ACCUEIL Ignace de Loyola Missions et Services Devenir Jésuite Histoire de la Compagnie Compagnons de Jésus Sites recommandés Écrivez-nous

II - A. EXAMEN PREMIER ET GENERAL *:
et qu'il faut proposer [A]
à tous ceux qui demanderaient à être admis
dans la Compagnie de Jésus

*  L'Examen est un document de caractère surtout informatif qui fait connaître la Compagnie aux candidats; c'est pourquoi la plupart des points qui s'y trouvent sont ensuite proposés dans les Constitutions comme des normes, mais ne sont ici que de pures informations. Cependant certains points sont de caractère vraiment normatif et ne se retrouveront pas ensuite dans les Constitutions. Aussi, par décision de la 34' Congrégation Générale, les notes jointes à l'Examen renvoient simplement la plupart du temps à l'endroit correspondant des Constitutions ou des "Normes Complémentaires" et sont des "notes de l'éditeur" qui n'ont pas été approuvées par la Congrégation Générale. Quelques notes, en très petit nombre, jointes à des points de caractère normatif qui ne sont pas repris ensuite dans les Constitutions, ont été expressément approuvées par la 34' Congrégation Générale et sont données ici à ce titre. Elles sont imprimées, comme ailleurs, en caractères gras. Ce qui est donné dans les Constitutions comme étant abrogé est mis entre [] dans le texte même de l'Examen. (N.E.)

Retour à la table des matières
Charger cette partie en .rtf
 

CHAPITRE 5
Autre examen, un peu plus particulier
qui convient aux gens instruits,
aux Coadjuteurs spirituels et aux Scolastiques

 [104]

1. Pour qu'on puisse mieux comprendre et mieux connaître ce qui concerne ceux-ci, on demandera à chacun :
- Où il a fait ses études et dans quelle faculté, à quels auteurs et à quelle doctrine il s'est consacré, pendant combien de temps, quel profit il pense en avoir tiré, et en particulier quelle pratique il a de la langue latine.

 [105]

2. -S'il a obtenu des grades dans les Arts libéraux, en Théologie, en Droit Canon, ou dans quelque autre faculté.

 [106]

3. - S'il pense qu'il a assez de mémoire pour bien saisir et retenir ce qu'il a appris.
- S'il lui semble qu'il est doué d'une intelligence qui puisse pénétrer vite et bien ce qu'il étudie.
- S'il sent en lui une inclination, naturelle ou venant de sa volonté, pour les études.

 [107]

4. - S'il estime que les études ont été quelque peu nuisibles à sa santé.
- S'il pense avoir en lui les forces spirituelles et physiques nécessaires pour supporter les travaux qui sont exigés dans la Compagnie, soit dans les études, pendant le temps de celles-ci, soit dans la vigne du Seigneur, quand il faut y travailler.

 [108]

5. - S'il est prêtre, s'est-il déjà exercé à entendre les confessions, à prêcher ou à d'autres ministères pour aider le prochain.

 [109]

6. Pour cette tâche et ce ministère de semer la Parole divine, et de s'employer à l'aide spirituelle du prochain, il faut avoir une instruction bonne et suffisante. Il faut également que les Scolastiques donnent quelque preuve du profit qu'ils ont tiré de leurs études ; tous seront donc examinés, ce qui se fera en donnant chacun une leçon sur l'une ou l'autre matière qu'ils ont étudiée(56) Puis, chacun fera une exhortation avant de quitter la première probation, et plus tard en entrant dans la seconde, si on lui en donne l'ordre, comme on le dira par la suite.

(56) (Cf. [198] note 22).

 [110]

7. Il comprendra en outre, s'il est prêtre ou le jour où il le deviendra, que pendant toute la durée de la probation il ne doit ni confesser dans la maison ou à l'extérieur(57), ni administrer aucun sacrement, sans un examen spécial, sans avoir donné de l'édification et reçu une permission de son Supérieur. Il ne doit pas non plus célébrer la messe en public avant de l'avoir fait en privé devant une ou plusieurs personnes de la maison; et [on doit l'avertir qu'il a à se conformer, dans la façon de dire la messe, aux usages de ceux de la Compagnie avec qui il vit](58) et à tenir compte de l'édification de ceux qui entendront la messe.

