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QUATRIÈME PARTIE LA FORMATION DANS LES LETTRES ET DANS |
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CHAPITRE 5 Ce que les Scolastiques de la Compagnie doivent étudier(16) (16) Expliqué: NC 81-105. |
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1. Le but de ce qu'on apprend dans la Compagnie étant d'être utile, avec la faveur divine, à son âme et à celle du prochain, ce sera d'après cette norme qu'on décidera, en général et pour chacun en particulier, des matières que les Nôtres doivent étudier, et jusqu'où ils doivent y avancer. Et, pour parler d'une manière générale, comme on trouve une aide à cela dans les humanités [A] de différentes langues, dans la logique, dans la philosophie naturelle et morale, dans la métaphysique, dans la théologie, aussi bien celle qu'on dit scolastique que celle qu'on dit positive [B], et dans l'Écriture Sainte, ce seront à ces matières-là que se consacreront ceux qu'on envoie dans les collèges [C]. Ils s'adonneront avec un plus grand soin à celles que le Préfet des études jugera mieux convenir dans le Seigneur pour la fin dite plus haut, en tenant compte du temps, du lieu et des personnes, etc. |
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A. Par humanités on doit aussi entendre, outre la grammaire, la rhétorique. |
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B. Si, dans les collèges, on n'a pas eu le temps de donner des cours sur les Conciles, les Décrets, les saints Docteurs, et sur d'autres questions de morale, chacun pourrait, une fois les études achevées, les étudier en privé, avec l'approbation de ses Supérieurs, surtout s'il a de solides fondements dans la scolastique. |
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C. Suivant l'âge, l'intelligence, les dispositions et les connaissances dans les lettres que chacun possède, ou suivant le bien commun qu'on en espérerait, on pourrait s'appliquer soit à toutes ces matières, soit à une seule ou à plusieurs d'entre elles; car celui qui ne pourrait exceller en toutes devrait tâcher de le faire en l'une d'elles. |
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2. Pour ce qui est de chacun en particulier, il sera laissé à la prudence des Supérieurs de décider ce que les uns ou les autres doivent apprendre. Cependant, plus celui qui est intellectuellement doué posera de solides fondements dans les matières indiquées, plus il fera une chose utile. |
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D. Certains pourraient être envoyés dans les collèges, non parce qu'on attend qu'ils en sortent savants, selon la manière qui a été dite, mais plutôt pour qu'ils soulagent les autres, comme serait un prêtre pour entendre les confessions, etc. Pour ceux-ci, et pour d'autres dont, à cause de leur âge plus avancé ou d'autres raisons, on ne peut espérer qu'ils fassent de grands progrès dans toutes ces matières, il conviendra que, selon l'ordre du Supérieur, ils s'adonnent aux études auxquelles ils pourront se consacrer et s'efforcent de faire des progrès dans la maîtrise des langues, dans ce qui concerne les connaissances utiles pour les confessions et finalement dans ce qui leur servira davantage pour le bien commun des âmes. |
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3. Pour ce qui est du temps que l'on doit consacrer à chacune de ces matières et quand on doit passer à d'autres, c'est au Recteur de le voir et d'en décider par un examen approprié. |
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4. Dans chaque matière, on suivra la doctrine la plus sûre et la plus approuvée(17) [E], ainsi que les auteurs qui l'enseignent. Le Recteur y sera attentif (il suivra ce qui est décidé dans la Compagnie universelle, pour une plus grande gloire de Dieu). (17) Expliqué NC 94-105. (Au sujet de la doctrine à enseigner dans la formation des Nôtres). |
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E. Dans les livres d'auteurs païens étudiés dans les humanités, on n'expliquera rien de ce qui est contraire à l'honnêteté. Pour le reste, la Compagnie pourra l'utiliser comme les dépouilles de l'Égypte. Quant aux œuvres de chrétiens, quelque bonnes qu'elles soient, on ne doit pas pourtant les expliquer si l'auteur est mauvais, de peur que certains ne s'attachent à l'auteur. Et il convient de déterminer en détail quels livres on doit expliquer, aussi bien en humanités que dans les autres matières, et quels livres ne peuvent être expliqués. |
