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\par SIXI\'c8ME PARTIE
\par 
\par CE QUI CONCERNE LA VIE PERSONNELLE
\par DE CEUX QUI ONT \'c9T\'c9 ADMIS ET PRIS
\par DANS LE CORPS DE LA COMPAGNIE 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 1
\par Ce qui concerne l'ob\'e9issance 
\par 
\par 
\par \~[547]
\par 
\par 1. Pour qu'ils puissent s'employer avec plus de fruit, selon notre Institut, au service divin et \'e0 l'aide du prochain, ceux qui ont \'e9t\'e9 admis \'e0 la profession ou comme Coadjuteurs form\'e9
s doivent observer, dans leur vie personnelle, certains points dont les principaux se ram\'e8nent \'e0 ces v\'9cux que, conform\'e9ment aux Lettres Apostoliques, ils ont offerts \'e0 notre Dieu et Cr\'e9
ateur, mais dont on parlera cependant dans cette sixi\'e8me Partie, afin de les expliquer et recommander davantage. Ce qui concerne le v\'9cu de chastet\'e9 ne demande pas d'interpr\'e9tation(1), car on voit clairement combien elle doit \'ea
tre parfaitement gard\'e9e, en s'effor\'e7ant d'imiter la puret\'e9 ang\'e9lique par la puret\'e9 du corps et de notre esprit. Cela \'e9tant suppos\'e9, on parlera de la sainte ob\'e9issance. Tous chercheront s\'e9rieusement \'e0 l'observer et \'e0
 s'y distinguer, non seulement dans les choses obligatoires, mais encore dans les autres, bien que l'on ne voie rien d'autre qu'un signe de la volont\'e9 du Sup\'e9rieur, sans aucun ordre expr\'e8s. Ils doivent avoir devant les yeux Dieu notre Cr\'e9
ateur et Seigneur, en raison de qui on ob\'e9it \'e0 un homme; et on doit s'efforcer d'agir avec un esprit d'amour et non avec le trouble n\'e9 de la crainte; en sorte que nous nous appliquions avec constance \'e0 n'omettre aucun poi
nt de perfection que nous pourrions atteindre par la gr\'e2ce divine dans l'enti\'e8re observation de toutes les Constitutions et de la mani\'e8re propre de notre Institut [A], et que, avec un tr\'e8
s grand soin, nous tendions tous les ressorts de nos forces \'e0 pratiquer cette vertu d'ob\'e9issance, au Souverain Pontife d'abord, ensuite aux Sup\'e9rieurs de la Compagnie. Ainsi, dans toutes les choses auxquelles, avec la charit\'e9, l'ob\'e9
issance peut s'\'e9tendre [B], serons-nous tr\'e8s prompts \'e0 r\'e9pondre \'e0 sa voix, comme si elle venait du Christ notre Seigneur (puisque c'est \'e0 celui qui tient sa place, et par amour et r\'e9v\'e9rence envers lui, que nous ob\'e9
issons), laissant toute chose sans m\'eame l'achever, jusqu'\'e0 une simple lettre que nous avons commenc\'e9e, appliquant toute l'intention et toutes les forces dans le Seigneur pour que la sainte ob\'e9issance soit toujours parfaite en tout, dans l'ex
\'e9cution, dans la volont\'e9 et dans l'intelligence [C]. Nous ob\'e9irons \'e0 tout ce qui nous sera command\'e9 avec beaucoup d'empressement, de joie spirituelle et de pers\'e9v\'e9rance, nous persuadant que tout est juste, et renon\'e7
ant, par une sorte d'ob\'e9issance aveugle, \'e0 toute opinion et \'e0 tout jugement personnels contraires, et cela du moins dans tout ce qui est d\'e9cid\'e9 par le Sup\'e9rieur l\'e0 o\'f9 l'on ne peut d\'e9celer (comme on l'a dit) aucune esp\'e8ce de p
\'e9ch\'e9(2). Et chacun se persuadera que ceux qui vivent sous l'ob\'e9issance doivent se laisser mener et diriger par la divine Providence au moyen des Sup\'e9rieurs, comme s'ils \'e9taient un cadavre qui se laisse mener n'importe o\'f9 e
t traiter n'importe comment, ou comme le b\'e2ton d'un vieillard que celui qui le tient dans sa main utilise n'importe o\'f9 et pour n'importe quel usage auquel il voudrait l'employer. C'est ainsi, en effet, que celui qui ob\'e9it doit ex\'e9cuter all\'e8
grement tout ce \'e0 quoi le Sup\'e9rieur veut l'employer pour aider tout le corps de l'Ordre, en tenant pour certain qu'il se conformera par l\'e0 \'e0 la volont\'e9 divine, plus que par toute autre chose qu'il pourrait faire en suivant sa volont\'e9
 propre et un jugement diff\'e9rent(3).
\par 
\par (1) Expliqu\'e9 : NC 144-148.
\par (2) Expliqu\'e9 : NC 154. (Pour les cas de conflit de conscience).
\par (3) Expliqu\'e9 : NC 152, 153.
\par 
\par 
\par 
\par \~[548]
\par 
\par A. Ces premi\'e8res d\'e9clarations qui sont promulgu\'e9es en m\'eame temps que les Constitutions ont la m\'eame autorit\'e9 que celles-ci. Il faut donc apporter le m\'eame soin \'e0 l'observation des unes et des autres.
\par 
\par 
\par 
\par \~[549]
\par 
\par B. Telles sont toutes celles o\'f9 il n'y a aucun p\'e9ch\'e9 manifeste.
\par 
\par 
\par 
\par \~[550]
\par 
\par C. L'ob\'e9issance, pour ce qui concerne l'ex\'e9cution, est pratiqu\'e9e quand on accomplit ce qui a \'e9t\'e9 ordonn\'e9; pour ce qui concerne la volont\'e9, quand celui qui ob\'e9it veut la m\'ea
me chose que celui qui commande; pour ce qui concerne l'intelligence, quand il a le m\'eame sentiment que celui qui commande, et qu'il estime que ce qui est ordonn\'e9 est bien ordonn\'e9. Et l'ob\'e9issance est imparfaite quand, mise \'e0 part l'ex\'e9
cution, il n'y a pas cet accord d'une m\'eame volont\'e9 et d'un m\'eame sentiment entre celui qui commande et celui qui ob\'e9it.
