{\rtf1\ansi\ansicpg1252\uc1 \deff0\deflang1033\deflangfe1036{\fonttbl{\f0\froman\fcharset0\fprq2{\*\panose 02020603050405020304}Times New Roman;}{\f16\froman\fcharset238\fprq2 Times New Roman CE;}{\f17\froman\fcharset204\fprq2 Times New Roman Cyr;}
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\par 
\par CE QUI CONCERNE LA T\'caTE
\par DE LA COMPAGNIE
\par ET LE GOUVERNEMENT QUI EN DESCEND
\par 
\par CHAPITRE 5
\par La mani\'e8re dont la Compagnie doit proc\'e9der
\par dans les affaires concernant le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral
\par 
\par 
\par \~[778]
\par 
\par 1. Premi\'e8rement, les Sup\'e9rieurs Provinciaux que le G\'e9n\'e9ral a lui-m\'eame nomm\'e9s seront tenus(14) de consid\'e9rer devant Dieu et de faire ce qu'ils doivent pour le bien universel de la Compagnie, en ce qui a \'e9t\'e9 dit concernant le Pr
\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral, comme ils le sentiront dans le Seigneur.
\par 
\par (14) Expliqu\'e9 : NC 363. (Les Provinciaux le feront g\'e9n\'e9ralement par le moyen des Assistants "ad providentiam"). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[779]
\par 
\par 2. Pour ce qui regarde ses d\'e9penses, le soin de son corps et les autres choses de moindre importance, il n'y a pas besoin de Congr\'e9gation; mais il faut que la Compagnie lui nomme quatre Assistants, hommes \'e9minents par le discernement et par le z
\'e8le pour le bien commun de la Compagnie; ceux-ci, demeurant aupr\'e8s du Pr\'e9pos\'e9 [A], devant leur Cr\'e9ateur et Seigneur, seront tenus de dire et de faire tout ce qu'ils estimeront devoir \'eatre pour une plus grande gloire de Dieu \'e0
 propos des trois premiers points mentionn\'e9s dans le chapitre pr\'e9c\'e9dent.
\par 
\par 
\par 
\par \~[780]
\par 
\par A. Ils seront Prof\'e8s, [si cela peut se faire ais\'e9ment](15). S'il arrivait que ces Assistants (ou l'un d'entre eux) s'\'e9loignaient du Pr\'e9pos\'e9, envoy\'e9s \'e0 tel ou tel endroit pour en revenir rapidement, il ne sera pas n\'e9
cessaire d'en mettre d'autres \'e0 leur place. S'il fallait qu'ils soient longtemps absents, d'autres seront mis \'e0 leur place(16). Mais le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral ne doit pas les envoyer loin de lui sans une raison ou une n\'e9cessit\'e9 s\'e9
rieuses.
\par 
\par (15) Abrog\'e9 : NC 364 \'a7 1.
\par (16) Expliqu\'e9 : NC 376 \'a7 3, 5\'b0 et \'a7 4.
\par 
\par 
\par 
\par \~[781]
\par 
\par 3. L'\'e9lection de ces quatre Assistants sera faite par ceux qui \'e9lisent le Pr\'e9pos\'e9 quand ils se r\'e9unissent pour cela(17). Si l'un d'eux venait \'e0 mourir ou devait, pour des raisons importantes, \'eatre assez longtemps \'e9loign\'e9 du Pr
\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral, ce dernier, pour autant que les Provinciaux de la Compagnie n'y soient pas contraires, le remplacera par un autre qui, avec l'approbation de tous ou de la majorit\'e9 de ceux-ci, restera \'e0
 la place de celui qui est mort ou absent(18).
\par 
\par (17) Modifi\'e9 : NC 376 \'a7 1. (Ils peuvent \'eatre \'e9lus dans toute Congr\'e9gation G\'e9n\'e9rale).
\par (18) Expliqu\'e9 : NC 376 \'a7 3, 1\'b0 et \'a7 5.
