{\rtf1\ansi\ansicpg1252\uc1 \deff0\deflang1033\deflangfe1036{\fonttbl{\f0\froman\fcharset0\fprq2{\*\panose 02020603050405020304}Times New Roman;}{\f16\froman\fcharset238\fprq2 Times New Roman CE;}{\f17\froman\fcharset204\fprq2 Times New Roman Cyr;}
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\par QUATRI\'c8ME PARTIE
\par 
\par LA FORMATION DANS LES LETTRES ET DANS
\par LES AUTRES MOYENS D'AIDER LE PROCHAIN
\par DE CEUX QUE L'ON GARDE DANS LA COMPAGNIE
\par 
\par 
\par PROLOGUE
\par 
\par 
\par \~[307]
\par 
\par Comme le but directement poursuivi par la Compagnie est d'aider les \'e2mes de ses membres et celles du prochain \'e0 atteindre la fin ultime pour laquelle elles ont \'e9t\'e9 cr\'e9\'e9
es, et comme pour cela, outre l'exemple de la vie, les connaissances et la mani\'e8re de les proposer sont n\'e9cessaires, une fois qu'on verra que chez ceux qui ont \'e9t\'e9 admis en probation a \'e9t\'e9 pos\'e9 le fondement qui convient de l'abn\'e9
gation d'eux-m\'eames et du progr\'e8s requis dans les vertus, il faudra s'occuper de l'\'e9difice des lettres et de la mani\'e8re d'en faire usage, par quoi ils pourront aider \'e0 mieux conna\'eetre et \'e0 mieux servir Dieu notre Cr\'e9
ateur et Seigneur. [A] C'est pour cela que la Compagnie se charge de coll\'e8ges et parfois aussi d'universit\'e9s, o\'f9 ceux qui ont donn\'e9 satisfaction dans les maisons alors qu'ils \'e9taient en probation, mais sont entr\'e9s sans avoir re\'e7
u toutes les connaissances n\'e9cessaires pour notre Institut, seront form\'e9s \'e0 celles-ci, ainsi qu'aux autres moyens qui visent \'e0 aider les \'e2mes. On parlera donc d'abord de ce qui concerne les coll\'e8ges, puis de ce qui concerne les universit
\'e9s, avec l'aide que la divine Sagesse daignera nous donner, pour sa plus grande gloire et louange.
\par 
\par 
\par 
\par \~[308]
\par 
\par A. Comme le but et la fin que vise cette Compagnie est, en parcourant diverses parties du monde par ob\'e9issance au Souverain Vicaire du Christ notre Seigneur ou au Sup\'e9rieur de cette m\'eame Compagnie, de pr\'ea
cher la parole de Dieu, de confesser et d'utiliser tous les autres moyens possibles, avec la gr\'e2ce divine, pour aider les \'e2mes, il nous a paru n\'e9cessaire ou particuli\'e8rement conforme \'e0
 la raison que ceux qui y entreront soient des hommes que leur vie probe et leur connaissance des lettres rendent aptes \'e0 ce minist\'e8re. 
\par Comme ceux qui sont \'e0 la fois vertueux et instruits se trouvent en petit nombre en comparaison des autres, et comme, dans ce petit nombre, la plupart voudraient d\'e9sormais se reposer de leurs travaux pass\'e9s, nous avons compris qu'il serait tr\'e8
s difficile que la Compagnie puisse s'accro\'eetre de tels hommes \'e0 la fois vertueux et lettr\'e9s, tant \'e0 cause des grands travaux que de la grande abn\'e9gation de soi que son Institut requiert. C'est pourquoi il nous a paru, \'e0 nous tous, qui d
\'e9sirions la conserver et l'accro\'eetre pour une plus grande gloire et un plus grand service de notre Dieu et Seigneur, qu'il fallait prendre un autre chemin : \'e0 savoir, admettre des jeunes gens qui, par leur bonne
 conduite et leurs talents, donneraient l'espoir de devenir des hommes \'e0 la fois probes et savants pour travailler dans la vigne du Christ notre Seigneur, et admettre \'e9galement, aux conditions indiqu\'e9es par la Lettre Apostolique, des coll\'e8
ges faisant partie ou non d'universit\'e9s, et, dans le premier cas, que ces universit\'e9s soient confi\'e9es ou non au soin de la Compagnie. De la sorte, en effet, nous sommes persuad\'e9s dans le Seigneur que la divine Majest\'e9
 sera servie si augmentent en nombre et progressent dans les lettres et les vertus ceux qui s'emploient tout entiers \'e0 ce service. 
\par On traitera donc d'abord de ce qui concerne les coll\'e8ges, puis de ce qui concerne les universit\'e9s. Pour ce qui est des coll\'e8ges, on traitera en premier lieu de ce qui concerne les fondateurs; en deuxi\'e8me lieu, de ce qui concerne les coll\'e8
ges fond\'e9s, au plan mat\'e9riel ou temporel; en troisi\'e8me lieu, de ce qui concerne les Scolastiques qui s'y adonnent aux \'e9tudes : leur admission, leur conservation, leur progr\'e8s dans les lettres et les autres moyens \'e0
 promouvoir pour aider le prochain, leur sortie des \'e9tudes; en quatri\'e8me lieu, de ce qui concerne le gouvernement de ces coll\'e8ges.
