pourtant attention de placer, autant que possible, dans ceux qui demandent des hommes plus robustes et plus forts (comme la sacristie, la porterie et l'infirmerie), des hommes qui aient la constitution physique que demande la nature des emplois.

\par 
\par 
\par 
\par \~[303]
\par 
\par 6. Qu'il y ait dans la maison quelqu'un qui ait la haute main sur ce qui concerne une bonne sant\'e9 physique, aussi bien pour la conserver chez ceux qui sont valides (et sp\'e9cialement chez ceux qui sont plus faibles en raison de leur \'e2
ge ou pour d'autres causes), que pour la r\'e9tablir chez ceux qui sont malades. Tous ceux qui se sentent aller particuli\'e8rement mal [G] doivent le lui faire savoir, afin qu'il les pourvoie, comme le requiert la charit\'e9, du rem\'e8de qui convient.

\par 
\par 
\par 
\par \~[304]
\par 
\par G. On aura grand soin des malades; l'infirmier, d\'e8s qu'il aura appris leur maladie, pr\'e9viendra le Sup\'e9rieur, s'il pense que la chose est de quelque importance, et on appellera le m\'e9decin; il devra y en avoir ordinairement un seul, \'e0
 moins que, dans des cas particuliers, le Sup\'e9rieur ne soit d'un autre avis. On suivra autant que possible ce que le m\'e9decin aura prescrit pour la nourriture et les m\'e9dicaments. Et le malade ne se pr\'e9occupera en rien
 de ceux-ci; mais il s'efforcera plut\'f4t de s'exercer \'e0 la patience et \'e0 l'ob\'e9issance, en laissant le soin de tout le reste au Sup\'e9rieur et \'e0 ses ministres, par qui la divine Providence le dirige. 
\par Bien que le propre de notre vocation soit d'aller en divers lieux et de vivre en n'importe quelle partie du monde o\'f9 l'on esp\'e8re un plus grand service de Dieu et une plus grande aide des \'e2mes, si toutefois l'exp\'e9
rience montrait que quelqu'un ne peut supporter le climat d'un pays et qu'on le voyait continuellement en mauvaise sant\'e9, on laissera au Sup\'e9rieur le soin de voir s'il doit le d\'e9placer vers un autre endroit o\'f9, se trouvant en meilleure sant
\'e9, il puisse s'employer davantage au service divin. Mais ce ne sera pas au malade lui-m\'eame de demander un tel changement, ni de manifester quelque inclination \'e0 cela, mais cela sera laiss\'e9 au soin du Sup\'e9rieur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[305]
\par 
\par 7. Pour ce qui concerne la conservation des choses temporelles, outre le soin qu'imposent \'e0 tous la charit\'e9 et la raison, il sera juste que cette charge soit particuli\'e8rement confi\'e9e \'e0
 quelqu'un, pour qu'il en ait soin comme des biens propres de j\'e9sus Christ notre Seigneur. Pour les autres charges n\'e9cessaires, il faut aussi faire en sorte qu'il y ait le nombre qu'il faut de charg\'e9s d'offices, sp\'e9cialement 
pour celles qui se font plus convenablement \'e0 la maison qu'\'e0 l'ext\'e9rieur [H]. Et il est bon que les Coadjuteurs temporels apprennent ces charges, s'ils les ignorent, toutes choses \'e9tant toujours ordonn\'e9es \'e0
 une plus grande gloire de Dieu notre Cr\'e9ateur et Seigneur.
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\par H. Par charg\'e9s d'offices pour des choses qui se font plus convenablement \'e0 la maison qu'\'e0 l'ext\'e9rieur, on entend le blanchisseur, le coiffeur et autres charg\'e9s d'offices semblables qu'il est bon d'avoir, si possible, dans la maison. }{

\par }}