\par 
\par 
\par 
\par \~[551]
\par 
\par 2. De m\'eame on recommandera beaucoup \'e0 tous qu'ils montrent une grande r\'e9v\'e9rence, surtout int\'e9rieurement, envers leurs Sup\'e9rieurs, consid\'e9rant et r\'e9v\'e9rant en eux j\'e9sus Christ, et les aimant en lui de tout leur cour comme des p
\'e8res; ainsi agiront-ils en toute chose dans un esprit de charit\'e9, si bien qu'ils ne leur cacheront rien de leur vie ext\'e9rieure ou int\'e9rieure ; bien plut\'f4t, ils doivent d\'e9sirer que les Sup\'e9
rieurs aient connaissance de tout pour qu'ils puissent mieux les diriger dans la voie du salut et de la perfection. C'est pourquoi, une fois par an et en outre toutes les fois o\'f9 cela para\'eetra bon au Sup\'e9rieur, tous, aussi bien Prof\'e8
s que Coadjuteurs form\'e9s, devront \'eatre pr\'eats \'e0 lui ouvrir leur conscience, [en confession](4) ou en secret(5) ou d'une autre mani\'e8re, en raison de la grande utilit\'e9 qu'il y a \'e0 cela, comme il a \'e9t\'e9
 dit dans l'Examen. [Ils seront pr\'eats aussi \'e0 faire, \'e0 celui que le Sup\'e9rieur aura d\'e9sign\'e9 \'e0 sa place, une confession g\'e9n\'e9rale \'e0 partir de la derni\'e8re qu'ils auront faite](6).
\par 
\par (4) Abrog\'e9 par la 34e C.G. (Comme cons\'e9quence de CIC 984 \'a7 2 et CCEO 734 \'a7 2, dans la mesure o\'f9 la manifestation de conscience ainsi faite est directement oppos\'e9e \'e0 la fin qui est d\'e9finie dans l'Examen [92]).
\par (5) (Cf. NC 155 \'a7 2). 
\par (6) Abrog\'e9. (Cf. [200] note 23).
\par 
\par 
\par 
\par \~[552]
\par 
\par 3. Tous auront recours \'e0 leur Sup\'e9rieur pour les choses qu'ils auraient \'e0 leur demander; et qu'aucun \'e0 titre personnel, directement ou indirectement, ne demande ou ne fasse demander sans la permission et l'approbation du Sup\'e9rieur une gr
\'e2ce au Souverain Pontife ou \'e0 quelqu'un d'autre ext\'e9rieur \'e0 la Compagnie pour lui-m\'eame personnellement ou pour quelqu'un d'autre. Chacun se persuadera que s'il n'obtient pas ce qu'il d\'e9sire du Sup\'e9rieur ou avec son accord, c'est que c
ela ne lui convient pas pour le service divin; et que, si cela lui convient, il l'obtiendra avec le consentement du Sup\'e9rieur, comme \'e9tant celui qui tient pour lui la place du Christ notre Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 2
\par Ce qui concerne la pauvret\'e9 et ses cons\'e9quences 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[553]
\par 
\par 1. La pauvret\'e9, en tant que mur solide de la vie religieuse, doit \'eatre aim\'e9e et conserv\'e9e dans sa puret\'e9, autant qu'il sera possible avec la gr\'e2ce divine. Or, l'ennemi de la nature humaine, pour
 affaiblir ce rempart et ce refuge (que notre Dieu et Seigneur a inspir\'e9 aux Instituts religieux contre celui-ci et contre les autres adversaires de la perfection religieuse), fait habituellement tout pour qu'on change ce qui a \'e9t\'e9 bien r\'e9gl
\'e9 par les premiers fondateurs au moyen d'explications et d'innovations qui ne sont pas conformes \'e0 leur esprit primitif. Aussi, pour pourvoir au bien de la Compagnie en ce domaine pour ce qui d\'e9
pendra de nous, tous ceux qui y feront profession promettront de ne faire aucune innovation dans les Constitutions en ce qui concerne la pauvret\'e9 [A] \'e0 moins que, d'une certaine mani\'e8
re, ils ne jugent dans le Seigneur devoir la rendre plus stricte(7) en raison des circonstances.
\par 
\par (7) (Cf. NC 137).
\par 
\par 
\par 
\par \~[554]
\par 
\par A. Innover en mati\'e8re de pauvret\'e9, c'est se rel\'e2cher pour admettre des revenus ou quelque possession pour l'usage personnel ou pour la sacristie, ou pour la fabrique, ou pour une autre fin, hors le cas des coll\'e8
ges et des maisons de probation(8). Et, pour qu'on ne change pas les Constitutions en un point qui a une si grande importance, chacun, apr\'e8s sa profession, promettra, en pr\'e9sence du Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral et de ceux qui seront pr\'e8
s de lui, et offrira en pr\'e9sence de notre Cr\'e9ateur et Seigneur de ne jamais consentir \'e0 changer ce qui touche \'e0 la pauvret\'e9 dans les Constitutions, ni dans une Congr\'e9gation r\'e9unissant toute la Compagnie, ni en y travaillant par lui-m
\'eame par quelque moyen que ce soit. 
\par 
\par (8) Expliqu\'e9: NC 137, 191 \'a7 1. (Au sujet de la mati\'e8re du v\'9cu de ne pas rel\'e2cher la pauvret\'e9). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[555]
\par 
\par 2. Dans les maisons ou les \'e9glises que la Compagnie acceptera pour aider les \'e2mes, on ne pourra avoir(9) des revenus(10), pas m\'eame en les appliquant \'e0 la sacristie, ou \'e0 la fabrique, ni pour quelque autre raison, en sorte que la Compagn
ie n'en dispose aucunement [B]. Mais elle mettra sa confiance en Dieu seul qu'elle sert par sa gr\'e2ce et qui, sans qu'on ait aucun revenu, nous pourvoira de tout ce qui convient pour sa plus grande louange et sa plus grande gloire.
\par 
\par (9) Modifi\'e9 : NC 191. (La distinction ayant \'e9t\'e9 faite entre les communaut\'e9s consacr\'e9es \'e0 l'apostolat et les \'e9glises, d'une part, et les institutions apostoliques, d'autre part, ces communaut\'e9s et les \'e9glises sont soumises au r
\'e9gime qui est pr\'e9vu dans les Constitutions pour les maisons; mais les institutions apostoliques suivent le r\'e9gime des coll\'e8ges. Les s\'e9minaires des N\'f4tres gardent leur r\'e9gime propre de pauvret\'e9
, que suivent aussi les maisons ou infirmeries pour les P\'e8res et Fr\'e8res \'e2g\'e9s ou malades).
