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II - A. EXAMEN PREMIER ET GENERAL *: * L'Examen est un document de caractère surtout informatif qui fait connaître la Compagnie aux candidats; c'est pourquoi la plupart des points qui s'y trouvent sont ensuite proposés dans les Constitutions comme des normes, mais ne sont ici que de pures informations. Cependant certains points sont de caractère vraiment normatif et ne se retrouveront pas ensuite dans les Constitutions. Aussi, par décision de la 34' Congrégation Générale, les notes jointes à l'Examen renvoient simplement la plupart du temps à l'endroit correspondant des Constitutions ou des "Normes Complémentaires" et sont des "notes de l'éditeur" qui n'ont pas été approuvées par la Congrégation Générale. Quelques notes, en très petit nombre, jointes à des points de caractère normatif qui ne sont pas repris ensuite dans les Constitutions, ont été expressément approuvées par la 34' Congrégation Générale et sont données ici à ce titre. Elles sont imprimées, comme ailleurs, en caractères gras. Ce qui est donné dans les Constitutions comme étant abrogé est mis entre [] dans le texte même de l'Examen. (N.E.) |
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CHAPITRE 4 |
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1. On leur exposera que l'intention de ceux qui les premiers se réunirent dans cette Compagnie fut que l'on y reçoive des personnes déjà détachées du monde et qui soient décidées à servir Dieu entièrement, que ce soit dans cet Institut religieux ou dans un autre; et que, conformément à cela, tous ceux qui veulent entrer dans la Compagnie doivent, avant de commencer à vivre sous l'obéissance dans une maison ou dans un collège de celle-ci, distribuer tous les biens matériels qu'ils possèdent(34), renoncer à tous ceux qui pourraient leur échoir et en disposer. Ils le feront tout d'abord en s'acquittant de leurs dettes et de leurs obligations, s'ils en ont; et, dans ce cas, on fera le nécessaire le plus vite possible; s'ils n'en ont pas, ils appliqueront leurs biens à des oeuvres pieuses et saintes, conformément à cette parole : "Il a fait largesse et donné aux pauvres ", et selon ce que dit le Christ : "Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et suis-moi." Ils feront cette distribution suivant leur dévotion personnelle et en écartant d'eux toute espérance de pouvoir un jour retrouver ces biens. (34) (Cf. [254] note 5 ; NC 32). |
| [54] |
2. Si, pour des raisons légitimes, on n'abandonne pas immédiatement ces biens, on promettra (comme il a été dit) de les abandonner tous rapidement un an après être entré, à n'importe quel moment où le Supérieur en donnera l'ordre, pendant le reste du temps de la probation(35). Celui-ci achevé, les Profès, avant leur profession, et les Coadjuteurs, avant leurs trois voeux publics, doivent les abandonner effectivement et les distribuer aux pauvres (comme on l'a dit) pour appliquer plus parfaitement le conseil évangélique qui ne dit pas : "donne à ta famille" mais : "aux pauvres" ; et pour donner à tous un meilleur exemple, en se dépouillant d'un amour désordonné des parents et en évitant les inconvénients d'une distribution désordonnée qui provient de cet amour; enfin pour que, fermant la porte à tout recours aux parents et à la famille, et même à la mémoire inutile qu'on en garde, on persévère avec d'autant plus de fermeté et de constance dans sa vocation. (35) (Cf. note précédente). |
| [55] |
3. Cependant on pourrait avoir des doutes, se demandant s'il ne serait pas plus parfait de donner ces biens ou d'y renoncer en faveur de sa famille plutôt qu'en faveur d'autres, parce qu'elle est autant et plus dans le besoin, et pour d'autres raisons légitimes. Néanmoins, pour parer au danger que la chair et le sang ne fassent qu'ils se trompent dans ce jugement, ils devront accepter volontiers de s'en remettre là-dessus à la décision d'une, de deux ou de trois personnes, de vie exemplaire [A] et instruites que chacun choisira avec l'approbation du Supérieur, et de s'en tenir à ce qu'elles jugeront être plus parfait et pour une plus grande gloire du Christ notre Seigneur. On demandera donc au candidat s'il accepte volontiers de distribuer immédiatement, comme on l'a dit, ses biens, ou s'il est prêt à les distribuer quand le Supérieur lui en donnera l'ordre, après la première année. |
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A. Cela doit s'entendre de personnes appartenant à la Compagnie à moins que, pour quelque juste raison, il ne semble au Supérieur que certaines d'entre elles doivent être prises en dehors. |