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CHAPITRE 6 Comment aider les Scolastiques à bien apprendre ces matières |
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1. Pour que les Scolastiques fassent de grands progrès en ces matières, ils s'efforceront, avant tout, de garder la pureté de l'âme et d'avoir une intention droite dans les études, ne cherchant dans les lettres rien d'autre que la gloire divine et le bien des âmes; et, dans leurs prières, ils demanderont fréquemment la grâce de progresser dans la doctrine en vue de cette fin. |
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2. En outre, ils seront résolus à appliquer sérieusement et constamment leur esprit aux études, et ils seront persuadés qu'ils ne peuvent rien faire dans les collèges de plus agréable à Dieu que de se consacrer avec zèle aux études avec l'intention que l'on vient de dire. Et ils se diront que, même s'il ne leur arrivait jamais de mettre en œuvre ce qu'ils auront étudié, cependant le travail des études en lui-même, entrepris comme il doit l'être par obéissance et par charité, est une œuvre très méritoire devant la divine et souveraine Majesté. |
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3. On écartera aussi les obstacles qui détournent l'esprit des études, aussi bien les dévotions et les mortifications [A] trop nombreuses ou faites sans l'ordre qui convient, que les soucis et les occupations extérieures que l'on assume à la maison dans les emplois domestiques [B] et, hors de la maison, dans des conversations, des confessions et d'autres activités en faveur du prochain [C]; ceci autant qu'on pourra s'en abstenir dans le Seigneur. Pour être plus utiles au prochain dans la suite avec ce qu'ils auront appris, il est bon, en effet, de différer de telles activités, si pieuses soient-elles, jusqu'à ce que les études aient été achevées, car il ne manquera pas d'autres hommes qui, entre temps, s'y consacreront. Et tout cela, ils le feront avec un désir toujours plus grand de servir et de glorifier Dieu. |
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A. Ceci sera dit d'une manière générale; mais s'il semblait nécessaire à quelqu'un de s'adonner à la dévotion et à la mortification, il sera laissé à la prudence du Supérieur de décider jusqu'où il faut aller dans ces domaines. |
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B. Rien n'empêche qu'on aide, à un moment donné, ceux à qui ont été confiés ces lourds emplois. Mais se charger du poids de tels emplois revient plutôt aux Coadjuteurs qui seront mis dans les collèges pour soulager les Scolastiques. |
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C. Pour cette raison, il est bon, pour ceux qui ne sont pas ordonnés,
de différer l'ordination jusqu'à ce qu'ils arrivent au terme des études,
pour qu'ils n'y trouvent pas de gêne. Il faut pourtant, en raison des
besoins qui se présentent souvent, accorder parfois des dispenses. |
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4. On gardera un ordre dans les disciplines, en sorte qu'on pose des bases solides en latin avant que ce soit dans les Arts libéraux; de même en ceux-ci avant que ce soit en théologie scolastique; et de même dans celle-ci avant de se consacrer à l'étude de la théologie positive. L'Écriture Sainte pourra être étudiée en même temps ou après(18). (18) Les paragraphes [366-3831 sont modifiés dans NC 81-83 pour ce qui concerne les déterminations concrètes dans l'ordre des études ; cependant plusieurs critères donnés ici sont encore maintenant valides et utiles. |
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5. Les langues dans lesquelles celle-ci a été écrite [D] ou traduite pourront être étudiées avant ou après, comme il semblera au Supérieur, selon la variété des circonstances et la diversité des personnes; cela sera donc laissé à sa prudence. Mais si les Nôtres s'adonnent à l'étude des langues, il y aura, parmi les motivations de ceux qui les apprennent, celle de défendre la traduction approuvée par l'Église. |