\par (10) Expliqu\'e9 : NC 191 \'a71. (32' C.G. d. 12 n. 41 a d\'e9fini en termes faisant autorit\'e9 quels revenus sont interdits aux communaut\'e9s apostoliques). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[556]
\par 
\par B. Si un des fondateurs des maisons ou des \'e9glises voulait laisser des revenus pour la fabrique, cela ne serait pas contraire \'e0 la pauvret\'e9
 de la Compagnie, pourvu que la Compagnie n'en ait pas la libre disposition et que ce ne soit pas pour elle cause de poursuite en justice \'e0 leur sujet (bien qu'elle ait \'e0 veiller \'e0 ce que celui qui en est charg\'e9 fasse son devoir).
\par 
\par 
\par 
\par \~[557]
\par 
\par 3. [C] Les Prof\'e8s, quand ils ne sont pas envoy\'e9s \'e0 l'ext\'e9rieur, vivront d'aum\'f4nes(11) dans les maisons. [Ils n'auront pas la charge ordinaire de Recteur des coll\'e8ges ou des universit\'e9s](12) (\'e0 moins que cela ne soit n\'e9
cessaire ou de grande utilit\'e9 pour celles-ci), et n'useront pas dans les maisons des revenus des coll\'e8ges(13) [D].
\par 
\par (11) Expliqu\'e9 : NC 181-187. (31e C.G. d. 18 nn. 15-16 a d\'e9clar\'e9 en des termes faisant autorit\'e9 que, en plus des aum\'f4nes et de certains revenus, le fruit ou la r\'e9mun\'e9ration du travail \'e9tait une source l\'e9gitime des biens mat\'e9
riels n\'e9cessaires \'e0 la vie et \'e0 l'apostolat des N\'f4tres).
\par (12) Abrog\'e9. (Cf. [421] note 32).
\par (13) (Cependant demeure la concession accord\'e9e par Jules III - "Sacr\'e6 religionis" - en faveur des Prof\'e8s et des Coadjuteurs form\'e9s \'e2g\'e9s et malades : cf. NC 196 \'a7 2. En outre, ceux qui se consacrent \'e0 la formation des N\'f4
tres peuvent vivre des revenus des coll\'e8ges et des maisons de probation ; cf. NC 197, 205, 1\'b0).
\par 
\par 
\par 
\par \~[558]
\par 
\par C. Quand on dit que les Prof\'e8s n'habitent pas dans les coll\'e8ges, cela s'entend: en y demeurant longtemps; mais, en se rendant ailleurs, ils peuvent y demeurer un jour ou le temps qu
i convient. Ils pourraient aussi y habiter longtemps, quand ce serait n\'e9cessaire ou utile pour le bien du coll\'e8ge lui-m\'eame ou de l'universit\'e9 : par exemple, quand ils seraient n\'e9cessaires pour la direction des \'e9
tudes, ou s'ils y enseignaient, ou s'ils \'e9taient l\'e0 pour les exercices spirituels de la confession et de la pr\'e9dication, pour d\'e9charger les Scolastiques qui devraient le faire ou suppl\'e9er \'e0 ce que ceux-ci ne peuvent faire, ou s'ils y 
\'e9taient envoy\'e9s pour visiter et diriger ces coll\'e8ges ou universit\'e9s; ou encore quand il semblerait que cela serait n\'e9cessaire ou utile pour le bien universel, si, par exemple, quelqu'un s'y retirait quelque temps pour \'e9
crire, avec permission expresse du Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral.
\par 
\par 
\par 
\par \~[559]
\par 
\par D. Les choses de minime importance sont compt\'e9es pour rien. Et ainsi on pr\'e9cise, pour enlever les scrupules, que lorsque celui qui passe par un coll\'e8ge et a besoin d'un viatique re\'e7oit du Recteur de ce coll\'e8ge un viatique et une aum\'f4
ne, il peut l'accepter; ou lorsque les coll\'e8ges suppl\'e9ent \'e0 certaines d\'e9penses que, s'ils ne les faisaient pas, les maisons feraient si elles le pouvaient, par exemple en donnant des v\'eatements et un viatique \'e0 ceux qui sont envoy\'e9
s des maisons dans les coll\'e8ges; bien que cela soit, ou paraisse \'eatre, aider une maison, ce n'est pas contraire \'e0 l'esprit de cette constitution qui d\'e9fend que les maisons ne soient aid\'e9es par les revenus des coll\'e8
ges pour la nourriture, le v\'eatement ou les autres d\'e9penses qui leur sont propres. De m\'eame on entend aussi qu'il n'est pas contraire \'e0 la constitution que les malades ou les bien-portants des maisons prennent quelque r\'e9cr\'e9
ation dans un jardin du coll\'e8ge, pourvu qu'ils ne soient pas \'e0 la charge du coll\'e8ge tant qu'ils appartiennent aux maisons. Et on peut juger de m\'eame pour les cas semblables.
\par 
\par 
\par 
\par \~[560]
\par 
\par 4. Les Coadjuteurs, aussi longtemps qu'ils seront dans les maisons qui vivent d'aum\'f4nes, vivront eux aussi de la m\'eame mani\'e8re. Dans les coll\'e8ges, s'ils sont Recteurs ou professeurs, ou bien sont d'une autre mani\'e8re utiles \'e0 ces m\'ea
mes coll\'e8ges dans des choses n\'e9cessaires ou convenant particuli\'e8rement, ils vivront comme les autres des revenus des coll\'e8ges, aussi longtemps que les coll\'e8ges auront besoin d'eux. Lorsqu'ils auront cess\'e9 d'\'eatre utiles aux coll\'e8
ges, ils cesseront d'y habiter, et ils habiteront dans les maisons de la Compagnie, comme on l'a dit au sujet des Prof\'e8s.