\par 
\par 
\par 
\par \~[782]
\par 
\par 4. Troisi\'e8mement: si survenait (ce dont Dieu nous pr\'e9serve) un des p\'e9ch\'e9s qui suffisent pour d\'e9poser le Pr\'e9pos\'e9 de sa fonction, et si en m\'eame temps la chose \'e9tait \'e9tablie par des t\'e9
moignages suffisants ou par ce qu'a dit l'int\'e9ress\'e9, les quatre Assistants seront tenus par serment de le faire savoir \'e0 la Compagnie; et, sous leurs signatures conjointes, ou au moins celles de trois d'entre eux, de convoquer une Congr\'e9
gation, c'est-\'e0-dire les Provinciaux avec deux autres que chacun am\'e8nera avec lui de sa Province (ceux-ci seront tenus de se r\'e9unir). Si l'affaire \'e9tait publique et manifeste pour tout le monde, les Provinciaux(19) devraient venir [B] sans a
ttendre la convocation des quatre Assistants, en s'appelant les uns les autres. D\'e8s le premier jour o\'f9 ils entreront dans le lieu de cette Congr\'e9gation, o\'f9 se trouveront les quatre auteurs de la convocation avec les autres d\'e9l\'e9gu\'e9
s, celui qui conna\'eet le mieux toute l'affaire prendra les choses en mains et l'accusation sera clairement expos\'e9e. Le Pr\'e9pos\'e9, apr\'e8s avoir \'e9t\'e9 entendu, devra sortir; puis le Provincial le plus ancien, avec le Secr\'e9
taire et un autre Assistant, soumettra toute la chose \'e0 un vote. Tout d'abord, le p\'e9ch\'e9 qui est reproch\'e9 est-il \'e9vident; ensuite, est-il tel qu'\'e0 cause de cela on doive lui enlever sa charge ? Le m\'ea
me Provincial proclamera les votes ; pour suffire, ceux-ci devront d\'e9passer la majorit\'e9 des deux tiers. On traitera alors tout de suite de l'\'e9lection d'un autre et, si cela est possible, on ne sortira pas de l\'e0
 avant que la Compagnie n'ait un Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral. Si ce jour-l\'e0 une solution ne peut \'eatre trouv\'e9e, on r\'e9glera l'affaire le lendemain, ou le plus vite qu'on pourra, selon la mani\'e8re dite dans la huiti\'e8me Partie.
\par 
\par (19) Expliqu\'e9 : NC 363. (Cf. [778] note 14).
\par 
\par 
\par 
\par \~[783]
\par 
\par B. Ils garderont, cependant, la chose aussi secr\'e8te que possible vis-\'e0-vis des autres, m\'eame de ceux de la Compagnie elle-m\'eame, jusqu'\'e0 ce que la v\'e9rit\'e9 soit manifeste, pour que le Pr\'e9pos\'e9 ne soit pas injustement diffam\'e9
, si ce dont les quatre Assistants \'e9taient persuad\'e9s ne se trouvait pas \'eatre s\'fbr. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[784]
\par 
\par 5. Si les fautes n'\'e9taient pas reconnues \'eatre telles [C] qu'il semble qu'on doive lui enlever sa charge, mais seulement qu'il soit ch\'e2ti\'e9, on choisira quatre personnes \'e0 qui sera confi\'e9 le soin de voir quel ch\'e2
timent convient pour lui. S'ils ne sont pas d'accord, leurs votes \'e9tant partag\'e9s, on leur adjoindra un cinqui\'e8me, ou bien trois autres, pour d\'e9cider ce qui convient dans le Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[785]
\par 
\par C. Lorsque les fautes ne sont pas trouv\'e9es suffisantes pour qu'on le d\'e9pose, on traitera d'autres questions pour lesquelles la Compagnie para\'eetrait avoir \'e9t\'e9 convoqu\'e9e, et on tiendra cach\'e9 ce qui concerne le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9
ral; bien plus, ceci ne doit, autant que possible, \'eatre divulgu\'e9 \'e0 aucun moment. Ainsi, lorsqu'ils sont convoqu\'e9s, il faut avertir et, une fois la chose \'e9claircie, s\'e9rieusement ordonner \'e0
 ceux qui sont au courant de la chose, surtout aux Provinciaux, de ne la r\'e9v\'e9ler \'e0 personne. Et si l'on a d\'e9cid\'e9 de le priver de sa charge, on doit, m\'eame alors, traiter secr\'e8tement avec le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral pour qu'il se d