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 1
\par 
\par Faire m\'e9moire des fondateurs et bienfaiteurs des coll\'e8ges(1)
\par 
\par (1) Tout le premier chapitre 1 [309-319] a \'e9t\'e9 modifi\'e9 en ce qui concerne les applications concr\'e8tes, tout en gardant l'esprit de reconnaissance de la Compagnie envers les fondateurs et les bienfaiteurs: NC 413. 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[309]
\par 
\par 1. Parce qu'il est fort juste que nous r\'e9pondions, pour notre part, \'e0 la d\'e9votion et \'e0 la g\'e9n\'e9rosit\'e9 des ministres dont se sert la divine Bont\'e9 pour fonder et doter les coll\'e8ges, tout d'abord dans tout coll\'e8
ge de notre Compagnie on c\'e9l\'e9brera, chaque semaine et \'e0 perp\'e9tuit\'e9, une messe pour son fondateur et ses bienfaiteurs vivants et morts. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[310]
\par 
\par 2. De m\'eame, une fois au d\'e9but de chaque mois, tous les pr\'eatres qui sont dans le coll\'e8ge devront offrir pour eux, y \'e9tant tenus \'e0 perp\'e9tuit\'e9, le Saint Sacrifice. De plus, chaque ann\'e9e, au jour anniversaire de la remise du coll
\'e8ge entre les mains de la Compagnie, on y c\'e9l\'e9brera une messe solennelle [A] pour le fondateur et les bienfaiteurs, et tous les pr\'eatres qui se trouveront dans ce m\'eame coll\'e8ge offriront ce jour-l\'e0 leur messe \'e0 cette m\'ea
me intention. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[311]
\par 
\par A. Solennit\'e9 veut dire: selon la mani\'e8re qui est en usage dans la Compagnie et dans l'endroit o\'f9 la messe est c\'e9l\'e9br\'e9e.
\par 
\par 
\par 
\par \~[312]
\par 
\par 3. Ce m\'eame jour, on offrira au fondateur, ou \'e0 celui de sa famille qui lui sera le plus proche, ou \'e0 celui que le fondateur aura d\'e9sign\'e9, un cierge en cire [B] portant ses armes ou des figures correspondant \'e0 sa d\'e9votion. Ce cierge t
\'e9moignera de la reconnaissance [C] que la Compagnie doit au fondateur dans le Seigneur. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[313]
\par 
\par B. Si, au lieu o\'f9 un tel coll\'e8ge a \'e9t\'e9 fond\'e9, il n'y avait plus, avec le temps, aucun descendant du fondateur, le cierge pourra \'eatre envoy\'e9 \'e0 un autre lieu o\'f9 se trouverait quelqu'un de sa descendance, ou bien il pourra \'ea
tre d\'e9pos\'e9 sur l'autel o\'f9 est c\'e9l\'e9br\'e9 le divin Sacrifice, au nom et \'e0 la place de ce fondateur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[314]
\par 
\par C. Par un tel cierge est signifi\'e9e la reconnaissance que l'on doit avoir pour les fondateurs, mais non pas un droit de patronage, ni aucun autre droit des fondateurs ou de leurs successeurs sur le coll\'e8ge ou sur ses biens temporels; en ef
fet, il n'y aura rien de tel.
\par 
\par 
\par 
\par \~[315]
\par 
\par 4. D\'e8s que la Compagnie sera entr\'e9e en possession d'un coll\'e8ge, le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral le fera savoir \'e0 toute la Compagnie, pour que tout pr\'eatre dise trois fois la messe pour le fondateur vivant de ce coll\'e8ge et pour le
s bienfaiteurs, afin que le Seigneur, dans sa bont\'e9, les dirige en tout et les comble toujours plus de ses dons. De plus, lorsqu'ils auront quitt\'e9 cette vie [D], le m\'eame Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral, d\'e8s qu'il l'aura appris, fera c\'e9l\'e9
brer par chaque pr\'eatre, dans toute la Compagnie, trois fois la messe pour leur \'e2me. Chaque fois qu'il est dit que les pr\'eatres doivent c\'e9l\'e9brer des messes, tous les autres qui vivent dans les coll\'e8ges et ne sont pas pr\'ea
tres doivent prier \'e0 cette m\'eame intention; car les uns et les autres y sont oblig\'e9s dans le Seigneur au nom de la m\'eame reconnaissance.