\par 
\par 
\par 
\par \~[561]
\par 
\par 5. Ce ne sont pas seulement des revenus, mais aussi des propri\'e9t\'e9s, qu'elles soient individuelles ou communes, que les maisons ou les \'e9glises de la Compagnie ne peuvent avoir(14
) [E], en dehors de ce qui, pour leur habitation et leur usage, leur serait n\'e9cessaire ou conviendrait particuli\'e8
rement; on estimerait que ce serait le cas si on acceptait, pour les convalescents ou pour ceux qui se retirent loin de la foule des hommes en vue de s'adonner aux choses spirituelles, un endroit s\'e9par\'e9
 de l'habitation commune, qui jouirait d'un climat plus sain et d'autres avantages. Mais alors, ce lieu sera tel qu'on ne le loue pas \'e0 d'autres et qu'il ne donne pas des fruits qui pourraient \'eatre source de revenus [F]. 
\par 
\par (14) Expliqu\'e9 : NC 190. (Au sujet des biens et des droits concernant les institutions apostoliques, dont les communaut\'e9s peuvent \'eatre le sujet juridique, en sorte pourtant que ni les capitaux ni les revenus des institutions puissent \'ea
tre utilis\'e9s pour l'\'e9molument des N\'f4tres ou des communaut\'e9s, \'e0 l'exception de la r\'e9mun\'e9ration approuv\'e9e pour le travail qui y est fait et pour les services rendus cf. NC 190 \'a7 2).
\par 
\par 
\par 
\par \~[562]
\par 
\par E. En effet, comme le dit la Lettre Apostolique, la Compagnie n'aura pas de droit civil pour aucun bien stable, sauf pour ce qui serait opportun pour son habitation et son usage(15). La Compagnie sera donc tenue de se d\'e9faire le plus t\'f4
t possible de tout bien stable qui lui aurait \'e9t\'e9 donn\'e9, et de le vendre pour sub
venir aux besoins des pauvres de la Compagnie ou du dehors. Cependant, il n'est pas exclu pour autant de tenir compte du moment opportun pour vendre. Et il faut entendre cela ainsi: lorsque ce bien stable n'est pas n\'e9
cessaire pour l'usage de la maison, comme l'un de ceux dont il a \'e9t\'e9 question plus haut. Quant aux biens mobiliers, comme l'argent, les livres ou ce qui concerne la nourriture et le v\'eatement, la Compagnie peut en avoir la propri\'e9t\'e9
 en commun pour son usage(16).
\par 
\par (15) Modifi\'e9 : NC 203-205. (La Compagnie, les Provinces et les R\'e9gions, m\'eame d\'e9pendantes, en tant qu'entit\'e9s distinctes des communaut\'e9s et des institutions apostoliques, peuvent poss\'e9der des biens, m\'ea
me productifs, et percevoir des revenus stables et d\'e9termin\'e9s, dans les limites ici d\'e9finies).
\par (16) (II faut cependant remarquer que les biens de chaque communaut\'e9 lui sont propres et distincts des biens de la Compagnie, de la Province et aussi des autres communaut\'e9s ; cf. IV' P. ch. 2 n. 5 [326] VIe P. ch. 2 n. 5 [561]).
\par 
\par 
\par 
\par \~[563]
\par 
\par F. Ce serait le cas, par exemple, si les propri\'e9t\'e9s dont on a parl\'e9 produisaient du vin, de l'huile ou du bl\'e9, ou si l'on vendait les fruits ou les l\'e9gumes des jardins; rien de cela n'est licite. Mais on pourra profiter de la r\'e9
colte ou d'une partie de celle-ci pour l'usage de la maison. Si, cependant, la Compagnie avait un jardinier ou un la\'efc charg\'e9 des jardins ou des champs que poss\'e9
deraient ces maisons, on ne devrait pas non plus lui interdire d'en faire ce qui semble convenir pour son utilit\'e9 personnelle, pourvu que, dans de tels cas, aucun profit ne revienne ni aux maisons ni \'e0 des membres de la Compagnie. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[564]
\par 
\par 6. Bien qu'il soit louable d'inciter \'e0 de bonnes et saintes \'9cuvres, surtout \'e0 celles qui ont un caract\'e8re perp\'e9tuel, cependant, en vue d'une plus grande \'e9dification, aucun membre de la Compagnie ne doit ni ne peut inciter quiconque \'e0
 laisser, aux maisons ou aux \'e9glises de cette m\'eame Compagnie, des aum\'f4nes ayant un caract\'e8re perp\'e9tuel. Si certains en laissaient de leur propre initiative, on n'acquerra aucun droit civil de les r\'e9
clamer en justice; mais qu'on les donne quand la charit\'e9 y pousse \'e0 cause de Dieu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[565]
\par 
\par 7. Tous ceux qui sont sous l'ob\'e9issance de la Compagnie se rappelleront qu'ils doivent donner gratuitement ce qu'ils ont re\'e7u gratuitement [G], sans demander ni accepter aucun honoraire ni aucune aum\'f4ne par quoi on semblerait r\'e9mun\'e9
rer des messes, des confessions, des pr\'e9dications, des cours, des visites ou tout autre service que la Compagnie peut exercer selon notre Institut(17). Ainsi pourra-t-elle, avec une plus grande libert\'e9 et une plus grande \'e9
dification du prochain, avancer dans le service divin.
\par 
\par (17) Expliqu\'e9 : NC 181-187. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[566]
\par 
\par G. Bien que tous ceux qui le veulent puissent aider par des aum\'f4nes la maison ou l'\'e9glise (qu'ils en re\'e7oivent ou non une aide spiri- tuelle), on ne doit toutefois rien accepter \'e0 titre d'honoraires ou d'aum\'f4ne en \'e9
change de ce qu'on leur donne pour le seul service du Christ notre Seigneur, comme si l'on donnait ou recevait une chose en \'e9change d'une autre.
\par 
\par 
\par 
\par \~[567]
\par 
\par 8. Pour \'e9viter toute apparence de cupidit\'e9, sp\'e9cialement dans les saints minist\'e8res que la Compagnie accomplit pour aider les \'e2mes, il n'y aura dans l'\'e9glise aucun tronc o\'f9
 ceux qui y viennent pour les sermons, les messes ou les confessions, et pour d'autres activit\'e9s spirituelles, d\'e9posent habituellement leurs aum\'f4nes.