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4. On les avertira que personne, après être entré dans la maison, ne peut garder de l'argent entre ses mains, ni entre les mains d'un ami se trouvant en dehors de la maison et dans la même région. Bien plutôt, ils doivent le distribuer en oeuvres pies ou le confier à la garde de celui qui en est chargé dans la maison; ce dernier prendra note de tout ce que chacun apporte, pour qu'il soit possible de le savoir [B] au cas où cela serait nécessaire. On leur demandera donc s'ils ont de l'argent et s'ils acceptent volontiers d'en disposer, comme il a été dit. |
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B. S'il arrivait que soit renvoyé celui qui aurait donné quelque chose à la Compagnie, on doit le lui restituer, conformément à la déclaration B du chapitre trois de la deuxième Partie. |
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5. On les avertira également, s'ils sont ecclésiastiques, qu'ils ne peuvent, après avoir été reçus dans le corps de la Compagnie comme Profès ou comme Coadjuteurs, garder aucun bénéfice ecclésiastique(36), et que pendant le temps de la probation, une fois achevée la première année (comme on l'a dit plus haut) ils doivent, chaque fois que cela paraîtra bon au Supérieur, laisser ces bénéfices selon leur dévotion, soit en les résignant en faveur de celui qui les leur a conférés, soit en les donnant à des oeuvres pies ou du moins à des personnes dignes qui en fassent des instruments pour le service de Dieu. Et, s'il leur semblait devoir les donner à leur famille, ils ne le feront pas sans qu'une, deux ou trois personnes (comme on l'a dit plus haut) n'aient jugé cela plus convenable et d'un plus grand service de Dieu. (36) (Cf. NC 32 § 4. Il y aura difficilement des bénéfices proprement dits dans l'Église après la mise en vigueur de CIC 1272). |
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6. Étant donné que les relations orales ou écrites avec des amis ou des proches selon la chair apportent souvent plus de trouble que d'aide à ceux qui s'appliquent aux choses de l'esprit, surtout dans les débuts, on leur demandera s'ils acceptent volontiers de ne pas garder de relations(37) avec ces personnes, [ni de recevoir de lettres ni d'en écrire, à moins que, dans certains cas, le Supérieur n'en juge autrement; et s'ils acceptent volontiers, pendant tout le temps où ils seront dans la maison, que soient vues toutes les lettres](38) aussi bien celles qu'on leur écrit que celles qu'ils écrivent à d'autres, en laissant à celui qui en est chargé le soin de les leur donner ou non, selon qu'il le jugera plus opportun en notre Seigneur. (37) (Cf. [244] note 1). |
| [61] |
7. Que chacun de ceux qui entrent dans la Compagnie, en suivant ce conseil du Christ notre Seigneur: "Celui qui quittera son père, etc.", considère qu'il lui faut quitter son père, sa mère, ses frères, ses soeurs et tout ce qu'il possédait dans le monde; bien plus, qu'il considère que c'est à lui que sont adressés ces mots: "Celui qui ne hait son père et sa mère, et jusqu'à sa propre vie, ne peut être mon disciple." Ainsi doit-il s'appliquer à se dépouiller, à l'égard de ses proches, de toute l'affection selon la chair et à la convertir [C] en affection spirituelle, et à les aimer seulement de l'amour que réclame la charité bien ordonnée, comme quelqu'un qui est mort au monde et à l'amour de soi, et qui vit seulement pour le Christ notre Seigneur qui lui tient lieu de parents, de frères et de toutes choses. |
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C. Afin que la façon de parler vienne en aide à la façon de sentir, il leur est saintement conseillé qu'ils prennent l'habitude [de dire non pas qu'ils ont des parents ou des frères, mais qu'ils en avaient](39) , etc., montrant qu'ils n'ont plus ce qu'ils ont quitté pour avoir le Christ en lieu et place de toutes choses. Mais cela doit être surtout observé par ceux que menace davantage quelque désordre dans leur amour naturel, comme sont habituellement les novices en général. (39) Abrogé par la 34' C.G. (Du moins quant à la lettre, cette manière de parler étant tout à fait obsolète ; mais l'esprit qui est à la base est d'une grande importance). |
| [63] |