\par 
\par 
\par 
\par \~[316]
\par 
\par D. Quand il s'agit de communaut\'e9s ou d'entit\'e9s publiques, qui, elles, ne meurent pas, on dira ces messes pour leurs d\'e9funts, sp\'e9cialement pour ceux \'e0 qui nous devons davantage dans le Seigneur. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[317]
\par 
\par 5. Les fondateurs et bienfaiteurs des coll\'e8ges, en outre, participent de fa\'e7on sp\'e9ciale \'e0 toutes les bonnes \'9cuvres qui, par la gr\'e2ce de Dieu, se font aussi bien dans les coll\'e8ges eux-m\'eames que dans le reste de la Compagnie. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[318]
\par 
\par 6. D'une fa\'e7on g\'e9n\'e9rale [E], la Compagnie se saura sp\'e9cialement li\'e9e, par une obligation de charit\'e9, aux fondateurs et \'e0 leurs proches, pendant leur vie et apr\'e8
s leur mort, en sorte qu'elle leur rende ce qu'il nous sera possible de rendre selon notre humble profession, pour la gloire divine.
\par 
\par 
\par 
\par \~[319]
\par 
\par E. Il conviendra d'observer totalement ce qui a \'e9t\'e9 dit envers ceux qui feront la fondation compl\'e8te d'un coll\'e8ge; pour ceux qui ont seulement donn\'e9 de quoi commencer la fondation, on en observera une partie, celle que le Pr\'e9pos\'e9 G
\'e9n\'e9ral jugera dans le Seigneur devoir \'eatre faite.
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 2
\par 
\par Ce qui concerne les choses temporelles des coll\'e8ges
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[320]
\par 
\par 1. Le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral aura plein pouvoir, au nom de toute la Compagnie, pour accepter les coll\'e8ges qui sont offerts librement \'e0 la Compagnie, afin qu'elle en dispose enti\'e8rement conform\'e9ment \'e0 ses Constitutions. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[321]
\par 
\par 2. Si le fondateur exigeait certaines conditions qui ne sont pas enti\'e8rement conformes \'e0 l'ordre et \'e0 la mani\'e8re de proc\'e9der habituelle dans la Compagnie, c'est encore au G\'e9n\'e9ral, apr\'e8
s avoir entendu l'avis d'autres personnes qu'il jugera mieux appr\'e9cier ces choses, qu'il reviendra de voir si, tout bien pes\'e9, il sera utile pour la Compagnie, en vue de la fin du service divin qu'elle s'est fix\'e9e, d'accepter ou non ce coll\'e8
ge. Mais si, avec le temps, la Compagnie s'apercevait qu'elle s'\'e9tait charg\'e9e par l\'e0 d'un poids, elle pourra pr\'e9senter le cas \'e0 la Congr\'e9gation G\'e9n\'e9rale et d\'e9cider d'abandonner ce coll\'e8ge ou pr\'e9voir d'en all\'e9ger le po
ids ou au moins d'en augmenter les ressources n\'e9cessaires pour porter ce poids. Cependant cela est dit au cas o\'f9 le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral n'aurait pas pourvu lui-m\'eame \'e0 ces inconv\'e9nients avant cette Congr\'e9
gation selon ce qui convient dans le Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[322]
\par 
\par 3. Le pouvoir d'abandonner ou d'ali\'e9ner des coll\'e8ges ou des maisons d\'e9j\'e0 accept\'e9es appartiendra conjointement au Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral et \'e0 la Compagnie [A](2). [C'est, en effet, comme si un membre \'e9tait coup\'e9
 de son corps, et c'est en outre une affaire aux cons\'e9quences durables et de grande importance : il vaut donc mieux qu'on en r\'e9f\'e8re \'e0 la Compagnie tout enti\'e8re](3).
\par 
\par (2) Expliqu\'e9: NC 402 \'a7 3 (Ce pouvoir, maintenant pouvoir ordinaire du G\'e9n\'e9ral, doit \'eatre exerc\'e9 apr\'e8s avoir entendu son Conseil).
\par (3) Abrog\'e9: NC 402 \'a7 3.
\par 
\par 
\par 
\par \~[323]
\par 
\par A. Le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral et la Compagnie d\'e9cideront conjointement si l'on doit abandonner ou garder les coll\'e8ges d\'e9j\'e0 accept\'e9s ou les maisons. [Mais cela peut se faire dans une Congr\'e9gation G\'e9n\'e9
rale, et aussi sans elle, par l'envoi des votes de ceux qui y ont droit](4); et, dans un tel cas, ni la Compagnie ni son G\'e9n\'e9ral ne peuvent donner tout ou partie de ce qui est abandonn\'e9 \'e0 des hommes \'e9trangers \'e0
 la Compagnie. Mais si la Compagnie abandonne la charge qu'elle avait, ceux qui par ailleurs se seront r\'e9serv\'e9 ce pouvoir lors de la fondation pourront, selon leur d\'e9votion, appliquer \'e0 une autre \'9cuvre ce qui aura \'e9t\'e9 abandonn\'e9
. Si cette r\'e9serve n'existe pas, la Compagnie pourra proc\'e9der conform\'e9ment \'e0 son Institut, selon ce qu'elle jugera convenir davantage \'e0 la gloire de Dieu.
\par 
\par (4) (Cf. les deux notes pr\'e9c\'e9dentes).