\par 
\par 
\par 
\par \~[568]
\par 
\par 9. Pour la m\'eame raison, on n'offrira pas ces petits cadeaux qu'on a coutume d'offrir \'e0 des personnes de haut rang pour en obtenir de plus grands. Et les N\'f4
tres ne prendront pas l'habitude d'aller visiter ces hommes importants, sauf s'ils y sont conduits par un saint z\'e8le en vue d'\'9cuvres pies, ou quand ils sont tellement li\'e9
s par une profonde bienveillance dans le Seigneur qu'il semble qu'un tel service leur soit d\'fb de temps en temps. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[569]
\par 
\par 10. Ils seront pr\'eats \'e0 mendier de porte en porte, quand l'ob\'e9issance ou la n\'e9cessit\'e9 l'exige. Un ou plusieurs seront d\'e9sign\'e9s pour demander des aum\'f4nes qui fassent vivre ceux de la Compagnie; ils demanderont ces aum\'f4
nes avec simplicit\'e9, pour l'amour de notre Seigneur. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[570]
\par 
\par 11. De m\'eame qu'on ne peut garder aucune chose personnelle \'e0 la maison, de m\'eame ne le peut-on \'e0 l'ext\'e9rieur, chez d'autres personnes [H]. Et chacun se contentera de ce qui lui sera donn\'e9 des biens communs, pour ce qui est n\'e9
cessaire ou convient \'e0 son usage, en supprimant ce qui est superflu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[571]
\par 
\par H. Cela s'entend de fa\'e7on absolue pour les Prof\'e8s et les Coadjuteurs form\'e9s. Mais, pour les Scolastiques et ceux qui n'ont pas encore achev\'e9 leur temps de probation, cela doit s'entendre des choses qui sont actuellement \'e0
 leur disposition. Ils ne doivent avoir aucune de celles-ci sans que le Sup\'e9rieur le sache et l'approuve. Mais cela ne concerne pas les biens qu'ils ont \'e9
ventuellement au loin, sous forme de maisons ou d'autres choses; cependant, pour ce qui est de ces biens, ils devront \'eatre pr\'eats \'e0 s'en d\'e9faire, le jour o\'f9 le Sup\'e9rieur le jugera bon(18), comme on l'a dit dans l'Examen.
\par 
\par (18) Expliqu\'e9 : NC 32. (Cf. [254] note 5).
\par 
\par 
\par 
\par \~[572]
\par 
\par 12. Pour que soit mieux gard\'e9e la puret\'e9 de la pauvret\'e9, ainsi que la tranquillit\'e9 qu'elle apporte avec elle, non seulement les individus, Prof\'e8s ou Coadjuteurs form\'e9s, n'auront pas la capacit\'e9 d'h\'e9
riter, mais ni les maisons, ni les \'e9glises, ni les coll\'e8ges ne le pourront pour le compte de ceux-ci. Ainsi, en effet, en coupant court \'e0 tout proc\'e8s et \'e0 toute controverse, on conservera mieux la charit\'e9
 envers tous, pour la gloire de Dieu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[573]
\par 
\par 13. Lorsque le Souverain Pontife ou le Sup\'e9rieur enverra les Prof\'e8s et les Coadjuteurs travailler dans la vigne du Seigneur, ceux-ci ne pourront demander aucun viatique, mais ils s'offriront g\'e9n\'e9reusement, pour \'eatre envoy\'e9
s selon ce qui leur para\'eetra devoir \'eatre pour une plus grande gloire de Dieu [I].
\par 
\par 
\par 
\par \~[574]
\par 
\par I. C'est-\'e0-dire \'e0 pied ou \'e0 cheval, avec ou sans argent. Et ils devront \'eatre totalement pr\'eats \'e0 faire ce que celui qui les envoie jugera convenir davantage et devoir \'eatre pour une plus grande \'e9dification universelle.
\par 
\par 
\par 
\par \~[575]
\par 
\par 14. Pour agir, dans ce domaine aussi, d'une mani\'e8re qui soit en accord avec la pauvret\'e9 requise, [il n'y aura ordinairement dans les maisons de la Compagnie aucune monture \'e0 l'usage de quelqu'un de la Compagnie (Sup\'e9rieur ou subordonn\'e9
)](19) [K].
\par 
\par (19) Abrog\'e9 par la 34e C.G. (Cela n'a pas d'application dans les circonstances actuelles; cependant le motif mis ici en avant peut \'eatre appliqu\'e9 aux moyens modernes de voyager; cf. NC 178). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[576]
\par 
\par K. A moins que ce ne soit en raison d'une maladie chronique ou d'une urgente n\'e9cessit\'e9 par suite d'affaires publiques, sp\'e9cialement dans de grandes agglom\'e9rations. On doit alors en effet tenir davantage compte du bien universel et de la sant
\'e9 des N\'f4tres, que de l'usage pour un temps limit\'e9 ou non de ce moyen, ou que du fait d'aller \'e0 pied ou de se faire transporter; on consid\'e9rera toujours ce qui est n\'e9cessaire et honn\'eate, et en aucune mani\'e8re ce qui rel\'e8
ve de l'ostentation. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[577]
\par 
\par 15. De m\'eame, pour le v\'eatement on observera trois choses: premi\'e8rement, il sera d\'e9cent; deuxi\'e8mement, il sera adapt\'e9 aux usages du pays o\'f9 l'on vit [L]; troisi\'e8mement, il ne sera pas en opposition avec la profession de pauvret\'e9
. Il semblerait que lui serait contraire le fait de porter des v\'eatements de soie ou des \'e9toffes de prix [M]; il faut s'en abstenir pour qu'en tout on tienne compte comme il se doit de l'humilit\'e9
 et de l'abaissement, pour une plus grande gloire de Dieu. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[578]
\par 
\par L. Ou, au moins, il ne doit pas tout \'e0 fait s'en \'e9carter.
\par 
\par 
\par 
\par \~[579]
\par 
\par M. Cela s'entend pour ceux que la maison pourvoit de v\'eatements neufs; mais rien ne s'oppose \'e0 ce que ceux qui entrent dans la Compagnie, s'ils sont venus v\'eatus d'\'e9toffes de prix ou de choses semblables, ne puissent les porter. Rien n'emp\'ea
che non plus que quelqu'un porte, dans telle circonstance ou en cas de n\'e9cessit\'e9, des v\'eatements meilleurs mais d\'e9cents; cependant, on ne doit pas les utiliser comme v\'eatements ordinaires. On doit, n\'e9anmoins, consid\'e9rer que tous
 ne jouissent pas des m\'eames forces naturelles, ni de la sant\'e9 physique, ni de l'\'e2ge qui la favorise; c'est donc en tenant compte du plus grand bien particulier de telles personnes et du bien g\'e9n\'e9ral de beaucoup d'autres, qu'on doit con- sid
\'e9rer cela et y pourvoir autant que l'on peut, pour une plus grande gloire de Dieu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[580]
\par 
\par 16. Pour ce qui concerne la nourriture, le sommeil ou l'usage des autres choses n\'e9cessaires ou utiles \'e0 l'existence, tout sera ordinaire et nullement diff\'e9rent de ce que jugera le m\'e9decin de l'endroit [N] o\'f9
 l'on vit, de telle sorte que ce que chacun en retranchera sera retranch\'e9 par d\'e9votion et non par obligation. Cependant, on tiendra toujours compte de l'humilit\'e9, de la pauvret\'e9 et de l'\'e9dification spirituelle que nous devons t
oujours avoir devant les yeux dans le Seigneur(20).