\'e9mette lui-m\'eame de sa charge, afin qu'on puisse rendre cela public et tenir cach\'e9s et le p\'e9ch\'e9 et la privation de sa charge \'e0 cause de son p\'e9ch\'e9. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[786]
\par 
\par 6. S'il advenait que le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral f\'fbt incapable de gouverner la Compagnie [D], apr\'e8s avoir trait\'e9 la question partiellement devant lui et partiellement en son absence, on examinera s'il faut \'e9
lire un Vicaire qui ait tous les pouvoirs, sans avoir toutefois le titre de Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral aussi longtemps que vivra celui qui l'\'e9tait. Si tel est l'avis de la majorit\'e9, c'est ce qu'on devra faire(20). Si l'on ne jugeait pas cela n\'e9
cessaire, il faudra voir si, outre les ministres dont disposait le G\'e9n\'e9ral, la Compagnie devrait en donner d'autres pour que, lui-m\'eame \'e9tant davantage soulag\'e9 et aid\'e9
, rien ne manque de ce qui convient pour le gouvernement de la Compagnie. En cela, il faudra suivre ce qu'aura d\'e9cid\'e9 plus de la moiti\'e9 des membres de la Congr\'e9gation. Si la question portait sur une dignit\'e9 g\'e9n\'e9
ralement incompatible avec la charge de G\'e9n\'e9ral, et qu'on n'est pas contraint par un ordre donn\'e9 en vertu de l'ob\'e9issance au Souverain Pontife, tel qu'il pourrait obliger sous peine de p\'e9ch\'e9, cela ne sera pas mis en d\'e9lib\'e9
ration, mais il faut tenir comme totalement certain qu'on ne doit ni ne peut consentir [E] \'e0 ce que le G\'e9n\'e9ral accepte une telle dignit\'e9.
\par 
\par (20) Modifi\'e9 : NC 366 \'a7\'a7 2-4.
\par 
\par 
\par 
\par \~[787]
\par 
\par D. Serait totalement incapable celui qui aurait perdu l'usage de la raison, ou serait atteint d'une maladie incurable et si grave qu'il ne puisse plus s'occuper des choses de sa charge, et qu'on n'esp\'e8
re pas qu'il puisse jamais le faire. Si la maladie n'\'e9tait pas telle qu'on perde l'espoir d'une gu\'e9rison, le Pr\'e9pos\'e9 pourrait nommer lui-m\'eame, sans Congr\'e9gation G\'e9n\'e9rale, un Vicaire qui remplisse enti\'e8rement ses fonctions jusqu'
\'e0 son r\'e9tablissement; et une fois que le G\'e9n\'e9ral aura retrouv\'e9 la sant\'e9, les pouvoirs accord\'e9s auparavant au Vicaire cesseront.
\par 
\par 
\par 
\par \~[788]
\par 
\par E. Il appara\'eet donc, en cons\'e9quence, qu'il n'est pas n\'e9cessaire de r\'e9unir une Congr\'e9gation pour en d\'e9cider si n'intervient pas (comme on l'a dit) l'ob\'e9issance au Si\'e8ge Apostolique qui obligerait le Pr\'e9pos\'e9
 ou la Compagnie sous peine de p\'e9ch\'e9, si l'on ne s'ex\'e9cutait pas.
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par CHAPITRE 6
\par Ce qui pourra aider le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral
\par \'e0 bien remplir sa fonction
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par \~[789]
\par 
\par 1. La fonction propre du G\'e9n\'e9ral n'est pas de pr\'eacher, de confesser, ni d'autres choses de ce genre (en tout cela, pourtant, il verra, en tant que personne particuli\'e8
re, ce qu'il pourra faire lorsque les occupations propres de sa fonction lui en laisseront la possibilit\'e9, et seulement dans ce cas), mais de gouverner tout le corps de cette Compagnie de telle sorte qu'il se conserve et croisse,avec l'aide de la gr
\'e2ce divine, en son bon \'e9tat et en sa mani\'e8re de proc\'e9der pour la gloire de notre Dieu et Seigneur [A]; il doit user de son pouvoir en vue de cette fin qui lui est donn\'e9e.