(57) (Cf. NC 90).
(58) Abrogé par la 34' C.G. (En effet, la manière de célébrer dans la Compagnie n'est pas différente de celle des autres prêtres ; cf. [401] note 23).

 [111]

8. Pour une plus grande humilité et perfection des gens instruits, des Coadjuteurs spirituels et des Scolastiques: si on se demande si celui qui va entrer dans la Compagnie a les qualités suffisantes pour y faire profession, ou pour y être Coadjuteur spirituel, ou pour y être Scolastique, comme il est très sûr qu'il est mieux et plus parfait de se laisser juger et gouverner par la Compagnie, puisqu'elle ne saura pas moins bien que lui ce qui est nécessaire pour vivre en elle, il faut que soient reconnues en lui une plus grande humilité et perfection, et qu'il fasse preuve d'un plus grand amour et d'une plus grande confiance envers ceux qui doivent le gouverner; on lui demandera s'il veut soumettre son sentiment et son jugement propre à la Compagnie et à son Supérieur en sorte qu'il accepte sa décision, qu'on le place soit parmi ceux qui font profession dans la Compagnie et sont liés au Vicaire du Christ notre Seigneur, soit parmi les Coadjuteurs, soit parmi les Scolastiques en y poursuivant les études(59). On lui demandera ensuite, au cas où le Supérieur voudrait que, comme Coadjuteur, il s'occupe toujours et seulement des choses extérieures de la Compagnie et s'applique ainsi au salut de son âme, s'il est prêt à s'adonner à des emplois humbles et bas et à consacrer toute sa vie au bien et a l'aide de la Compagnie, étant persuadé que, en la servant, il sert son Créateur et Seigneur, faisant toutes choses pour l'amour et la révérence qui lui sont dus.

(59) (Cf. [98] note 53).

 

CHAPITRE 6
Autre examen pour les seuls Coadjuteurs

 [112]

1. Pour que chacun de ces Coadjuteurs soit plus amplement informé, on lui expliquera davantage ce dont il a été parlé au début, à savoir que l'on reçoit dans la Compagnie des Coadjuteurs spirituels et temporels. Les Coadjuteurs spirituels qui sont prêtres(60), et qui ont une instruction suffisante, pour apporter leur aide à la Compagnie dans les choses spirituelles. Les Coadjuteurs temporels ne recevant pas les ordres sacrés(61) qu'ils soient instruits ou non(62), peuvent apporter leur aide dans les choses extérieures qui sont nécessaires(63).

(60) (Les Scolastiques ordonnés diacres permanents peuvent aussi être exceptionnellement admis au degré de Coadjuteur spirituel ; cf. NC 124).
(61) Il peut y avoir des Coadjuteurs temporels promus au diaconat permanent; cf. NC 124).
(62) (Cf. NC 81 § 3 ; 83 § 3 ; 98, 243 § 2).
(63) (Cf. NC 6).

 [113]

2. Aux premiers, il revient plutôt d'aider la Compagnie par les confessions, les exhortations, l'enseignement de la doctrine chrétienne et d'autres connaissances; les mêmes privilèges qu'aux Profès peuvent leur être communiqués pour l'aide des âmes.

 [114]

3. Aux seconds (bien qu'ils puissent s'employer à des choses de plus d'importance selon les talents que le Seigneur leur aura donnés) il revient davantage de travailler dans tous les services bas et humbles qui leur seront commandés, persuadés qu'en aidant la Compagnie pour qu'elle puisse mieux se consacrer au salut des âmes, ils servent le même Seigneur de tous, puisque c'est par amour et révérence envers Dieu qu'ils le font. Ils doivent donc être prêts à s'acquitter parfaitement, avec toute l'humilité et la charité possible, des emplois qui leur seront confiés. Non seulement ils gagneront par là pleinement leur récompense, mais ils participeront aussi à toutes les bonnes oeuvres que, pour son service et sa louange, Dieu daignera opérer par l'ensemble de la Compagnie, ainsi qu'aux indulgences et aux faveurs accordées par le Siège Apostolique aux Profès pour le bien de leurs âmes.