\par 
\par (20) (Cf. NC 176179).
\par 
\par 
\par 
\par \~[581]
\par 
\par N. Dans les cas particuliers, si une chose est plus ou moins n\'e9cessaire, selon les circonstances propres aux personnes, il sera laiss\'e9 au discernement de ceux qui sont leurs responsables d'y pourvoir de la mani\'e8re qui conviendra pour eux.
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 3
\par Ce dont doivent s'occuper et ce dont doivent s'abstenir
\par ceux qui sont dans la Compagnie 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[582]
\par 
\par 1. Si l'on tient compte du temps que l'on prend et de l'approbation de vie que l'on exige pour ceux qui sont admis dans la Compagnie \'e0 la profession ou comme Coadjuteurs form\'e9s, on estime qu'ils seront \'e0 coup s\'fb
r des hommes spirituels et qui auront assez avanc\'e9 dans la voie du Christ notre Seigneur pour pou voir y courir, autant que le permettront leurs capacit\'e9s physiques et les occupations ext\'e9rieures de la charit\'e9 et de l'ob\'e9
issance. Aussi ne semble-t-il pas qu'il y ait \'e0 leur prescrire d'autre r\'e8gle que celle qui leur sera dict\'e9e par le discernement de la charit\'e9 [A] pour tout ce qui touche la pri\'e8re, la m\'e9ditation et l'\'e9
tude, ainsi que pour les exercices corporels des je\'fbnes, des veilles et autres choses concernant l'aust\'e9rit\'e9 et la p\'e9nitence corporelle, pourvu que le confesseur soit toujours consult\'e9 et que, en cas de doute sur ce qui convient, on en r
\'e9f\'e8re au Sup\'e9rieur(21). On dira pourtant ceci, d'une mani\'e8re g\'e9n\'e9rale: on sera attentif \'e0 ce que les exc\'e8s dans ce domaine n'affaiblissent pas tellement l
es forces du corps et ne les retiennent pas tellement de temps qu'ensuite ils ne puissent pas se consacrer suffisamment \'e0 l'aide spirituelle du prochain, conform\'e9ment \'e0 notre Institut; \'e0 l'inverse, on veillera \'e0
 ce qu'il n'y ait pas non plus un si grand rel\'e2chement en ces choses que la ferveur de l'esprit se refroidisse et que s'\'e9chauffent les passions humaines et basses.
\par 
\par (21) Expliqu\'e9 : NC 225.
\par 
\par 
\par 
\par \~[583]
\par 
\par A. Si, pour certains, on vient \'e0 juger qu'il convient de leur prescrire un temps d\'e9termin\'e9, afin d'\'e9viter qu'ils en fassent trop ou trop peu dans les exercices spirituels, le Sup\'e9rieur pourra le faire. Il en va de m\'ea
me pour l'usage des autres moyens; si le Sup\'e9rieur, sans laisser la chose au bon plaisir de chacun en particulier, jugeait pleinement qu'il faut user de tel moyen, il agira selon ce qu'il jugera convenir dans le Seigneur. Quant au subordonn\'e9
, il aura \'e0 embrasser avec une enti\'e8re d\'e9votion ce qui lui aura \'e9t\'e9 prescrit.
\par 
\par 
\par 
\par \~[584]
\par 
\par 2. La fr\'e9quentation des sacrements sera fortement recommand\'e9e. On ne doit pas diff\'e9rer au-del\'e0 de huit jours la communion ou la c\'e9l\'e9bration de la messe, sans raisons jug\'e9es l\'e9gitimes par le Sup\'e9
rieur(22). [Tous se confesseront au confesseur qui leur aura \'e9t\'e9 d\'e9sign\'e9](23) , ou sinon conform\'e9ment aux ordres que chacun re\'e7oit du Sup\'e9rieur.
\par 
\par (22) Modifi\'e9 : NC 227, la pratique sacramentelle de l'\'c9glise ayant \'e9t\'e9 chang\'e9e. (Cf. CIC 663 \'a7 2,664; CCEO 473,474). 
\par (23) Abrog\'e9 par le droit universel de l'\'c9glise. CIC 630 \'a7 1; CCEO 473 \'a7 2, 2\'b0; 474 \'a7 2. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[585]
\par 
\par 3. Parmi les r\'e8gles particuli\'e8res observ\'e9es dans la maison o\'f9 ils se trouvent, ils doivent s'efforcer d'observer la partie qui les concerne et qui leur est impos\'e9e selon le jugement du Sup\'e9rieur, soit pour leur progr\'e8s ou leur \'e9
dification personnelle, soit aussi pour celle des autres parmi lesquels ils se trouvent.
\par 
\par 
\par 
\par \~[586]
\par 
\par 4. Parce que les occupations qu'on prend pour aider les \'e2mes sont de grande importance, qu'elles sont propres \'e0 notre Institut et tr\'e8s nombreuses, et que d'autre part notre s\'e9jour en tel ou tel lieu est pr\'e9caire, les N\'f4
tres n'auront pas l'office du ch\'9cur pour les heures canoniales ni pour chanter des messes ou d'autres offices [B]; car pour ceux que leur d\'e9votion pousserait \'e0 les entendre, il y aura abondance de lieux o\'f9 ils satisfassent leur d\'e9
sir. Quant aux N\'f4tres, il convient qu'ils s'occupent de ce qui est davantage propre \'e0 notre vocation, pour la gloire de Dieu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[587]
\par 
\par B. Si, dans certaines maisons ou dans certains coll\'e8ges, on jugeait que cela conviendrait, on pourrait, \'e0 l'heure o\'f9 il doit y avoir dans l'apr\'e8s-midi une pr\'e9dication ou un enseignement, ne dire que les v\'ea
pres pour retenir le peuple avant ces enseignements ou ces pr\'e9dications. On pourrait aussi le faire habituellement les dimanches et jours de f\'eate, sans musique d'orgue ni plain-chant, mais sur un ton qui soit religieux, agr\'e9
able et simple. Et cela, parce que et pour autant que l'on jugerait que le peuple serait par l\'e0 port\'e9 \'e0 fr\'e9quenter davantage les confessions, les sermons et les enseignements, et non pas pour une autre raison. On pourra, sur le m\'eame ton, c
\'e9l\'e9brer l'office des t\'e9n\'e8bres, avec ses c\'e9r\'e9monies, pendant la Semaine Sainte. 