\par 
\par 
\par 
\par \~[790]
\par 
\par A. Il le fera avant tout par l'autorit\'e9 et par l'exemple de sa vie, par sa charit\'e9 et son amour pour la Compagnie dans le Christ notre Seigneur, par une pri\'e8re assidue et pleine de d\'e9sirs, par de Saints Sacrifices qui obtiennent cette gr\'e2
ce de conservation et de croissance. De tout ce qu'il peut faire lui-m\'eame, c'est cela qui doit avoir pour lui le plus d'importance et en quoi il aura grande confiance dans le Seigneur. En effet, c'est un moyen supr\'eamement efficace pour obtenir la gr
\'e2ce de la divine Majest\'e9, de qui proc\'e8de ce que l'on d\'e9sire; et il y recourra tout sp\'e9cialement dans les besoins qui surviendront. Il le fera aussi dans le souci de faire observer les Constitutions, demandant qu'on lui rende fr\'e9
quemment compte, par les Provinciaux, de ce qui se fait dans toutes les Provinces, leur \'e9crivant son sentiment sur ce qui lui aura \'e9t\'e9 rapport\'e9, et veillant \'e0 ce que les mesures convenables soient prises, soit par lui-m\'ea
me, soit par les ministres dont on parlera.
\par 
\par 
\par 
\par \~[791]
\par 
\par 2. Outre ces dons concernant une grande perfection spirituelle et les vertus dont il a \'e9t\'e9 parl\'e9 dans le deuxi\'e8me chapitre, il a aussi besoin de bons ministres pour que soient remplies des t\'e2ches particuli\'e8
res. Car, bien qu'il s'en occupe quelquefois par lui-m\'eame, il est cependant n\'e9cessaire qu'il ait des Sup\'e9rieurs qui lui sont subordonn\'e9s; ceux-ci doivent \'ea
tre des hommes choisis, auxquels il puisse donner de larges pouvoirs et confier presque toujours ces choses particuli\'e8res. Parmi ces Sup\'e9rieurs subordonn\'e9s, c'est avec les Provinciaux qu'il communiquera plus fr\'e9quemment, de m\'ea
me que ceux-ci le feront avec les Recteurs et les Sup\'e9rieurs locaux, afin que la subordination soit mieux gard\'e9e. Quelquefois, cependant, pour \'eatre plus pleinement inform\'e9 de tout ou en raison de situations pouvant se pr\'e9
senter assez souvent, le G\'e9n\'e9ral traitera lui-m\'eame avec les Recteurs et les Sup\'e9rieurs locaux et aussi avec les individus. Il s'efforcera de les aider en conseillant, en bl\'e2mant et, si cela est n\'e9cessaire, en corrige
ant. Car il est de sa charge de suppl\'e9er aux d\'e9ficiences des Sup\'e9rieurs subordonn\'e9s et de mener \'e0 la perfection ce qui n'est pas parfait en eux, avec la faveur et l'aide divines.
\par 
\par 
\par 
\par \~[792]
\par 
\par 3. Ce qui aidera aussi le G\'e9n\'e9ral pour tout cela sera d'avoir sous la main les Lettres Apostoliques et toutes les concessions concernant la fondation, les gr\'e2ces ou les privil\'e8ges de la Compagnie, ainsi qu'un r\'e9sum\'e9
 de ces textes. Il aura \'e9galement un catalogue de toutes les maisons et de tous les coll\'e8ges de la Compagnie, avec leurs revenus, et un autre catalogue de tous ceux qui se trouvent dans chaque Province, non seulement des Prof\'e8
s, des Coadjuteurs form\'e9s et des Scolastiques approuv\'e9s, mais aussi de ceux qui sont en probation, o\'f9 seront \'e9crits leurs noms et qualit\'e9s. Il fera renouveler ce catalogue chaque ann\'e9e, si cela para\'ee
t convenir. Enfin, tout lui sera bien connu, afin qu'il puisse mieux pourvoir \'e0 tout ce qui concerne la gloire divine.