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D. Il convient qu'ils accèdent à un grade en théologie ou qu'ils en aient une science suffisante, et qu'ils comprennent ce qu'ont déterminé les saints Docteurs et l'Église, pour que l'étude des langues leur soit utile et ne nuise en rien. Mais si l'on voit que certains sont si humbles et si fermes dans la foi qu'il n'y ait à craindre pour eux aucun inconvénient résultant de l'étude des langues, le Supérieur pourra accorder une dispense pour qu'ils se consacrent à cette étude, quand cela conviendra pour le bien commun ou particulier. |
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6. Tous les Scolastiques suivront les cours des professeurs publics selon la volonté du Recteur du collège [E]. Il est souhaitable que les professeurs, qu'ils soient de la Compagnie ou non [F], soient savants, appliqués et assidus, et qu'ils recherchent le progrès des étudiants, aussi bien dans les cours que dans les autres exercices en lettres. |
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E. Si autre chose convenait pour quelqu'un, le Supérieur examinera cela dans sa prudence et pourra accorder une dispense. Et ce qui est dit des cours publics n'exclut pas les cours particuliers, soit à la maison soit en dehors des collèges, quand ils seront nécessaires ou utiles. |
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F. Personne de la Compagnie n'enseignera publiquement sans l'approbation et la permission du Provincial (sauf dans les classes inférieures ou pour un temps, en cas de nécessité). Mais ceux qui ont du talent pour cela, et surtout ceux qui ont déjà achevé les études, pourraient s'employer à l'enseignement, si des choses plus importantes ne demandaient pas autre chose. |
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7. Il y aura, si possible, une bibliothèque commune dans les collèges; la clé en sera donnée à ceux qui, au jugement du Recteur, devront l'avoir. En outre, chacun aura les livres qui lui sont nécessaires [G]. |
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G. Bien qu'il en soit ainsi, ils ne doivent cependant pas les annoter. Celui qui est préfet de la bibliothèque en sera responsable. |
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8. Les Scolastiques seront assidus à assister aux cours et ils auront soin de les préparer et de les répéter [H] après y avoir assisté, de poser des questions sur ce qu'ils n'auront pas compris et de noter les autres choses qu'il faudra [I] afin de remédier à une défaillance de la mémoire dans la suite. |
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H. Pour ce qui est des répétitions, le Recteur veillera à ce qu'elles aient lieu à des heures fixes, dans les écoles ou à la maison. L'un répétera et les autres écouteront, et ils se présenteront les uns aux autres les difficultés qu'ils auront rencontrées; et, s'il y a quelque chose qu'ils ne peuvent pas résoudre entre eux ils recourront au professeur. Le Recteur veillera aussi à ce qu'on n'omette pas les disputes et les autres exercices scolaires qui seront jugés convenir, suivant la manière propre aux matières qui sont traitées. |
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I. Les Supérieurs verront s'il convient que les élèves des classes inférieures aient des cahiers pour y écrire les cours et prendre les notes qu'il faudra entre les lignes et dans les marges. Les plus avancés dans les humanités et dans les autres matières apporteront avec eux du papier pour prendre en note ce qu'ils entendront ou qui leur semblera valoir la peine d'être noté ; ils reporteront ensuite sur des cahiers, une fois mis en ordre, ce qu'ils veulent conserver pour plus tard. |
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9. Le Recteur du collège aura soin de voir si les professeurs et les élèves accomplissent ou non leur devoir dans le Seigneur. |