\par Pour les messes plus importantes que l'on dira, quoique simplement lues, il pourra y avoir, en consid\'e9ration de la d\'e9votion et de la convenance, deux servants v\'eatus de surplis, ou un seul, selon ce qui pourra se faire dans le Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[588]
\par 
\par 5. De m\'eame, les hommes de cette Compagnie devant \'eatre toujours pr\'eats \'e0 parcourir n'importe quelles parties du monde o\'f9 ils auront \'e9t\'e9 envoy\'e9s par le Souverain Pontife ou par leurs Sup\'e9rieurs, ils ne doivent pas prendre charge d'
\'e2mes(24), ni non plus de religieuses ou d'autres femmes, quelles qu'elles soient, pour les confesser habituellement ou les diriger(25) ; mais rien ne s'oppose \'e0 ce que l'on entende une fois les confessions dans un monast\'e8re pour des raisons sp
\'e9ciales. 
\par 
\par (24) Expliqu\'e9 : NC 274. (Pour ce qui est de l'acceptation de paroisses).
\par (25) Modifi\'e9 : NC 237.
\par 
\par 
\par 
\par \~[589]
\par 
\par 6. Il ne convient absolument pas non plus qu'on soit oblig\'e9 de dire des messes perp\'e9tuelles dans nos \'e9glises [C], ou d'assurer une charge semblable, ce qui n'est pas compatible avec la libert\'e9 n\'e9cessaire pour notre mani\'e8re de proc\'e9
der dans le Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[590]
\par 
\par C. Pour ce qui est des coll\'e8ges, on traite dans la quatri\'e8me Partie de ce qui peut \'eatre tol\'e9r\'e9 dans ce domaine. Quant aux maisons, il convient absolument qu'elles ne prennent pas une telle charge.
\par 
\par 
\par 
\par \~[591]
\par 
\par 7. Pour que la Compagnie puisse s'employer plus enti\'e8rement aux choses spirituelles conform\'e9ment \'e0 notre Institut, elle s'abstiendra, autant que faire se pourra, des affaires s\'e9culi\'e8res (D] (comme les charges d'ex\'e9
cuteur testamentaire, de mandataire, de procureur dans des affaires civiles ou autres charges de ce genre). Aucune pri\'e8re ne les am\'e8nera \'e0 accepter ces obligations et ils ne se laisseront pas engager dans celles-ci. S'il y a des affaires \'e0
 traiter dans les coll\'e8ges, ceux-ci auront leur procureur qui les traitera et qui d\'e9fendra leurs droits. Si elles concernent les maisons de la Compagnie ou l'ensemble de son corps, afin que celle-ci puisse mieux conserver sa paix, le m\'ea
me procureur, ou un autre [choisi parmi les Coadjuteurs](26), ou quelqu'un ext\'e9rieur \'e0 la Compagnie, ou une famille prenant la maison sous sa protection, pourrait d\'e9fendre les droits de la Compagnie, pour une plus grande gloire de Dieu.
\par 
\par (26) Abrog\'e9 par la 34e C.G. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[592]
\par 
\par D. On observera cela autant que possible, le pouvoir \'e9tant pourtant laiss\'e9 au Sup\'e9rieur d'en dispenser pour un temps en cas de n\'e9cessit\'e9 ou de plus grande importance en vue de la fin que l'on poursuit, qui est le service divin. Ce Sup\'e9
rieur sera le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral ou celui qui aura re\'e7u de lui le pouvoir pour cela. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[593]
\par 
\par 8. Pour la m\'eame raison, et pour \'e9viter des occasions de soucis \'e9trangers \'e0 notre profession, ainsi que pour mieux conserver la paix et les bons rapports entre tous pour une plus grande gloire de Dieu, aucun Prof\'e8
s, ni aucun Coadjuteur, ni non plus aucun Scolastique de la Compagnie ne permettra qu'on l'interroge, non seulement dans des causes criminelles mais m\'eame dans des causes civiles [E], sans la permission du Sup\'e9rieur (\'e0 moins d'y \'ea
tre contraint par qui peut l'y obliger sous peine de p\'e9ch\'e9). Le Sup\'e9rie
ur n'accordera cette permission que dans des causes concernant la religion catholique ou sinon dans des causes pieuses, qui en favorisant l'une des parties ne causent pas de pr\'e9judice \'e0
 l'autre(27). Car le propre de notre Institut est, sans offenser personne autant que possible, d'\'eatre au service du bien de tous dans le Seigneur.
\par 
\par (27) Expliqu\'e9 : NC 239.
\par 
\par 
\par 
\par \~[594]
\par 
\par E. Si le Sup\'e9rieur donnait \'e0 quelqu'un la permission d'\'eatre examin\'e9 dans une cause civile par \'e9gard pour une personne \'e0 qui il ne semble pas possible de le refuser, une restriction sera alors n\'e9cessaire qui interdise d'\'ea
tre interrog\'e9 sur un point criminel ou infamant, s'il venait \'e0 s'en pr\'e9senter. Aucun Sup\'e9rieur, en effet, ne doit donner de permission pour cela.