8. Pour progresser davantage en esprit, et spécialement pour un plus grand abaissement et une plus grande humilité personnelle, on lui demandera s'il accepte volontiers que toutes ses erreurs, toutes ses fautes et tout ce qu'on notera et remarquera à son sujet soient manifestés à ses Supérieurs par quiconque en aura eu connaissance en dehors de la confession. S'il estimera comme un bien (ce que lui-même aussi bien que tout autre doit faire) qu'il soit corrigé par les autres et qu'il aide à corriger les autres; et s'ils sont prêts à s'ouvrir les uns aux autres, avec l'amour et la charité qu'il faut, pour un plus grand progrès spirituel; surtout quand le Supérieur qui aura charge d'eux le leur aura ordonné ou les aura interrogés, pour une plus grande gloire de Dieu(40) . (40) Expliqué par une interprétation authentique NC 235. |
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9. En outre, avant d'entrer dans la maison ou le collège, ou après y être entré, six expériments principaux(41) sont exigés, sans compter beaucoup d'autres dont on parlera en partie plus loin. Ces expériments pourront être avancés, retardés ou adaptés et, dans certains cas, remplacés par d'autres avec autorisation du Supérieur, selon les personnes, les temps, les lieux et les autres circonstances. (41) Expliqué par NC 46. |
| [65] |
10. Le premier expériment consiste à faire les Exercices Spirituels pendant plus ou moins un mois(42) : c'est-à-dire examiner sa conscience, reprendre sa vie passée et faire une confession générale, méditer ses péchés et contempler les scènes et les mystères de la vie, de la mort, de la résurrection et de l'ascension du Christ notre Seigneur, s'exercer à la prière vocale et à la prière mentale, suivant la capacité de chacun, comme on le lui aura enseigné dans le Seigneur. (42) (Cf. NC 46 § 2). |
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11. Le deuxième. Pendant un autre mois, ils serviront dans des hôpitaux ou dans un hôpital; ils y prendront leurs repas et y dormiront, ou bien y passeront seulement une ou plusieurs heures dans la journée, selon les temps, les lieux et les personnes. Ils aideront et serviront tout le monde, malades et bien portants, selon ce qu'on leur ordonnera, pour mieux s'abaisser et s'humilier, et donner par là comme un signe évident qu'ils se séparent entièrement du siècle, de ses fastes et de ses vanités, pour servir entièrement leur Créateur et Seigneur crucifié pour leur salut. |
| [67] |
12. Le troisième. Pendant un autre mois, ils iront en pèlerinage, sans argent, mendiant même aux portes, à certains moments, pour l'amour du Christ, pour pouvoir s'habituer à mal manger et à mal dormir. On le fera aussi pour que, abandonnant toute la confiance qu'on pourrait avoir dans l'argent ou dans d'autres choses créées, on la place entièrement, avec une foi vraie et un amour intense, en son Créateur et Seigneur. Ou bien, on passera deux mois au service des hôpitaux ou d'un hôpital, ou les deux mois en pèlerinage, selon ce qui paraîtra meilleur au Supérieur. |
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13. Le quatrième. Après être entré dans la maison, ils s'exerceront avec une application et un soin entiers à divers emplois bas et humbles, en donnant bon exemple d'eux-mêmes en toutes choses. |
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14. Le cinquième. Ils enseigneront publiquement ou en privé la doctrine chrétienne, ou une partie de celle-ci, à des enfants ou à d'autres personnes ignorantes, suivant l'occasion qui se présentera et ce qui semblera plus indiqué dans le Seigneur, et plus adapté aux personnes. |
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15. Le sixième. Après avoir été mis à l'épreuve et s'être montrés édifiants, ils iront plus avant en prêchant ou en confessant, ou en se dépensant aux deux choses, selon les temps, les lieux et la capacité de chacun. |
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16. Avant d'entrer dans la seconde année de la probation, qui se fait dans les maisons ou les collèges(43) , tous doivent s'adonner pendant six mois à ces six expériments, et pendant six autres mois à différents autres. Ils pourront les faire entièrement ou partiellement pendant tout le temps de leur probation, en commençant tantôt par les uns, tantôt par les autres. Quant aux Scolastiques, ils les feront pendant leurs études ou après les avoir terminées(44), en tenant compte des personnes, des lieux et des temps, selon ce qui semblera convenir dans le Seigneur. On veillera bien à ce que, avant que les Profès ne fassent profession, et les Coadjuteurs formés n'émettent les trois voeux, publics quoique non solennels, ils aient passé deux années dans les expériments et les épreuves. Quant aux Scolastiques, en plus du temps de probation nécessaire pour être Scolastique approuvé, après la fin de leurs études, on exigera d'eux une troisième année(45) avant d'être admis à la profession ou comme Coadjuteurs formés; passant par diverses épreuves, spécialement celles qu'on a dites, s'ils ne les ont pas faites auparavant, et, même s'ils les ont faites, par certaines d'entre elles, pour une plus grande gloire de Dieu. (43) Modifié par CIC 647-648 et CCEO 456 § 1