\par 
\par 
\par 
\par \~[324]
\par 
\par 4. Dans les coll\'e8ges de la Compagnie, on ne doit accepter ni charge d'\'e2mes, ni obligations de messes \'e0 c\'e9l\'e9brer, ni d'autres obligations de ce genre [B], qui habituellement distraient beaucoup des \'e9
tudes et sont un obstacle pour ce qu'on recherche dans les coll\'e8ges en vue du service divin. On ne doit pas non plus les accepter dans les autres maisons ou \'e9glises de la Compagnie professe, qui doit en \'eatre d\'e9gag\'e9e autant qu'
il est possible pour remplir les missions du Si\'e8ge Apostolique et les autres \'9cuvres pour le service de Dieu et l'aide des \'e2mes.
\par 
\par 
\par 
\par \~[325]
\par 
\par B. Ne pas accepter d'obligations, etc. s'entend ainsi: ils ne peuvent pas accepter l'obligation de dire des messes ou d'autres obligations semblables qui sembleraient correspondre \'e0 une rente vers\'e9e. Cependant, on n'estime pas qu'il y ait un inconv
\'e9nient \'e0 accepter quelque obligation facile et limit\'e9e (qui ne serait pourtant pas une charge d'\'e2mes), si une raison suffisante y poussait, sp\'e9cialement si c'\'e9
tait une chose qui causerait peu ou point de distraction et d'occupation. De telles occupations ne sont pas acceptables dans les maisons des Prof\'e8s, puisque celles-ci n'ont aucune rente et que les Prof\'e8s n'y r\'e9sident pas de fa\'e7
on stable. On ne parle pas ici des autres obligations, concernant les cours ou les professeurs; mais celles-ci aussi, on ne les acceptera dans les coll\'e8ges et les universit\'e9s qu'apr\'e8s avoir bien consid\'e9r\'e9 les choses, et pas au-del\'e0
 des limites que le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral jugera convenir pour le bien commun et celui de la Compagnie elle-m\'eame, pour la gloire de notre Dieu et Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[326]
\par 
\par 5. La Compagnie prendra possession des coll\'e8ges, avec les biens temporels qui leur reviennent [C], et y nommera des
 Recteurs qui auront les talents qui conviennent pour cette charge. Ils auront soin de conserver et d'administrer les biens temporels des coll\'e8ges; ils subviendront aux besoins, tant du b\'e2timent que des \'e9
tudiants qui y vivent et de ceux qui se disposent \'e0 y \'eatre re\'e7us [D], et de ceux qui traitent les affaires des coll\'e8ges \'e0 l'ext\'e9rieur [E]. Toute l'administration rel\'e8ve des Recteurs, en sorte qu'ils puissent en rendre compte quand et 
\'e0 qui le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral le d\'e9cidera. Et, comme le G\'e9n\'e9ral ne peut affecter \'e0 son propre usage [F], ni \'e0 celui d'aucun membre de sa famille, ni non plus \'e0 l'usage de la Compagnie professe les biens temporels des coll\'e8
ges, il pourra en exercer la surintendance avec d'autant plus de puret\'e9, pour une plus grande gloire et un plus grand service de Dieu. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[327]
\par 
\par C. La Compagnie exercera pour l'usage de ses Scolastiques, comme le disent les Lettres Apostoliques, l'administration des revenus par l'interm\'e9diaire du Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral ou du Provincial, ou de celui \'e0 qui le G\'e9n\'e9ral aura confi\'e9
 ce soin, en vue de la d\'e9fense et de la conservation des propri\'e9t\'e9s et revenus des coll\'e8ges, m\'eame en justice, quand cela conviendra ou sera n\'e9cessaire. Et il appartiendra aussi au G\'e9n\'e9ral, ou \'e0 ceux \'e0 qui il en aura donn\'e9
 le pouvoir, de recevoir tout ce qui sera donn\'e9 en outre aux coll\'e8ges pour la subsistance de ceux-ci, et pour leur d\'e9veloppement dans les choses temporelles.
\par 
\par 
\par 
\par \~[328]
\par 
\par D. Ceux qui se disposent \'e0 \'eatre envoy\'e9s dans les coll\'e8ges sont ceux qui se trouvent dans les maisons de probation, et ceux qui sont envoy\'e9s aux \'e9tudes en venant des maisons de la Compagnie professe ou des maisons de probation.
\par 
\par 
\par 
\par \~[329]
\par 
\par E. Ceux qui traitent les affaires des coll\'e8ges \'e0 l'ext\'e9rieur: on entend principalement par l\'e0 les procureurs qui traitent des affaires de la Compagnie \'e0 la curie du Souverain Pontife ou d'autres princes. Mais c'est le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n
\'e9ral qui, en gardant la mesure requise, fixera par lui-m\'eame ou par un autre quelle sera la contribution \'e0 ces d\'e9penses et aux autres d\'e9penses n\'e9cessaires.