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 4
\par L'aide apport\'e9e \'e0 ceux qui meurent dans la Compagnie
\par et les suffrages apr\'e8s la mort 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[595]
\par 
\par 1. De m\'eame que durant toute sa vie, de m\'eame et bien plus dans sa mort, chaque membre de la Compagnie doit s'efforcer et veiller \'e0 ce que notre Dieu et Seigneur J\'e9sus Christ soit glorifi\'e9
 en lui et que soit fait son bon plaisir; que le prochain soit \'e9difi\'e9 au moins par l'exemple de sa patience et de son courage, ainsi que par sa foi vive, son esp\'e9rance et son amour de ces biens \'e9ternels que le Christ notre Seigneur nous a m
\'e9rit\'e9s et acquis par les peines si incomparables de sa vie temporelle et par sa mort(28). Mais parce que la maladie est souvent d'une nature telle qu'elle emp\'eache en grande partie l'usage des forces de l'\'e2me et que ce d\'e9
part de la vie temporelle, \'e0 cause des violentes attaques du d\'e9mon (par lequel il importe souverainement de ne pas \'eatre vaincu) requiert le secours de la charit\'e9 fraternelle, le Sup\'e9rieur sera tr\'e8s attentif, avant que ne soit priv\'e9
 de son jugement celui dont, selon l'avis du m\'e9decin, la vie est en danger, \'e0 ce qu'il se munisse, par la r\'e9ception de tous les saints sacrements, de ces armes que nous a accord\'e9es la divine lib\'e9ralit\'e9
 du Christ notre Seigneur, pour son passage de la vie temporelle \'e0 la vie \'e9ternelle.
\par 
\par (28) (Cf. NC 244 \'a7 4).
\par 
\par 
\par 
\par \~[596]
\par 
\par 2. Il doit aussi \'eatre aid\'e9 par les pri\'e8res tr\'e8s sp\'e9ciales de tous ceux de la maison, jusqu'\'e0 ce qu'il remette son \'e2me \'e0 son Cr\'e9ateur. Outre ceux qui pourront entrer en plus ou moins grand nombre, suivant ce qui para\'ee
tra bon au Sup\'e9rieur [A], quelques-uns doivent \'eatre sp\'e9cialement d\'e9sign\'e9
s pour rendre visite au malade proche de la mort, pour l'assister, l'encourager, lui proposer et lui offrir les secours qui conviennent en un tel moment. Et quand il ne pourra plus \'eatre aid\'e9 par d'autres choses, on le recomm
andera au Seigneur, jusqu'\'e0 ce que celui qui racheta son \'e2me si ch\'e8rement au prix de son sang et de sa vie veuille bien l'accueillir aupr\'e8s de lui au moment o\'f9 elle quitte son corps.
\par 
\par 
\par 
\par \~[597]
\par 
\par A. Si certains malades d\'e9lirent et ont perdu l'usage de la raison (\'e9tat dans lequel tout ce qu'ils disent ne comporte ni culpabilit\'e9 ni m\'e9rite), ou s'il arrivait que certains, dans leur maladie, soient moins \'e9
difiants qu'il conviendrait, il faudrait que les assistent dans ces deux cas un petit nombre d'hommes choisis parmi ceux en qui on a davantage confiance.
\par 
\par 
\par 
\par \~[598]
\par 
\par 3. Apr\'e8s que quelqu'un aura expir\'e9, on gardera son corps de fa\'e7on d\'e9cente, pendant le temps qui convient [B], jusqu'\'e0 sa s\'e9pulture. Ensuite, apr\'e8s qu'on ait r\'e9cit\'e9 l'office selon l'usage, en pr\'e9sence 
des personnes de la maison, on l'enterrera [C]. Le lendemain de sa mort, tous les pr\'eatres de la maison offriront le sacrifice de la messe pour son \'e2me; les autres, par une pri\'e8re sp\'e9ciale, imploreront la cl\'e9
mence divine pour lui; ils continueront \'e0 le faire par la suite suivant l'avis du Sup\'e9rieur et selon la d\'e9votion personnelle de chacun et les obligations que l'on a dans le Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[599]
\par 
\par B. Parfois il pourrait manquer quelques heures pour que cela fasse une journ\'e9e enti\'e8re, lorsque la mauvaise odeur, sp\'e9cialement en p\'e9riode de chaleur, fera juger au Sup\'e9
rieur qu'il y a lieu d'avancer les choses; cependant l'espace de temps ordinaire sera celui qui a \'e9t\'e9 dit.
\par 
\par 
\par 
\par \~[600]
\par 
\par C. L'usage est de dire l'office sur un ton moyennement \'e9lev\'e9 sans chanter, ceux de la maison \'e9tant pr\'e9sents dans l'\'e9glise avec leurs cierges allum\'e9s, etc.
\par 
\par 
\par 
\par \~[601]
\par 
\par 4. On informera aussi les autres membres de la Compagnie l\'e0 o\'f9 le Sup\'e9rieur le jugera opportun, afin qu'y soit c\'e9l\'e9br\'e9 un office semblable, de sorte que la charit\'e9 ne se manifeste pas moins dans le Seigneur envers ceux qui ont quitt
\'e9 la vie qu'envers les vivants.
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 5
\par Les Constitutions n'obligent pas sous peine de p\'e9ch\'e9 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[602]
\par 
\par Le d\'e9sir de la Compagnie est que toutes ces Constitutions, D\'e9clarations et r\'e8gles de vie soient observ\'e9s int\'e9gralement selon notre Institut, sans d\'e9viation en aucune chose. Mais elle d\'e9
sire aussi que tous ses membres soient dans la paix ou du moins soient aid\'e9s \'e0 ne tomber dans le pi\'e8ge d'aucun p\'e9ch\'e9 qui aurait pour cause ces Constitutions ou ces ordonnances. Il nous a sembl\'e9 bon dans le Seigneur que, mis \'e0
 part le v\'9cu expr\'e8s qui lie la Compagnie au Souverain Pontife actuel ou futur, ainsi que les trois autres v\'9cux essentiels de pauvret\'e9, de chastet\'e9 et d'ob\'e9issance, aucune des Constitutions et des D\'e9clarations, ni aucune r\'e8
gle de vie ne puisse obliger sous peine de p\'e9ch\'e9 mortel ou v\'e9niel, \'e0 moins que le Sup\'e9rieur ne les impose au nom de notre Seigneur j\'e9sus Christ ou en vertu de l'ob\'e9
issance; cela pourra se faire pour les choses ou pour les personnes pour lesquelles il jugera que cela convient tout \'e0 fait au bien particulier de chacun ou au bien g\'e9n\'e9ral. Alors la crainte de l'offense fera place \'e0 l'amour et au d\'e9
sir d'une enti\'e8re perfection, d'o\'f9 s'ensuivront une plus grande gloire et une plus grande louange du Christ notre Cr\'e9ateur et Seigneur. }{
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