 [115]

4. Ils n'en doivent pas moins s'efforcer, par des conversations spirituelles, de faire quelque chose en vue d'un plus grand bien spirituel du prochain, d'enseigner ce qu'ils savent et de pousser tous ceux qu'ils pourront à faire le bien (puisqu'à chacun Dieu a confié le soin de son prochain).

 [116]

5. Celui qu'on aura formé et examiné en vue d'être Coadjuteur spirituel doit s'adonner aux choses spirituelles qui sont liées en propre à sa première vocation, de telle manière qu'ensuite, directement ou indirectement, par lui-même ou par un autre, il ne doit pas innover ou tenter de changer de quelque manière son appel en un autre, c'est-à-dire passer de Coadjuteur spirituel à Profès ou à Scolastique(64) ou à Coadjuteur temporel. Il doit au contraire, en toute humilité et en toute obéissance, avancer et cheminer dans la voie qui lui a été montrée par Celui qui ne connaît et en qui il n'y a aucun changement.

(64) (Cf. NC 6 § 2: actuellement, personne n'est admis comme Coadjuteur spirituel s'il n'a pas été auparavant Scolastique approuvé).

 [117]

6. De la même manière, celui qu'on aura examiné et formé pour être Coadjuteur temporel se consacrera entièrement aux choses qui sont liées en propre à son premier appel, de telle sorte qu'il ne se soucie en aucune manière de passer de Coadjuteur temporel à Coadjuteur spirituel ou à Scolastique ou à Profès; il ne se souciera pas non plus, tout en restant dans le même degré, [d'acquérir plus d'instruction qu'il n'en possédait à son entrée](65) ; mais il doit persévérer avec beaucoup d'humilité, servant en tout son Créateur et Seigneur conformément à sa première vocation, s'efforçant de croître dans l'abnégation de lui-même et dans l'application aux vraies vertus.

(65) Abrogé : NC 81 § 3,83 § 3, 98, 243 § 2.

 [118]

7. On demandera à ces Coadjuteurs, comme étant une chose propre à leur vocation, s'ils seront contents et en paix en servant leur Créateur et Seigneur dans les emplois et les services bas et humbles de quelque nature qu'ils soient, pour aider la maison et la Compagnie, prêts à y passer toute leur vie; persuadés qu'ils servent et louent en cela leur Créateur et Seigneur, en faisant toutes choses par amour et révérence envers Dieu.

 [119]

8. Après deux années d'expériments et d'épreuves, plus une troisième année s'ils ont été Scolastiques(66) (comme on l'a expliqué précédemment), tous les Coadjuteurs, aussi bien spirituels que temporels, s'ils veulent demeurer dans la Compagnie et si la Compagnie ou son Supérieur en sont contents, feront leur offrande par les trois voeux(67) d'obéissance, de pauvreté et de chasteté, comme on l'a dit au début (voeux publics, quoique non solennels, conformément à la Lettre Apostolique de Jules III). A partir de ce moment, ils sont Coadjuteurs formés, spirituels ou temporels; de telle sorte que, pour leur part [A], ils demeurent liés pour vivre toujours et mourir dans le Seigneur au sein de cette Compagnie, pour la gloire de la divine Majesté et pour leur plus grand mérite et leur plus grande stabilité. Si cependant la Compagnie ou son Supérieur, lequel doit avoir en vue le bien commun, se rend compte qu'ils ne lui sont d'aucun secours pour un plus grand service de Dieu, mais que c'est plutôt le contraire, on peut les renvoyer et les éloigner de leur Congrégation(68) . Ils sont alors totalement libres et dégagés de tout voeu.

(66) (Cf. [514] note 8).
(67) (Cf. [98] note 53).
(68) (Cf. [208] note 6).