\par 
\par 
\par 
\par \~[330]
\par 
\par F. Quand on dit que la Compagnie professe ou son Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral ne peut se servir des revenus des coll\'e8ges, on entend par l\'e0, conform\'e9ment \'e0 ce que dit la Lettre Apostolique, que les revenus ne peuvent \'eatre affect\'e9s \'e0
 leur usage personnel. On peut cependant les d\'e9penser \'e0 l'usage de ceux qui sont utiles aux coll\'e8ges, comme sont les administrateurs, les pr\'e9dicateurs, les professeurs, les confesseurs, les visiteurs et les autres Prof\'e8
s ou personnes semblables qui se consacrent au bien spirituel ou temporel de ces coll\'e8ges. On pourrait aussi, en dehors de ce cas, faire de petites d\'e9penses pour tout membre de la Compagnie, en le recevant \'e0
 table un jour, en lui donnant quelque viatique ou autre chose de ce genre, quand il passe par le coll\'e8ge pour aller dans telle ou telle r\'e9gion. Car ce qui est si peu de chose est tenu pour rien. Que l'on se lib\'e8
re donc du scrupule, soit de se comporter de fa\'e7on inhumaine, soit d'agir contre l'intention du Si\'e8ge Apostolique.
\par 
\par 
\par 
\par \~[331]
\par 
\par 6. (5)Dans les coll\'e8ges qui, par leurs propres revenus, peuvent, en plus des ma\'eetres, entretenir douze Scolastiques, pour une plus grande \'e9dification du peuple on ne demandera pas d'aum\'f4
nes, on ne les acceptera pas, ni non plus aucun don qui serait offert [G]. Si les revenus \'e9taient insuffisants pour nourrir ce nombre, on pourrait accepter quelques aum\'f4nes, mais non les demander, sauf si le coll\'e8ge \'e9
tait victime d'une si grande pauvret\'e9 qu'il f\'fbt m\'eame n\'e9cessaire d'en demander, au moins \'e0 quelques personnes. Dans ce cas, en effet, en ayant toujo
urs devant les yeux un plus grand service divin et un plus grand bien universel, on pourra demander des aum\'f4nes et m\'eame mendier de porte en porte, pendant un temps, toutes les fois que la n\'e9cessit\'e9 l'exigerait.
\par 
\par (5) (Les paragraphes [331-332] doivent \'eatre maintenant plut\'f4t entendus dans un sens g\'e9n\'e9ral, \'e0 savoir de ne pas demander des aum\'f4nes qui ne sont pas n\'e9cessaires pour les Coll\'e8ges des N\'f4tres).
\par 
\par 
\par 
\par \~[332]
\par 
\par G. Bien qu'il en soit ainsi, cependant, s'il y avait des bienfaiteurs qui voudraient donner une propri\'e9t\'e9 ou un revenu, on pourrait l'accepter, afin de pouvoir entretenir par l\'e0 un plus grand nombre de Scolastiques et de ma\'ee
tres pour un plus grand service divin.
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 3
\par 
\par Les Scolastiques qui seront plac\'e9s dans les coll\'e8ges
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[333]
\par 
\par 1. Quant aux Scolastiques, pour la formation desquels on accepte des coll\'e8ges, il faudra, avant tout, consid\'e9rer dans le Seigneur quelles qualit\'e9s ils doivent avoir pour y \'eatre envoy\'e9s ou admis. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[334]
\par 
\par 2. Avant tout, aucun de ceux qui tombent sous l'un des cinq emp\'eachements [A] indiqu\'e9s dans la premi\'e8re Partie ne pourra \'eatre plac\'e9 parmi les Scolastiques dans un coll\'e8ge de la Compagnie. Et, en dehors des Coadjuteurs n\'e9
cessaires pour les services ou l'aide du coll\'e8ge, les autres doivent \'eatre tels qu'on puisse esp\'e9
rer raisonnablement qu'ils deviendront des ouvriers aptes pour cultiver la vigne du Christ notre Seigneur par leur exemple et leur science; et plus ils seront dou\'e9s et auront une bonne conduite, plus ils auront de sant\'e9
 pour supporter le travail des \'e9tudes, et plus ils sont aptes et plus rapidement ils peuvent \'eatre envoy\'e9s dans les coll\'e8ges ou admis dans ceux-ci.
\par 
\par 
\par 
\par \~[335]
\par 
\par A. Lorsque quelqu'un a \'e9t\'e9 d\'e9clar\'e9 apte par le Vicaire du Christ \'e0 pouvoir demeurer dans une maison de la Compagnie, on comprendra qu'il est aussi apte \'e0 r\'e9sider dans les coll\'e8ges.
\par 
\par 
\par 
\par \~[336]
\par 
\par 3. De plus, ne sont admis comme Scolastiques approuv\'e9s que ceux qui ont \'e9t\'e9 \'e9prouv\'e9s dans les maisons ou dans les coll\'e8ges eux-m\'eames et qui, apr\'e8s deux ann\'e9es d'exp\'e9riments et de probations, une fois prononc\'e9s les v\'9c
ux avec la promesse d'entrer dans la Compagnie, sont admis pour y passer toute leur vie pour la gloire de Dieu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[337]
\par 
\par 4. En plus de ceux-ci, les \'e9tudes sont accord\'e9es \'e0 certains qui, avant ces deux ans et ces probations, sont envoy\'e9s des maisons dans les coll\'e8ges (parce qu'il semble que cela convient dans le Seigneur), ou qui y sont re\'e7
us; ils ne sont cependant pas consid\'e9r\'e9s comme Scolastiques approuv\'e9s jusqu'\'e0 ce que, une fois achev\'e9es les deux ann\'e9es et leurs v\'9cux prononc\'e9s ainsi que leur promesse [B], ils soient mis au nombre des Scolastiques approuv\'e9s.