(En ce qui concerne la maison dans laquelle doit se faire le noviciat
canonique et le temps de séjour dans celle-ci pour la validité canonique
du noviciat; cf. aussi NC 42). |
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17. Aussi longtemps que durent ces expériments et ces épreuves, personne ne dira qu'il fait partie de la Compagnie(46) . Mais celui que la Compagnie a examiné pour être Profès, bien que, pour sa part, il soit entré indifférent aux degrés, doit dire, quand l'occasion se présente, qu'il est en train de passer par des expériments et qu'il désire être admis dans la Compagnie, en quelque degré que la Compagnie elle-même voudra se servir de lui pour la gloire de Dieu. S'il a été examiné pour être Coadjuteur, il dira qu'il est encore dans des probations et désire être reçu au degré de Coadjuteur. On entend que répondront de la même façon les Scolastiques et les autres qui ont été examinés en tant qu'indifférents; ainsi chacun répondra selon le genre d'examen qui a été le sien. (46) (Cf. cependant Ex. ch. 1 n. 7 [10], Ve P. ch. 1 A [511] et NC 6). |
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18. A propos de ces expériments, on doit observer avec soin ce qui suit. Lorsque quelqu'un sera dans le premier expériment, celui des Exercices Spirituels, celui qui les lui donne rapportera au Supérieur son sentiment sur cet exercitant, par rapport à la fin que poursuit la Compagnie. |
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19. Après avoir fait le deuxième, le service dans les hôpitaux, il apportera une attestation, de la part du directeur ou de qui a la charge de ceux qui servent dans l'hôpital, sur la bonne opinion qu'il y a laissée. |
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20. Après le troisième, le pèlerinage, il rapportera du dernier lieu où il s'est rendu, ou d'un lieu voisin de celui-ci, une attestation d'une ou plusieurs personnes dignes de foi, disant qu'il est arrivé là-bas en ayant suivi sa dévotion et sans que personne ne se soit plaint de lui. |
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21. Après le quatrième, les humbles emplois dans la maison, son attestation sera l'édification qu'il aura donnée à tous ceux de cette maison. |
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22. Après le cinquième, l'enseignement de la doctrine chrétienne, et le sixième, la prédication et les confessions, ou bien l'un et l'autre, son attestation viendra des gens de la maison, s'il y demeure, et de l'édification reçue par les habitants de l'endroit où elle se trouve. Si sa prédication ou ses confessions ont eu lieu ailleurs, hors de la localité et de la maison, il doit apporter une attestation des lieux où il aura été plus longtemps, ou de la part des personnages officiels (en tenant surtout compte de tous les Ordinaires) qui certifient clairement que, avec une saine doctrine et l'exemple d'une bonne conduite, sans blesser personne, il a semé la parole divine et rempli le ministère de confesseur. |
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23. Outre ces attestations, la Compagnie pourra aussi, dans la mesure où cela lui paraîtra convenir, prendre d'autres renseignements d'ailleurs pour être plus satisfaite, pour la gloire de notre Dieu et Seigneur. |
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24. Si ces attestations au sujet des expériments susdits font défaut, on doit en chercher la raison avec beaucoup de soin, en tâchant de savoir la vérité sur tout, afin que l'on puisse mieux pourvoir à tout ce qui convient, en vue de mieux servir la divine Bonté, avec l'aide de sa grâce. |
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25. En outre, une fois qu'il est dans la maison, il ne doit pas en sortir sans permission; et, s'il est laïc, il doit se confesser et recevoir la sainte Eucharistie tous les huit jours, à moins qu'il ne paraisse au confesseur qu'il y ait quelque empêchement pour la communion; s'il est prêtre, il se confessera au moins tous les huit jours et célébrera la messe plus souvent(47) ; il observera les autres prescriptions ou constitutions de la maison, selon ce qu'on lui apprendra dans les Règles de celle-ci. Tous ceux qui sont dans la maison s'emploieront à apprendre la doctrine chrétienne(48) ; et ceux que le Supérieur de la maison estimera devoir le faire, s'exerceront à prêcher; parmi ceux-ci, il n'y aura aucun de ceux qui ont été reçus pour être Coadjuteurs temporels. (47) (Cf. [261] note 6, [342] note 5, [343] note 7,