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10. Étant donné la grande utilité des exercices de dispute (surtout pour ceux qui étudient les Arts et la théologie scolastique), les Scolastiques assisteront aux disputes ordinaires des écoles qu'ils fréquentent (même si celles-ci ne sont pas confiées à la Compagnie) ; et ils veilleront à y donner un bon exemple de leurs connaissances, mais avec modestie. Il convient aussi que dans notre collège, chaque dimanche, ou un autre jour de la semaine (à moins d'une raison spéciale qui l'empêche), après le repas de midi, l'un des élèves de la classe des Arts et de théologie soit désigné par le Recteur pour soutenir quelques thèses; celles-ci devront être affichées la veille dans l'après-midi sur les portes des écoles (pour que ceux qui le veulent viennent pour participer à la dispute ou pour l'écouter). Après que celui qui devra répondre aura brièvement prouvé ses thèses, la possibilité d'argumenter sera donnée à qui le désire, de l'extérieur ou de la maison. Il faut cependant que quelqu'un préside pour diriger ceux qui argumentent, et, à partir de cette discussion, pour tirer au clair et expliquer, pour l'utilité des auditeurs, la doctrine qu'il faut tenir; il donnera aussi à ceux qui disputent le signal de la fin, en répartissant le temps de manière à ce qu'il y ait place, autant que possible, pour que tous puissent disputer. |
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11. Outre les deux genres de dispute dont il a été parlé, chaque jour il faudra indiquer un temps pour disputer dans les collèges sous la présidence de quelqu'un, comme il a été dit, afin que, par cette manière de faire, les esprits soient plus exercés et les points difficiles survenant en ces matières soient éclaircis, à la gloire de Dieu. |
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12. Ceux qui font des études d'humanités auront aussi pour eux des temps fixés pour s'entretenir et discuter de ce qui concerne ces études, en présence de quelqu'un qui puisse les diriger. Les dimanches ou d'autres jours fixés, tour à tour, ou bien ils défendront des thèses de leur matière après le repas de midi, ou bien ils s'exerceront à des compositions en prose ou en vers; soit en improvisant sur place, sur un sujet proposé alors pour qu'on voie leur rapidité, soit en lisant là en public ce qu'ils auront écrit à la maison sur un sujet proposé auparavant. |
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13. Tous, mais spécialement ceux qui font des études littéraires, parleront habituellement latin [K]; ils apprendront par cour ce que leurs professeurs leur auront prescrit et exerceront soigneusement leur style dans des compositions [L]; et il y aura quelqu'un qui se chargera de les corriger. Quelques-uns pourront aussi, selon l'avis du Recteur, lire en privé aussi d'autres auteurs, en plus de ceux qui sont enseignés. Et chaque semaine à un jour fixé, après le repas de midi, l'un des plus avancés fera un discours en latin ou en grec sur un sujet touchant à l'édification de ceux de la maison et de ceux du dehors, les animant par là à une plus grande perfection dans le Seigneur. |
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K. Pour ce qui est des exercices de répétitions, de disputes et de conversation en latin, si l'on doit modifier quelque chose en raison des circonstances de lieu, de temps et de personnes, le jugement en sera laissé à la prudence du Recteur (après en avoir reçu la permission de son Supérieur, au moins en général). |
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L. Pour que les Scolastiques progressent davantage dans leurs études, il serait bon d'en désigner quelques-uns d'érudition égale, qui se stimulent mutuellement par une sainte émulation. Ce sera aussi une aide que d'envoyer de temps en temps, là où réside le Provincial ou le Général, un échantillon de leurs études, tantôt de l'un, tantôt de l'autre; par exemple, des compositions des étudiants en lettres ou des thèses des étudiants en philosophie ou en théologie. Il sera aussi utile de leur rappeler que, lorsqu'ils iront dans les maisons après leurs études, ils doivent être examinés sur toutes les matières auxquelles ils se seront consacrés. |
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14. En outre, spécialement ceux qui étudient les Arts et la théologie, mais aussi les autres, devront avoir un temps d'étude personnelle [M] et tranquille, pour comprendre mieux et plus à fond les questions traitées. |
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M. Ils pourraient, pendant cette étude personnelle, si le Recteur le jugeait bon, voir quelque commentaire; pendant le temps où ils suivent des cours, il ne devrait y en avoir presque qu'un seul et bien choisi. Ils pourraient aussi écrire ce qu'on penserait devoir être plus utile. |