\par 
\par 
\par 
\par \~[338]
\par 
\par B. (6) Si dans des coll\'e8ges de la Compagnie, il n'y avait pas un nombre suffisant de Scolastiques ayant promis ou se proposant d'y servir Dieu, il ne sera pas contraire \'e0 notre institut, avec la permission du Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9
ral et pour le temps qui lui semblerait bon, d'admettre d'autres \'e9tudiants pauvres qui n'aient pas cette intention; ceci cependant pour autant qu'il n'y ait pas en eux les emp\'eachements indiqu\'e9s dans la premi\'e8
re Partie, et qu'ils manifestent des dispositions telles qu'on puisse esp\'e9rer qu'ils deviendront de bons ouvriers de la vigne du Christ notre Seigneur, en raison de leur intelligence ou de leur formation dans les lettres, de leur bonne conduite, de l'
\'e2ge requis et des autres dons de Dieu que l'on verrait en eux pour le service divin, qui est la seule chose qui est demand\'e9e chez ceux de la Compagnie et chez ceux du dehors. Ces \'e9tudiants, pour les confessions, les \'e9tudes et la mani\'e8
re de vivre, doivent se conformer \'e0 ce que font les Scolastiques de la Compagnie, bien qu'ils aient un v\'eatement diff\'e9rent et un logement s\'e9par\'e9 dans le m\'eame coll\'e8ge. Ainsi ceux qui suivent l'institut de la Compagnie demeureront \'e0
 part et sans \'eatre m\'e9lang\'e9s aux autres qui ne lui appartiennent pas, bien qu'ils puissent cependant converser avec eux dans la mesure o\'f9 le Sup\'e9rieur jugera que cela convient pour une plus grande \'e9
dification et un plus grand service de notre Dieu et Seigneur. 
\par M\'eame si les N\'f4tres \'e9taient en nombre suffisant, il ne sera pas contraire \'e0 notre Institut qu'on admette dans les coll\'e8ges quelqu'un qui ne se propose pas d'entrer dans la Compagnie, si les accords pass\'e9
s avec les fondateurs le demandent et si l'on pense que, pour la fin que poursuit la Compagnie ou pour d'autres raisons exceptionnelles et tr\'e8s importantes, il est utile d'accepter le coll\'e8ge \'e0 ces conditions. Mais ceux-l\'e0 devraient habiter 
\'e0 part et ne converser, avec la permission du Sup\'e9rieur, qu'avec certaines personnes d\'e9termin\'e9es de la Compagnie d\'e9sign\'e9es pour cela. 
\par De la pauvret\'e9 des \'e9tudiants qui n'appartiennent pas \'e0 la Compagnie sera juge le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral, ou celui \'e0 qui il en aura communiqu\'e9 le pouvoir. Et quelquefois, pour de justes raisons, il semble que rien ne s'oppose \'e0
 ce qu'on puisse admettre des fils d'hommes riches ou nobles, pourvu qu'ils subviennent \'e0 leurs d\'e9penses. 
\par L'\'e2ge convenable semble devoir \'eatre de quatorze \'e0 vingt-trois ans, s'ils ne sont pas avanc\'e9s dans les lettres. Et, en g\'e9n\'e9ral, plus ils sont dot\'e9s des qualit\'e9s qui sont demand\'e9es dans la Compagnie, plus ils seront aptes \'e0 
\'eatre admis. On veillera, cependant, \'e0 se montrer plut\'f4t strict que large pour de tels \'e9tudiants, et l'on fera un choix rigoureux de ceux que l'on accepte en recourant \'e0 un examen sp\'e9cial pour eux avant de les recevoir. 
\par Quelques-uns, mais ils seront assez rares, pourraient \'eatre admis parmi les N\'f4tres pour des raisons particuli\'e8res et jug\'e9es valables par le Sup\'e9rieur. 
\par 
\par (6) (Ceci ne s'appliquera presque jamais aux conditions actuelles).
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 4
\par 
\par La conservation des Scolastiques qui ont \'e9t\'e9 re\'e7us
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[339]
\par 
\par 1. Pour la conservation de ceux qui sont dans les coll\'e8ges en ce qui concerne le corps et les choses ext\'e9rieures, ce qui a \'e9t\'e9 dit dans la troisi\'e8me Partie suffira. On devra cependant porter une attention sp\'e9ciale \'e0
 ce que les Scolastiques n'\'e9tudient pas \'e0 des moments d\'e9favorables pour la sant\'e9, et \'e0 ce qu'ils accordent au sommeil un temps suffisant, et \'e0 ce qu'ils gardent la mesure dans le travail intellectuel. En effet, il arrivera ainsi q
u'ils pourront y pers\'e9v\'e9rer plus longtemps, aussi bien pendant le temps o\'f9 ils apprennent les lettres que lorsqu'ils les mettent en \'9cuvre pour la gloire de Dieu.