[584] note 22). |
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26. Pour ce qui est de manger, boire, se vêtir, se chausser et dormir, s'il désire suivre la Compagnie, qu'il se dise que ce sera selon ce qui est conforme aux pauvres; et que lui sera donné ce qu'il y a de plus mauvais dans la maison, pour une plus grande abnégation de lui-même et pour son plus grand progrès spirituel, et pour parvenir à une certaine égalité et comme à une juste mesure entre tous. Ceux qui, en effet, se sont réunis les premiers dans la Compagnie ont été éprouvés par une pauvreté de cette sorte et une plus grande pénurie des choses nécessaires au corps; aussi ceux qui viennent après eux doivent, autant qu'ils le peuvent, aller aussi loin que les premiers ou même s'avancer plus loin encore dans le Seigneur. |
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27. En plus des pèlerinages et des épreuves ainsi énumérés, les Profès avant de faire profession, les Coadjuteurs avant leurs voeux et, s'il parait bon au Supérieur, les Scolastiques avant d'être approuvés et de faire leurs voeux ainsi que la promesse indiquée plus haut, doivent encore, en suivant les pas des premiers compagnons dont nous avons parlé, pendant trois jours, à des moments déterminés, mendier de porte en porte pour l'amour du Christ notre Seigneur(49) ; ainsi, à l'opposé du sentiment commun des hommes, pourront-ils, pour son divin service et sa louange, s'humilier davantage et progresser davantage en esprit pour la gloire de la divine Majesté. Ainsi se trouveront-ils aussi plus disposés à faire de même quand ils en recevront l'ordre ou que cela conviendra ou sera nécessaire, lorsqu'ils parcourront diverses parties du monde, selon ce qui leur sera ordonné ou indiqué par le Souverain Vicaire du Christ ou, à sa place, par le Supérieur de la Compagnie. Car notre profession demande que nous soyons prêts et tout à fait disposés à faire à tout moment ce qui nous aura été commandé dans le Seigneur, sans demander ni attendre aucune récompense en cette vie présente et passagère, mais attendant toujours de la souveraine miséricorde de Dieu la vie qui est définitivement éternelle. (49) Modifié: NC 128, 5°. (Ils se consacreront pendant un certain temps aux ministères avec les pauvres et les marginaux). |
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28. Pour préciser davantage certains points, dans les épreuves concernant l'humilité et l'abnégation de soi et dans l'exercice des emplois bas et humbles (comme servir à la cuisine, balayer la maison et rendre tous les autres services), il convient de s'appliquer avec plus d'empressement à ceux pour lesquels on éprouve une plus grande répugnance, si l'on reçoit l'ordre de s'y exercer. |
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29. Quand on vient faire la cuisine ou aider le cuisinier, on doit lui obéir avec beaucoup d'humilité dans toutes les choses qui concernent son emploi; car si on ne lui obéit pas entièrement, on n'obéira pas non plus, semble-t-il, à aucun des Supérieurs. Car la véritable obéissance ne regarde pas à qui elle est rendue, mais à cause de qui elle est rendue; et si elle est rendue à cause de notre seul Créateur et Seigneur, c'est à lui, le Seigneur de tous, que l'on obéit. Il n'y a donc nullement à examiner s'il s'agit du cuisinier ou du Supérieur de la maison, ni si c'est l'un ou si c'est l'autre qui donne un ordre, car (à comprendre sainement les choses) ce n'est ni à eux, ni à personne à cause d'eux que l'on rend obéissance, mais à Dieu seul et à cause de Dieu seul, notre Créateur et Seigneur. |
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30. Il vaut donc mieux que le cuisinier [DI ne prie pas celui qui l'aide de faire ceci ou cela, mais qu'avec modestie il lui commande ou lui dise: "Faites ceci ou cela" ; car s'il le prie, il aura plutôt l'air de parler comme un homme à un autre homme; et qu'un cuisinier laic prie un prêtre de nettoyer les marmites ou de faire des choses de ce genre, cela ne semblerait ni décent ni juste. Mais, s'il lui commande ou lui dit: "Faites ceci ou cela ", il lui montrera davantage qu'il parle comme le Christ à un homme, puisque c'est à sa place qu'il lui commande. De la sorte, celui qui obéit doit considérer et estimer la parole qui vient du cuisinier, ou de tout autre qui serait son Supérieur, comme si elle venait du Christ notre Seigneur, afin de pouvoir être pleinement agréable à la divine Majesté. |