\par 
\par 
\par 
\par \~[793]
\par 
\par 4. Il est dit d'une fa\'e7on g\'e9n\'e9rale dans la septi\'e8me Partie, au troisi\'e8me chapitre, que les membres de la Compagnie ne doivent pas se m\'ealer d'affaires profanes, quelque pieuses qu'elles soient par ailleurs. Plus qu'\'e0
 tous les autres, cela s'applique au G\'e9n\'e9ral [B], afin qu'il ne se laisse pas prendre par ces affaires ou par d'autres qui, m\'eame pieuses, ne concernent pas la Compagnie, si bien que viendraient \'e0
 lui manquer le temps et les forces pour ce qui concerne sa fonction (laquelle exige plus que l'homme tout entier).
\par 
\par 
\par 
\par \~[794]
\par 
\par B. Cela s'entend: dans la mesure o\'f9 elles pourront \'eatre \'e9cart\'e9es. Enfin de compte, la prudence apprendra si lui-m\'eame ou d'autres de la Compagnie doivent quelquefois se charger de certaines \'9c
uvres pies qui ne concernent pas la Compagnie, soit \'e0 cause de leur importance pour le service de Dieu, soit par \'e9gard pour ceux qui insistent pour le demander. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[795]
\par 
\par 5. Il ne devrait pas non plus beaucoup s'occuper de la mise en \'9cuvre des minist\'e8res particuliers [C] concernant la Compagnie que d'autres peuvent assurer, comme par exemple le soin particulier d'une maison pour sa subsistance mat\'e9
rielle et son gouvernement. Il doit bien plut\'f4t (comme on le dit plus haut), avoir en chaque lieu, m\'eame l\'e0 o\'f9 il r\'e9sidera lui-m\'eame, des charg\'e9s d'offices ; s'il ne fait pas reposer sur eux le soin d'avoir \'e0 s'occup
er de tout, il sera du moins soulag\'e9 par eux et lib\'e9r\'e9 d'avoir \'e0 s'en occuper.
\par 
\par 
\par 
\par \~[796]
\par 
\par C. Prescrire l'ordre auquel il faut se tenir (s'il n'y en avait pas qui convienne) est l'affaire du G\'e9n\'e9ral l\'e0 o\'f9 il r\'e9side, et aussi dans les autres lieux. Mais l'ex\'e9cution, comme il est dit, sera confi\'e9e \'e0 d'autres. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[797]
\par 
\par 6. Il aura \'e9galement, dans chaque Province, des Provinciaux, hommes de toute confiance, parce qu'il comprend que le bon gouvernement de la Compagnie d\'e9pend en grande partie d'eux et des Sup\'e9
rieurs locaux. S'ils sont tels, en partageant avec eux le travail dans les choses qui peuvent \'eatre partag\'e9
es et en se faisant tenir au courant de tout ce qui est plus important, il comprendra qu'il lui restera plus de loisir et de temps pour s'occuper des affaires de port\'e9e universelle, qu'il est seul \'e0 pouvoir traiter; et il aura plus de lumi\'e8re
 pour voir ce qu'il faut faire \'e0 leur propos, sans rien perdre de cette lumi\'e8re de l'intelligence qu'il a en lui, comme cela arrive \'e0 ceux qui s'occupent plus qu'il ne faut de choses particuli\'e8res et de d\'e9
tails, ce qui accable habituellement et rend plus faible le regard de l'intelligence pour voir les choses universelles. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[798]
\par 
\par 7. Le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral a besoin de ministres, non seulement pour les questions particuli\'e8res (comme cela a \'e9t\'e9 dit), mais aussi pour celles qui sont universelles et propres \'e0 s
a fonction [D], afin qu'il puisse s'en acquitter bien et tranquillement. Aussi est-il n\'e9cessaire qu'il ait quelqu'un qui l'aide en lui rappelant bien des choses pour qu'il ait le souci de prendre soin des multiples t\'e2ches propres \'e0
 sa fonction ; qui l'aide aussi en le conseillant dans leur organisation ; qui, enfin, l'aide en en prenant soin et en travaillant \'e0 leur ex\'e9cution. Car il est clair que la m\'e9
moire d'un seul homme ne saurait suffire pour se souvenir de tant de choses; ni, m\'eame si cette m\'e9moire suffisait, l'intelligence d'un seul ne suffirait pas pour bien y r\'e9fl\'e9chir et bien les organiser; ni, m\'ea
me s'il le pouvait les forces d'un seul ne suffiraient pas pour les ex\'e9cuter.