\par 
\par 
\par 
\par \~[340]
\par 
\par 2. En ce qui concerne les choses spirituelles, la r\'e8gle sera la m\'eame pour ceux qui sont admis dans les coll\'e8ges et pour ceux qui sont admis dans les maisons, tant qu'ils sont dans les probations. Apr\'e8s la probation, quand ils s'adonnent aux 
\'e9tudes, de m\'eame qu'il faut veiller \'e0 ce que l'ardeur des \'e9tudes n'atti\'e9disse pas en eux l'amour des vertus solides et de la vie religieuse, de m\'eame, pendant ce temps, on ne donnera pas trop de place aux mortifications, aux pri\'e8res et 
\'e0 de longues m\'e9ditations [A]. Car s'appliquer aux lettres, qu'on apprend avec la pure intention du service divin et qui requi\'e8rent d'une certaine fa\'e7on l'homme tout entier, ne sera pas moins agr\'e9able que de se consacrer aux pri\'e8
res, mais au contraire plus agr\'e9able \'e0 notre Dieu et Seigneur pendant le temps des \'e9tudes.
\par 
\par 
\par 
\par \~[341]
\par 
\par A. Si le Recteur jugeait qu'il convenait d'accorder \'e0 quelqu'un en particulier davantage en ces choses, pour des raisons particuli\'e8res, on fera toujours place au discernement.
\par 
\par 
\par 
\par \~[342]
\par 
\par 3. Aussi, en plus de la confession et de la communion qu'ils feront tous les huit jours(7) [B], et de la messe qu'ils entendront chaque jour, pendant une heure ils se consacreront \'e0 la r\'e9citation de l'office de la Tr\'e8s Sainte Vierge, \'e0
 l'examen de leur conscience deux fois par jour, ainsi qu'\'e0 d'autres pri\'e8res selon la d\'e9votion de chacun, jusqu'\'e0 ce que l'heure en question soit achev\'e9e(8), si elle ne l'\'e9
tait pas encore. Et tout cela suivant l'ordre et l'avis de leurs Sup\'e9rieurs, auxquels ils doivent ob\'e9ir comme tenant la place du Christ.
\par 
\par (7) Modifi\'e9 : CIC 663 \'a7 2, 664 et CCEO 473 1, 474 \'a7 1. (Au sujet de la fr\'e9quentation des sacrements). 
\par (8) Modifi\'e9 : NC 67 \'a7 2. (Au sujet du temps \'e0 donner \'e0 l'oraison et \'e0 la messe).
\par 
\par 
\par 
\par \~[343]
\par 
\par B. On ne permettra pas de communier plus souvent que tous les huit jours, sauf pour des motifs sp\'e9ciaux, et en tenant davantage compte des besoins que de la d\'e9votion. On ne permettra pas non plus de diff\'e9rer au-del\'e0
 de huit jours sans raison(9), pour laquelle on pourra \'e9galement omettre parfois la messe et, pour certains, augmenter et diminuer la dur\'e9e prescrite de la pri\'e8re. Tout cela sera laiss\'e9 \'e0 la prudence du Sup\'e9
rieur, bien qu'il faille prendre plus ou moins une heure pour r\'e9citer les pri\'e8res de la Tr\'e8s Sainte Vierge. Mais, pour les Scolastiques qui ne sont pas tenus de dire l'office divin, on pourra plus facilement, \'e0 certains moments, chan
ger cette mani\'e8re de faire, en sorte qu'on remplace les pri\'e8res \'e0 la Bienheureuse Vierge par des m\'e9
ditations et d'autres exercices spirituels (pourvu qu'on y consacre une heure) ; on fera ainsi surtout avec certains qui, alors qu'ils ne font pas de progr\'e8s en esprit avec une seule mani\'e8re d\'e9faire, seront davantage aid\'e9
s par une autre avec la gr\'e2ce de Dieu, mais avec la permission ou sur l'ordre des Sup\'e9rieurs. Il appartiendra toujours \'e0 ceux-ci de voir si, pour des raisons particuli\'e8res, il ne conviendrait 
pas davantage pour quelques-uns de faire autre chose. On tiendra compte de la vraie d\'e9votion de ceux-ci ou du fondateur, et des circonstances propres aux personnes, aux temps et aux lieux. A ceux qui n'ont pas encore l'exp\'e9
rience des choses spirituelles et qui d\'e9sirent y \'eatre aid\'e9s, on pourrait proposer quelques points de m\'e9ditation et d'oraison, selon ce qui leur conviendra davantage. Pendant que se dit la messe, [il sera laiss\'e9
 au jugement de ceux qui ont autorit\'e9 sur eux ou \'e0 leurs Sup\'e9rieurs de d\'e9cider si, pendant que le pr\'eatre parle \'e0 voix basse pour que le peuple n'entende pas ce qu'il dit, les Scolastiques pourront ou non r\'e9citer une partie des pri\'e8
res pour lesquelles une heure leur a \'e9t\'e9 fix\'e9e. En tenant compte des hommes, des pays, des temp\'e9raments et des temps, on fera ce qui semblera pour une plus grande gloire de Dieu](10). 