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D. Prier et commander, les deux choses sont bonnes; dans les débuts, cependant, on progressera davantage en étant commandé qu'en étant prié. |
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31. Cela s'entendra aussi des autres emplois inférieurs, quand on y apporte son aide; et on le comprendra de la même manière pour les chargés d'offices subalternes [E] qui, ayant reçu leur autorité du Supérieur, dirigent la maison. |
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E. Tels sont d'ordinaire le ministre, le sous-ministre, ou les autres qui, dans les collèges, ont une fonction équivalente. |
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32. Au temps de la maladie, non seulement chacun doit observer avec beaucoup de pureté l'obéissance aux Supérieurs spirituels pour qu'ils gouvernent son âme, mais encore, avec la même humilité, aux médecins du corps et aux infirmiers pour qu'ils gouvernent son corps. Les premiers, en effet, veillent à sa parfaite santé spirituelle, les seconds, à sa santé corporelle. En outre celui qui est malade, en manifestant son humilité et sa patience, ne veillera pas moins à édifier au temps de sa maladie ceux qui le visiteront, qui s'entretiendront et seront en rapport avec lui, qu'au temps où il était en parfaite santé, pour une plus grande gloire de Dieu. |
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33. Pour mieux affermir tout ce que l'on vient d'exposer et pour le plus grand progrès spirituel de celui qui est examiné, on lui demandera s'il veut obéir entièrement en tout ce qui est dit et expliqué ici, en acceptant et en accomplissant toutes les pénitences qui lui seront imposées pour ses fautes et ses négligences, ou pour toute autre chose. |
| [91] |
34. En considérant les choses en notre Seigneur, il nous a paru, en présence de la divine Majesté, qu'il est de la plus haute importance que les Supérieurs aient une entière connaissance de leurs inférieurs; ainsi, ils pourront être mieux dirigés et gouvernés et être conduits par eux dans la voie du Seigneur. |
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35. En outre, plus les Supérieurs seront au fait de toutes leurs affaires intérieures et extérieures, plus ils pourront, avec plus d'attention, d'amour et de soin, les aider et préserver leurs âmes des maux et dangers divers qui pourraient se présenter à l'avenir. De plus, comme nous devons toujours être prêts, conformément à notre profession et à notre manière de procéder, à parcourir telles ou telles parties du monde chaque fois que nous en aurons reçu l'ordre du Souverain Pontife ou de notre Supérieur immédiat, pour mieux remplir de telles missions, en y envoyant les uns et non pas les autres, en confiant à ceux-ci une charge et à ceux-là d'autres charges, il est non seulement très important mais capital que le Supérieur ait une pleine connaissance des inclinations et des motions de ceux dont il a la charge, ainsi que des défauts ou des péchés auxquels ils ont été ou sont davantage entraînés et enclins; il pourra, en tenant compte de cela, mieux les diriger sans les exposer, au-delà de leurs forces, à des dangers et à de plus grandes épreuves que celles qu'ils pourraient endurer facilement dans le Seigneur; et (tout en gardant sous le sceau du secret ce qu'il entend), le Supérieur pourra ainsi mieux régler les choses et pourvoir à ce qui convient au corps universel de la Compagnie. |
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36. C'est pourquoi quiconque voudra en notre Seigneur suivre cette Compagnie et y demeurer pour une plus grande gloire de Dieu, avant d'entrer en première probation ou, s'il y est déjà entré, avant d'être examiné d'une manière générale, ou quelques mois après cet examen, s'il semble bon au Supérieur de différer, sera tenu, sous le sceau [de la confession](50) ou du secret, ou de toute autre manière qui lui plaira et qui apportera plus de consolation à son âme, d'ouvrir sa conscience avec beaucoup d'humilité, de pureté et de charité(51), sans rien cacher qui soit une offense à l'égard du Seigneur de tous; il sera tenu aussi de rendre entièrement compte de toute sa vie passée, ou au moins des choses les plus importantes, à celui qui sera alors le Supérieur de la Compagnie ou à celui des Supérieurs ou des inférieurs auquel celui-ci en donnera l'ordre, suivant ce qui paraîtra convenir davantage. On pourra ainsi mieux pourvoir à tout dans le Seigneur et lui-même sera davantage aidé en esprit, avec une grâce plus abondante, pour une plus grande gloire de la divine Bonté. (50) (Pour ce qui est de la manifestation de conscience