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15. De même qu'il faut retenir la course trop rapide de certains dans les études, de même il en est d'autres qu'il est nécessaire de pousser, de stimuler et d'animer. Pour qu'il puisse mieux le faire, le Recteur doit savoir, par lui-même et par quelqu'un d'autre à qui il aura donné la charge de syndic ou de visiteur des Scolastiques, comment ceux-ci s'acquittent de leur tâche. Et si l'on remarque que quelqu'un perd son temps [N] dans les études, ne voulant ou ne pouvant pas faire de progrès dans les lettres, il convient de l'en retirer et d'y mettre à sa place un autre qui en tirera davantage de profit en vue de la fin qu'on s'est fixée dans les collèges, le service divin. |
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N. Si quelqu'un semblait ne pas être fait pour les études, mais être apte à d'autres ministères, on pourrait l'employer à l'intérieur des collèges ou des maisons de la Compagnie à ce qui semblerait convenir. S'il était inutile pour l'une et pour l'autre de ces choses, alors qu'il a été admis pour être Scolastique, il pourrait être renvoyé de la Compagnie. Il sera juste pourtant que le Recteur, après avoir bien examiné la chose, en réfère au Provincial ou au Général et exécute ce qui lui aura été prescrit. |
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16. Une fois achevée l'étude d'une matière, il conviendra de la reprendre en privé en lisant, conformément à l'avis du Recteur, un seul auteur ou un plus grand nombre d'auteurs qu'auparavant. Il pourra, si le Recteur le juge bon, pour ce qui concerne cette matière, rédiger plus brièvement, plus nettement et plus soigneusement ce qu'il avait précédemment écrit pendant le cours, alors qu'il avait moins de connaissances qu'une fois achevé le cours des études(19)[O] (19) Expliqué : NC 83. |
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O. Ces travaux écrits ne doivent être faits que par ceux qui se distinguent par davantage de connaissances, une plus grande clarté d'esprit et leur jugement; et les autres pourront profiter de leur travail. Il conviendrait aussi que le professeur les approuve. D'autres pourraient être aidés par les notes du professeur et aussi par les leurs sur ce qui vaut davantage la peine d'être noté. Il sera bon, pour pouvoir en user, d'avoir ses notes dans la marge et en outre un index de ce dont il est traité dans ces écrits, pour pouvoir trouver plus facilement ce que l'on cherche. Et, bien que l'on rédige ces cahiers de résumés ou d'idées personnelles, ou d'autres écrits quels qu'ils soient, il faut pourtant qu'il soit bien entendu que personne ne doit publier aucun livre sans un examen et une approbation du Préposé Général, (comme on l'a dit). |
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17. Aux époques fixées, ils se prépareront aux actes publics des examens et des interrogations ; ceux qui, à la suite d'un examen sérieux, en seront trouvés dignes pourront être promus aux grades habituels(20). Ils n'occuperont toutefois pas de places spéciales, même si on en donne habituellement dans l'université où ils reçoivent un grade, afin d'écarter toute apparence d'ambition et les autres attachements qui ne sont pas bien ordonnés; mais tous se placeront ensemble, sans aucun rang. Ils ne feront pas non plus de dépenses qui ne conviennent pas à des pauvres en prenant leurs grades, auxquels sans porter préjudice à l'humilité, ils doivent n'être promus que pour pouvoir être plus utiles au prochain pour la gloire de Dieu. (20) Expliqué : NC 92. |
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18. Il appartiendra au Supérieur de juger s'il convient que ceux qui ont désormais achevé leurs études enseignent en privé ou en public, pour leur propre bien ou celui des autres, et il décidera ce qui lui paraîtra plus opportun dans le Seigneur. |
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CHAPITRE 7 Les cours dans les collèges de la Compagnie(21) (21) Expliqué (d'une manière générale) : NC 277-292. |