\par 
\par (9) Modifi\'e9. (Cf. note 7).
\par (10) Abrog\'e9. (En tant que contraire aux r\'e8gles liturgiques en vigueur). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[344]
\par 
\par 4. Certains (tels pourraient \'eatre les Coadjuteurs qui n'ont pas appris \'e0 lire), outre la messe, consacreront aussi une heure \'e0 r\'e9citer le rosaire ou chapelet de la Bienheureuse Vierge Marie [Cl, avec \'e9
galement les deux examens quotidiens, ou d'autres pri\'e8res, selon la d\'e9votion de chacun, comme on l'a dit pour les Scolastiques.
\par 
\par 
\par 
\par \~[345]
\par 
\par C. Pour ce qui est du chapelet ou du rosaire, on leur apprendra comment penser aux myst\'e8res qui y sont contenus ou \'e0 les m\'e9diter, afin qu'ils puissent s'y appliquer avec une plus grande attention et d\'e9votion. Et si ceux qui ont appris \'e0
 lire y trouvaient plus de fruit que dans la r\'e9citation des Heures, on pourra, comme nous l'avons d\'e9j\'e0 dit, remplacer celles-ci par ce qui les aidera davantage.
\par 
\par 
\par 
\par \~[346]
\par 
\par 5. Pour accro\'eetre leur d\'e9votion et renouveler le souvenir de l'engagement par lequel ils sont li\'e9s \'e0 Dieu, ainsi que pour affermir davantage les Scolastiques dans leur vocation, il sera bon que deux fois par an, \'e0 P\'e2ques et \'e0 No\'eb
l [D], ils renouvellent les v\'9cux simples(11) [E] qu'ils ont prononc\'e9s selon la formule donn\'e9e dans la cinqui\'e8me Partie, chap. 4. Et celui qui ne les aurait pas prononc\'e9s les prononcera \'e0 la fin des deux ann\'e9
es de probation, comme il est indiqu\'e9 dans l'Examen. 
\par 
\par (11) Expliqu\'e9: NC 75. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[347]
\par 
\par D. Si, avec la permission du Sup\'e9rieur, il semblait au Recteur qu'il serait plus commode que cette r\'e9novation se fasse parfois, pour une raison particuli\'e8re, \'e0 d'autres grandes f\'ea
tes, cela pourrait aussi se faire. Et lorsque nous parlons des f\'eates de P\'e2ques et de No\'ebl, il faut comprendre l'octave de ces f\'eates ou les huit jours qui les pr\'e9c\'e8dent.
\par 
\par 
\par 
\par \~[348]
\par 
\par E. Ce que promet le Scolastique dans la Compagnie, c'est d'entrer dans le corps de celle-ci pour garder aussit\'f4t effectivement la chastet\'e9, la pauvret\'e9 et l'ob\'e9issance, suivant l'usage de la Compagnie, qu'il y soit admis, apr\'e8s avoir achev
\'e9 ses \'e9tudes, pour \'eatre Prof\'e8s ou Coadjuteur form\'e9. [Le Sup\'e9rieur peut donc l'admettre imm\'e9diatement comme Scolastique] (12), et en m\'eame temps en probation pour \'eatre admis en son temps comme Prof\'e8
s ou Coadjuteur. Cet usage fait que, bien qu'on prononce le v\'9cu de pauvret\'e9, on puisse pourtant avoir des biens temporels jusqu'au moment pr\'e9cis qui para\'eetra bon au Sup\'e9rieur, dans les limites du temps de la probation(13).
\par 
\par (12) Abrog\'e9: NC 6 \'a7 1, 2\'b0. (Par l'\'e9mission des v\'9cux, le noviciat achev\'e9, Scolastiques et Fr\'e8res approuv\'e9s sont admis comme tels ipso facto).
\par (13) Expliqu\'e9 : NC 32.
\par 
\par 
\par 
\par \~[349]
\par 
\par 6. Quand ils devront aller dans les \'e9coles publiques (ils ne se rendront pas, en effet, en d'autres lieux sans la permission des Sup\'e9rieurs), ils s'y rendront et en reviendront [ensemble [F] deux par deux](14) avec la modestie int\'e9rieure et ext
\'e9rieure qui convient \'e0 leur propre \'e9dification et \'e0 celle des autres. Et leurs conversations avec les \'e9tudiants \'e9trangers \'e0 la Compagnie porteront seulement sur des questions concernant les \'e9tudes ou le progr\'e8
s spirituel, selon qu'on le jugera devoir \'eatre plus utile pour tous, pour une plus grande gloire de Dieu(15).
\par 
\par (14) Abrog\'e9. (Est obsol\'e8te comme r\'e8gle stricte). 
\par (15) Expliqu\'e9 : NC 111.
\par 
\par 
\par 
\par \~[350]
\par 
\par F. C'est le Recteur qui d\'e9signera \'e0 chacun son compagnon, lequel devra \'eatre tel que chacun puisse profiter davantage de l'aide de l'autre. 
\par }}