en confession: cf. [55] note 4). |
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37. Avançant ainsi davantage en grâce et en esprit, avec un grand désir d'entrer dans cette Compagnie et d'y persévérer toute leur vie, ils feront encore plusieurs fois la même chose; ceux qui doivent être Profès le feront avant leur profession, et ceux qui doivent être Coadjuteurs formés avant leurs voeux; et ils le feront de la manière suivante. |
| [95] |
38. Après que l'un de ceux-ci aura pour la première fois rendu entièrement compte de sa vie au Supérieur de la maison, au bout de six mois environ, en commençant depuis ce même jour, sans répéter ce qu'il aura déjà dit, il rendra compte de sa vie une nouvelle fois, à lui ou à un autre qu'il lui aura indiqué. Puis, en commençant à partir de ce second compte de conscience, on procédera toujours de la même manière, et chacun rendra ce compte de conscience tous les six mois. Cela se fera une dernière fois trente jours environ avant que ceux qui doivent être Profès fassent leur profession, et que les Coadjuteurs prononcent leurs voeux. |
| [96] |
39. Les Scolastiques procéderont de la même manière à ceci près que, lors du premier compte de conscience qu'ils rendront après la fin de leurs études, ils commenceront à partir du dernier qu'ils avaient rendu dans la maison d'où ils furent envoyés aux études; si, pour une raison quelconque, ils ne l'avaient jamais rendu, ils le feront depuis le début de leur vie. |
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40. Il semble bon également que les Coadjuteurs formés et les Profès qui se trouvent dans un endroit où ils sont soumis à l'obéissance d'un Supérieur de la Compagnie, lui rendent compte de leur conscience une fois par an ou plus souvent si le Supérieur le juge bon, de la manière qui a été dite, en commençant à partir du dernier compte qu'ils ont rendu. |
| [98] |
41. Celui qui sentira que le Seigneur lui donne courage et forces pour tout ce qui a été dit, et qui jugera que son admission dans le corps de cette Compagnie sera pour une plus grande gloire de Dieu et pour un plus grand bien de son âme, prendra non seulement connaissance des Lettres Apostoliques, des Constitutions et de tout ce qui touche à l'Institut, dès le début et ensuite de semestre en semestre, comme on l'a dit, mais il fera une confession générale de toute sa vie passée à un prêtre [que le Supérieur lui indiquera](52), en raison des nombreux avantages spirituels qu'il y a à cela. S'il avait déjà fait cette confession générale à quelqu'un de la Compagnie, soit au cours des Exercices, soit en dehors de ceux-ci, il suffira qu'il commence la confession générale à partir de la dernière jusqu'au moment présent; après quoi il recevra le Corps très saint du Christ notre Seigneur. Et ainsi, de six mois en six mois, il fera une confession générale de la manière indiquée, en commençant à partir de la dernière. Enfin, s'il s'efforce de croître sans cesse dans la pureté du cour et dans les vertus, s'il brûle de désirs, en notre Seigneur, de beaucoup servir la divine Majesté dans cette Compagnie, si, une fois achevées les deux années de probation, il s'est toujours montré obéissant et édifiant dans ses relations avec les autres et dans les divers expériments, s'il a fait avec beaucoup d'humilité les pénitences qui lui ont été imposées pour ses erreurs, ses négligences et ses fautes, si lui-même est content, ainsi que la Compagnie, ou le Supérieur de la maison, il pourra être admis dans le corps de la Compagnie, après avoir, comme on l'a dit plus haut, considéré d'abord les Lettres Apostoliques et les Constitutions et fait une confession générale. Pour mieux la faire et pour se confirmer dans sa première décision, il se recueillera durant une semaine et fera pendant ce temps quelques exercices spirituels, soit de ceux qu'il a déjà faits, soit d'autres. Après quoi il fera son offrande et ses voeux, voeux solennels pour les Profès, voeux simples pour les Coadjuteurs et les Scolastiques(53), comme il sera expliqué dans les Constitutions, pour une plus grande gloire divine et un fruit plus abondant de son âme. (52) Abrogé par CIC 630 § 1. (" Les Supérieurs
laisseront aux religieux toute liberté pour le sacrement de pénitence...