\par 
\par 
\par 
\par \~[799]
\par 
\par D. Parce que celui qui doit traiter avec un si grand nombre d'hommes, et de choses si diverses et si importantes, s'il n'\'e9tait pas aid\'e9 par le minist\'e8re d'autres, serait charg\'e9 d'un fardeau intol\'e9rable qu'il ne pourrait porter, m\'ea
me avec une grande tension de l'esprit et au prix de sa sant\'e9 et en abr\'e9geant sa vie. Ainsi voit-on que tous ceux \'e0 qui est confi\'e9e une responsabilit\'e9 de quelque importance, pour qu'ils puissent s'en acquitter de fa\'e7
on satisfaisante, sont soulag\'e9s pour cela par de nombreux auxiliaires. Aussi le G\'e9n\'e9ral a-t-il besoin de ces m\'eames aides pour s'acquitter bien, rapidement et sans peine, de ses fonctions. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[800]
\par 
\par 8. Pour ce qui est du premier point, le souci de prendre soin de tout, il a besoin d'un ministre qui demeure habituellement aupr\'e8s de lui et qui soit sa m\'e9moire et ses mains pour tout ce qu'il y aura \'e0 \'e9crire et \'e0
 traiter [E], bref pour accomplir tout ce qui est de sa fonction, quelqu'un qui s'identifie \'e0 la personne du Pr\'e9pos\'e9 et consid\'e8re que, \'e0 l'exception du pouvoir, tout le poids de cette charge a \'e9t\'e9 mis sur ses \'e9paules.
\par 
\par 
\par 
\par \~[801]
\par 
\par E. Sa fonction consistera \'e0 r\'e9diger en peu de mots un r\'e9sum\'e9 de toutes les lettres et informations, ainsi que les points qui doivent \'eatre Propos\'e9s au Sup\'e9rieur et demandent que l'on r\'e9
ponde ou que l'on fasse quelque chose. Suivant l'extension de la charge que le G\'e9n\'e9ral lui aura confi\'e9e, il pourra r\'e9pondre aux lettres, et ou bien le G\'e9n\'e9ral signera ces r\'e9ponses ou bien le Secr\'e9taire lui-m\'eame le fera par d\'e9
l\'e9gation; il les montrera au G\'e9n\'e9ral, ou, si celui-ci le veut, aux Assistants ou \'e0 l'un d'entre eux, ou m\'eame \'e0 personne, selon que le requi\'e8rent les questions dont traitent les lettres et la situation personnelle du Secr\'e9taire.

\par 
\par 
\par 
\par \~[802]
\par 
\par 9. Ce ministre du Pr\'e9pos\'e9 devrait \'eatre un homme attentif et de discernement, et si possible de doctrine et de bonne apparence, et sachant traiter de vive voix et par lettres avec toutes sortes de gens. Que ce soit, par-dessus tout, un homme \'e0
 qui on puisse s'en remettre avec confiance et qui aime la Compagnie dans le Seigneur, afin que le Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral puisse mieux se servir de lui et de son aide pour la gloire divine. 