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1. En tenant compte non seulement du progrès de nos Scolastiques dans les lettres, mais aussi du progrès dans les lettres et la conduite de ceux de l'extérieur que nous avons reçus dans nos collèges pour les former, on ouvrira des classes publiques là où cela pourra se faire aisément [A], au moins pour les humanités. On pourra en ouvrir pour des disciplines plus importantes en fonction des lieux où se trouveront les collèges [B], ayant toujours devant les yeux ce qui est plus agréable à Dieu. |
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A. Ce sera au Préposé Général de décider où il doit y avoir de telles classes. |
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B. On tiendra aussi compte de ce que la Compagnie pourra aisément le faire. Mais notre intention serait que, dans les collèges, on enseigne en général les humanités, les langues et la doctrine chrétienne, et, si cela était nécessaire, qu'on y donne un cours de cas de conscience. S'il y a quelqu'un qui puisse aisément prêcher ou confesser, qu'on fasse aussi cela, mais sans aborder les disciplines supérieures; pour les apprendre, on enverra de ces collèges aux universités de la Compagnie ceux qui y auront achevé leurs études littéraires. |
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2. On suivra dans ces classes une méthode telle que les étudiants qui viennent de l'extérieur soient bien formés en ce qui touche à la doctrine chrétienne; on veillera, autant que faire se peut, à ce qu'ils se confessent chaque mois et entendent fréquemment la parole de Dieu, et enfin à ce que, avec les lettres, ils acquièrent aussi une conduite digne d'un chrétien. Et, puisque dans les cas particuliers il faudra qu'il y ait une grande diversité en raison de la variété des lieux et des personnes, ce n'est pas le lieu d'entrer ici dans les détails. Qu'il soit dit, cependant, que dans tout collège devront être établies des règles [C] qui traitent de tout ce qui est nécessaire. Nous voulons pourtant recommander ici [que ne manque pas la correction pour les étudiants du dehors autant qu'il en sera besoin; mais elle ne sera jamais donnée par quelqu'un de la Compagnie elle-même [D](22)]. (22) Abrogé par la 34° C.G. (La correction des élèves - non corporelle -, dans la mesure où elle sera nécessaire, se fera de manières différentes selon les lieux). |
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C. [On pourra adapter aux autres collèges ce qui, dans les règles du Collège Romain, conviendra à chacun](23). (23) Abrogé. (Cette règle est obsolète et ne peut être appliquée). |
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D. Pour cela on aura, là où on pourra en avoir, quelqu'un charge de donner les corrections; là où ce ne sera pas possible, on imaginera un moyen de les punir, soit par l'un des étudiants, soit d'une autre manière qui convient. |
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3. Il est vraiment propre à notre profession de ne pas accepter de récompense temporelle pour les ministères spirituels auxquels nous nous livrons, selon notre Institut, pour aider le prochain. Il ne convient donc pas d'accepter une dotation de collège qui obligerait la Compagnie à donner un prédicateur, un confesseur ou un professeur de théologie(24) [E]. Car, bien qu'une raison d'équité et de gratitude nous pousse à servir avec plus d'attention en exerçant les tâches susdites qui sont propres à notre Institut dans les collèges qui ont été fondés avec plus de générosité et de dévotion, il ne faut cependant pas accepter des obligations et des accords qui soient un obstacle à la pureté de notre manière de procéder, qui est de donner gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. On peut cependant accepter, pour la subsistance de ceux qui sont au service du bien commun des collèges ou de ceux qui étudient dans ce but, la dotation que la charité des fondateurs assigne ordinairement pour la gloire divine. (24) (Cela ne serait cependant pas illicite ; cf. NC 186). |
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E. Si le Préposé Général ou la Compagnie acceptaient la charge d'une université, il ne serait pas contraire à l'esprit de cette constitution-ci de s'obliger, de ce fait, à donner les cours ordinaires de cette université, même s'il y avait parmi ceux-ci quelques cours de théologie. |
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