" ; et CCEO 473 § 2 3° et 474 § 2). |
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42. On les avertira que, selon la teneur des Lettres Apostoliques, une fois prononcés les voeux, ils ne peuvent plus passer à d'autres Instituts sans une permission accordée par le Supérieur de la Compagnie(54). (54) (Cf. CIC 684; CCEO 487-488). |
| [100] |
43. Si cependant, une fois achevé le temps de la probation, il est lui-même content et désire être reçu comme Profès ou comme Coadjuteur ou comme Scolastique(55), mais que la Compagnie ait des doutes sur ses capacités et sur sa conduite, il sera plus sûr de le faire attendre pendant une autre année ou pendant le temps qui paraîtra bon, jusqu'à ce que les deux parties soient pleinement contentes et satisfaites dans le Seigneur. (55) (Cf. [98] note 53). |
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44. Il faut, en outre, que ceux qu'on examine notent bien (y attachant beaucoup d'importance et de prix devant notre Créateur et Seigneur), combien c'est une aide et un profit pour le progrès dans la vie spirituelle d'avoir en horreur, totalement et non pas en partie, tout ce que le monde aime et embrasse, et d'accepter et de désirer de toutes ses forces tout ce que le Christ notre Seigneur a aimé et embrassé. De même, en effet, que les mondains, qui suivent le monde, aiment et cherchent avec un grand empressement les honneurs, la réputation et l'estime attachée à un grand nom sur la terre, comme le monde le leur enseigne, ainsi ceux qui avancent en esprit et suivent vraiment le Christ notre Seigneur aiment et désirent ardemment tout le contraire, c'est-à-dire revêtir le même vêtement et la même livrée que leur Seigneur pour l'amour et la révérence qui lui sont dus; à tel point que, là où il n'y aurait pas d'offense envers la divine Majesté, ni de péché de la part du prochain, ils voudraient subir outrages, faux témoignages et affronts, et être tenus et estimés pour fous (sans en donner pourtant aucune occasion) ; et ceci, parce qu'ils désirent ressembler à notre Créateur et Seigneur Jésus Christ et l'imiter en quelque façon, en revêtant son vêtement et sa livrée puisqu'il les a revêtus lui-même pour notre plus grand progrès spirituel, nous donnant l'exemple afin que, en tout ce qui nous est possible, moyennant sa divine grâce, nous voulions l'imiter et le suivre, puisqu'il est la vraie voie qui conduit les hommes à la vie. On leur demandera donc s'ils ressentent en eux de tels désirs, si salutaires et si féconds pour la perfection de leur âme. |
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45. Dans le cas où quelqu'un, en raison de notre faiblesse humaine et de notre misère, ne ressentirait pas en lui de tels désirs si enflammés dans le Seigneur, on lui demandera s'il ressent en lui le désir de ressentir de tels désirs; s'il répond affirmativement qu'il désire avoir de tels saints désirs, on lui demandera, afin que ces désirs se réalisent mieux, s'il est décidé et prêt à accepter et à souffrir patiemment, avec la grâce de Dieu, de tels outrages, moqueries et affronts que comporte cette livrée du Christ, et tous les autres qu'il aurait à subir, de la part de n'importe qui dans la maison ou dans la Compagnie (où il veut obéir, s'humilier et gagner la béatitude éternelle), ou à l'extérieur, de la part de n'importe qui des hommes, sans rendre à personne le mal pour le mal, mais le bien pour le mal. |
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46. Pour mieux atteindre ce degré de perfection, si précieux dans la vie spirituelle, sa tâche la plus grande et la plus importante sera de chercher dans le Seigneur une plus grande abnégation de soi et une mortification continuelle en toutes les choses possibles; et ce sera à nous de l'y aider, autant que le Seigneur nous en donnera la grâce, pour sa plus grande louange et gloire. |
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