\par 
\par 
\par 
\par \~[803]
\par 
\par 10. La deuxi\'e8me aide \'e0 apporter est celle de conseils pour organiser et r\'e9gler les affaires importantes qui se pr\'e9sentent ; et on peut comprendre combien cette aide est n\'e9cessaire au G\'e9n\'e9ral en raison de la multiplicit\'e9
 de celles-ci et de la nature de l'intelligence humaine qui n'est pas capable de partager son attention entre tant de domaines, ou qui du moins ne suffit pas pour tout ce qui, en ces domaines, doit \'eatre examin\'e9 et \'e0
 quoi il faut pourvoir. Il semble donc tr\'e8s n\'e9cessaire qu'il y ait aupr\'e8s du Sup\'e9rieur quelques hommes qui brillent par leur science et par tous les autres dons de Dieu, qui l'assistent(21) et soient charg\'e9s de veiller avec un soin sp\'e9
cial aux affaires universelles de la Compagnie dont le G\'e9n\'e9ral les aura charg\'e9s. On pourrait leur r\'e9partir les t\'e2
ches pour qu'ils aillent mieux au fond de toutes les choses: l'un, par exemple, suivrait les affaires des Indes, un autre celles d'Espagne et du Portugal, un autre celles d'Allemagne et de France, un autre celles d'Italie et de Sicile, et ainsi pour l
es autres pays lorsque la Compagnie sera r\'e9pandue dans un plus grand nombre de r\'e9gions. Chacun d'eux doit recommander \'e0 Dieu cette r\'e9gion qui lui est sp\'e9cialement confi\'e9e en priant particuli\'e8rement pour elle et en en faisant m\'e9
moire dans ses Saints Sacrifices; et il doit examiner ce qui peut y aider davantage la Compagnie pour r\'e9aliser ce qu'elle se propose. Il lui faudrait aussi d\'e9battre avec les autres quand cela para\'eetrait particuli\'e8rement indiqu\'e9
. Ils pourraient rapporter au G\'e9n\'e9ral les affaires dont ils auraient discut\'e9 entre eux. Ils s'occuperaient \'e9galement de ce que leur soumettrait le Pr\'e9pos\'e9 ou aussi le Secr\'e9taire de la Compagnie [F], afin de pr\'e9senter au Sup\'e9
rieur les affaires d\'e9j\'e0 abondamment discut\'e9es entre eux. D'une fa\'e7on g\'e9n\'e9rale, c'est dans l'examen et le traitement des questions aussi bien de doctrine que de mise en \'9cuvre, qui demandent davantage de consid\'e9
ration, qu'ils doivent aider et soulager le Pr\'e9pos\'e9. En dehors de cela et de la possibilit\'e9, gr\'e2ce \'e0 eux, de mieux pourvoir \'e0 beaucoup de choses, ils pourront s'adonner \'e0 la pr\'e9dication, \'e0 l'enseignement, aux confessions et \'e0
 d'autres \'9cuvres bonnes et pieuses, pour la gloire de Dieu et l'aide des \'e2mes.
\par 
\par (21) Expliqu\'e9 : NC 380, 384-385. (Outre les Conseillers G\'e9n\'e9raux, il y a aussi d'autres Conseillers du Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral). 
\par 
\par 
\par 
\par \~[804]
\par 
\par F. Les affaires plus importantes, qui exigent un texte \'e9crit, et les instructions pour ceux qui sont envoy\'e9s ici et l\'e0 pourraient aussi \'eatre discut\'e9es avec eux avant qu'on les r\'e9dige; le Secr\'e9taire pourrait rapporter leur avis au Sup
\'e9rieur. Il en va de m\'eame pour les questions de doctrine. Cette pratique, outre l'all\'e9gement qu'elle apporterait au G\'e9n\'e9ral, donnerait plus d'autorit\'e9 \'e0 ce qu'il d\'e9ciderait.
\par 
\par 
\par 
\par \~[805]
\par 
\par 11. Ces Assistants seront pour le moment au nombre de quatre; et ils pourront \'eatre les m\'eames que ceux dont il a \'e9t\'e9 parl\'e9 plus haut. Et, bien que les questions plus importantes doivent \'eatre trait\'e9es avec eux, le pouvoir de d\'e9
cision appartiendra cependant toujours au Pr\'e9pos\'e9 G\'e9n\'e9ral, apr\'e8s qu'il les aura entendus.
\par 
\par 
\par 
\par \~[806]
\par 
\par 12. La troisi\'e8me aide \'e0 apporter concerne le soin qu'il faut prendre pour ex\'e9cuter ou achever ce qui aura \'e9t\'e9 statu\'e9 au sujet des choses n\'e9cessaires \'e0 la Compagnie; par exemple: exp\'e9dier
 les affaires concernant les maisons ou les coll\'e8ges, d\'e9fendre leurs int\'e9r\'eats et, d'une mani\'e8re g\'e9n\'e9rale, traiter toutes les choses \'e0 faire. Il sera tr\'e8s utile, et m\'eame n\'e9cessaire, d'avoir pour cela l'aide d'un Procureur g
\'e9n\'e9ral de la Compagnie(22), qui r\'e9side \'e0 Rome et qui soit remarquable par sa prudence, sa fid\'e9lit\'e9, son habilet\'e9 \'e0 traiter avec les gens et par tous ses autres dons; [il ne sera cependant pas Prof\'e8
s](23) et [n'habitera pas dans les maisons de la Compagnie professe](24) [G], mais dans une autre maison (dont il a \'e9t\'e9 parl\'e9 dans la quatri\'e8me Partie). Celui-ci devrait aussi \'eatre soulag\'e9 par les aides et les ministres n\'e9
cessaires [H] pour les affaires dont il ne peut s'occuper tout seul.