 [120]

A. Pour leur part, il est bon qu'ils se lient, puisque c'est leur stabilité qui est cherchée. Mais il n'est pas injuste que la Compagnie, comme on le voit dans la Lettre Apostolique, reste libre de les renvoyer, quand ils ne font pas ce qu'ils doivent, puisque, dans un tel cas, euxmêmes restent libres. Il arrive d'ailleurs plus facilement qu'une personne particulière manque à ses devoirs que n'y manque la Compagnie ou le Préposé Général de celle-ci, qui sont les seuls à pouvoir renvoyer; et ils ne devront pas le faire sans des raisons très justes, comme on le verra dans la deuxième Partie des Constitutions. Autre examen pour les Scolastiques [AI et d'abord, avant qu'ils ne soient admis parmi les Scolastiques

 

CHAPITRE 7
Autre examen pour les Scolastiques [A]
et d'abord, avant qu'ils ne soient admis parmi les Scolastiques

 [121]

1. Après les expériments et les épreuves dont on a parlé, si les Scolastiques veulent étudier dans les collèges ou les maisons de la Compagnie où leur subsistance sera assurée dans le Seigneur, et si la Compagnie ou son Supérieur en sont également contents, avant de passer aux études ou une fois qu'ils les auront commencées, pour leur plus grand mérite et leur plus grande stabilité, ils feront à Dieu notre Seigneur les voeux simples de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, avec la promesse d'entrer dans la Compagnie une fois leurs études terminées, c'est-à-dire qu'ils y entreront pour faire profession ou prononcer les voeux de Coadjuteurs formés, si la Compagnie veut les admettre. A partir de ce moment, ils seront considérés comme Scolastiques approuvés de la Compagnie. Mais la Compagnie restera libre et ne sera pas tenue de les admettre à la profession ou parmi les Coadjuteurs formés, s'ils se conduisaient mal pendant le temps des études, le Supérieur de la Compagnie jugeant qu'il ne serait pas agréable à Dieu de les y admettre; et eux aussi seront alors déliés de leurs voeux.

 [122]

A. Cet examen et le précédent ne seront pas proposés seulement à ceux qu'on envoie commencer leurs études, mais aussi à ceux qui les poursuivent quand ils viennent dans les maisons pour passer ensuite ailleurs(69).

(69) Modifié: NC 26, 31. (L'examen est maintenant proposé avant l'entrée et pendant la première probation).

 [123]

2. Si jamais, au cours des études, ceux qui ont manifesté pour celles-ci plus d'inclination que pour un autre ministère dans la Compagnie montraient et manifestaient des signes évidents à partir desquels la Compagnie ou son Supérieur jugeraient, dans le Seigneur, qu'ils ne sont pas à même de réussir dans les études, à cause d'un manque de talent et de santé, ou bien à cause d'autres défauts dont ils souffrent(70), on leur demandera s'ils accepteraient avec sérénité d'être renvoyés de la Compagnie, en demeurant libérés de tout voeu et de toute promesse.

(70) (Cf. [212] note 9 et [216] note 10).

 [124]

3. A celui qu'on trouvera apte aux études, on demandera s'il veut bien se laisser guider dans le choix de ce qu'il doit étudier, dans la manière de faire des études, et dans la durée de celles-ci, selon ce qui paraîtra bon à la Compagnie ou à son Supérieur, ou au Supérieur du collège où il se consacrera aux études.

 [125]

4. S'il sera heureux d'y vivre de la même manière que les autres, de n'avoir aucun privilège ni prérogative qui le placent avant le plus petit de ceux qui vivent dans le collège, laissant tout le soin de sa personne au Supérieur du collège.

 [126]

5. S'il est totalement décidé, une fois achevées ses études et ses épreuves, à entrer dans la Compagnie afin d'y vivre et d'y mourir, pour une plus grande gloire de Dieu.

 [127]

6. Ainsi examiné et formé, il commencera à se disposer à entreprendre ou à poursuivre les études, tout étant prêt à passer, au cours de celles-ci, par divers autres expériments et épreuves. [Si, pour des raisons légitimes et en vue de fins louables, il ne les avait pas faits avant d'entreprendre ses études, il devra, une fois celles-ci achevées, passer par tous les expériments et toutes les épreuves expliqués plus haut](71).

(71) Abrogé: NC 46. (Cf. [71] note 44 ; épreuves et expériments se font maintenant au noviciat).

 [128]

Pour les Scolastiques qui ont achevé leurs études

7. Une fois que les Scolastiques auront achevé leurs études, avant d'entrer dans la Compagnie ou dans les maisons de celle-ci pour y être admis en toute obéissance et vie commune dans le Seigneur, ils doivent être interrogés, d'une manière générale: on leur demandera s'ils sont fermes dans leur décision, dans leurs voeux et dans la promesse qu'ils ont faite à Dieu, soit avant d'entreprendre les études, soit au cours de celles-ci, s'ils avaient déjà été reçus dans les collèges.

 [129]

8. Ils seront aussi interrogés et examinés d'une manière particulière sur les mêmes questions et le même examen par lequel ils ont été interrogés avant d'être envoyés aux études(72). Ainsi les Supérieurs raviveront le souvenir et la connaissance qu'ils ont des Scolastiques, et l'on connaîtra mieux et plus complètement leur stabilité et leur constance, ou bien aussi leur changement, au cas où il s'en serait produit dans les choses ayant fait l'objet d'une première interrogation et d'une réponse positive.

(72 )(Cf. NC 26, 31: l'Examen est maintenant fait avant l'entrée et pendant la première probation).

 

CHAPITRE 8
Autre examen pour les indifférents

 [130]

1. Afin de mieux connaître celui qui doit être examiné en tant qu'indifférent, et afin que l'on agisse de part et d'autre avec plus de connaissance et de clarté dans le Seigneur, on l'informera et avertira qu'à aucun moment ni par aucun moyen il ne peut ni ne doit chercher ou tenter [A], directement ou indirectement, d'avoir dans la Compagnie tel degré plutôt que tel autre, pas plus celui de Profès ou de Coadjuteur spirituel que celui de Coadjuteur temporel ou de Scolastique. Mais s'ouvrant bien plutôt à une parfaite humilité et obéissance, il doit laisser tout le soin de lui-même, et le choix de son emploi ou de son degré, à son Créateur et Seigneur et, en son nom et pour son amour et révérence, à la Compagnie elle-même ou au Supérieur de celle-ci.

 131]

A. Cependant, quand une chose se présentera à eux avec persistance qu'ils jugeraient devoir être pour une plus grande gloire de Dieu, ils pourront, après avoir prié, la proposer simplement au Supérieur et la remettre entièrement à son jugement, sans chercher rien d'autre de plus.

 [132]

2. Après qu'on l'ait ainsi averti, on lui demandera s'il se sent parfaitement indifférent, paisible et prêt à servir son Créateur et Seigneur dans n'importe quel emploi ou n'importe quel service que la Compagnie ou le Supérieur de celle-ci lui confierait. On lui demandera également, au cas où la Compagnie ou son Supérieur voulait l'appliquer pour toujours seulement à des emplois bas et humbles, tout en s'adonnant lui-même au salut de son âme, s'il se sent prêt à passer toute sa vie dans de tels emplois bas et humbles pour aider et seconder la Compagnie, estimant par là servir et louer son Créateur et Seigneur, en faisant toutes choses par amour et révérence envers Dieu.

 [133]

3. S'il est pleinement satisfait dans le Seigneur de tout ce qui a été dit, on pourra l'informer et l'examiner sur le reste, au moyen de l'un des examens dont il a été parlé ou bien de tous, seion ce qui paraîtra convenir davantage. Ainsi les deux parties seront en tout satisfaites, et agiront avec une plus grande clarté, puisque tout aura été établi et ordonné en vue d'un plus grand service et d'une plus grande louange de notre Dieu et Seigneur.

Retour à la table des matières