\par 
\par (22) Modifi\'e9 : NC 383 \'a7\'a7 2-3. (La charge de Procureur telle qu'elle est d\'e9crite ici est maintenant remplie aussi par l'\'c9conome g\'e9n\'e9ral).
\par (23) Abrog\'e9 : 34\'b0 C.G. (Aucune raison n'existe plus aujourd'hui pour interdire qu'il soit un Prof\'e8s).
\par (24) Abrog\'e9. (La distinction entre maisons en raison de la pauvret\'e9 ayant \'e9t\'e9 supprim\'e9e, cette prescription n'a plus de fondement).
\par 
\par 
\par 
\par \~[807]
\par 
\par G. [Bien que les Procureurs ne doivent pas habiter ordinairement dans les maisons de la Compagnie professe, mais dans une autre maison qui leur est d\'e9sign\'e9e](25), ils pourraient toutefois y vivre quand ils n'ont pas de proc\'e8s \'e0
 mener ou bien en cas de n\'e9cessit\'e9 urgente ou de convenance; et ceci pendant un temps. Et cela est laiss\'e9 au jugement de ceux qui ont la charge des autres dans les dites maisons de la Compagnie professe, suivant l'or
dre ou le mandat qu'ils tiennent du G\'e9n\'e9ral, ou suivant ce qu'ils sauront avec certitude de ses intentions. 
\par 
\par (25) Abrog\'e9 : cf. note pr\'e9c\'e9dente.
\par 
\par 
\par 
\par \~[808]
\par 
\par H. Ou bien on \'e9tablirait plusieurs Procureurs, selon ce que demanderaient les circonstances et les besoins urgents de r\'e9gions diverses et vari\'e9es.
\par 
\par 
\par 
\par \~[809]
\par 
\par 13. Ayant donc de telles aides, le Pr\'e9pos\'e9 consacrera ainsi le temps (que lui laissent sa sant\'e9 et ses forces physiques) en partie avec Dieu, en partie avec ces charg\'e9s d'offices et ces ministres, en partie avec lui-m\'eame afin de r\'e9fl\'e9
chir personnellement et de d\'e9cider ce qu'il faut faire, avec l'aide et la faveur de notre Dieu et Seigneur.
\par 
\par 
\par 
\par \~[810]
\par 
\par 14. Les Sup\'e9rieurs Provinciaux, les Recteurs des coll\'e8ges ou les Sup\'e9rieurs de chaque maison doivent, eux aussi, \'eatre soulag\'e9s par des aides [I], en plus ou mo
ins grand nombre selon les exigences et l'importance des affaires qui leur sont confi\'e9es. Ils auront en particulier des hommes d\'e9sign\'e9s pour les conseiller, avec lesquels ils s'entretiendront des questions plus importantes qui se pr\'e9
sentent (bien qu'il appartienne aux Sup\'e9rieurs, apr\'e8s les avoir entendus, de prendre la d\'e9cision).
\par 
\par 
\par 
\par \~[811]
\par 
\par I. A partir de ce qui a \'e9t\'e9 dit du G\'e9n\'e9ral, on pourra comprendre ce qui convient pour les Provinciaux, les Sup\'e9rieurs locaux et les Recteurs de coll\'e8ges : les dons de Di
eu qu'il leur faut avoir, leur pouvoir, leur fonction et les aides qu'ils doivent avoir. Tout cela pourra \'eatre dit express\'e9ment dans les r\'e8gles qui concernent chacun de ces Sup\'e9rieurs particuliers. 
\par 
\par 
\par }{
\par }}
