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Introduction au décret 20 de
la 34 ème CG :
L'écologie (Recommandation au Père Général) |
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Pourquoi cette "Recommandation" Dès avant la Congrégation Générale s'était manifesté un souci de l'écologie dans une série de postulats demandant que la Congrégation Générale prenne position sur cette question. Ces postulats peuvent être rassemblés en deux grands groupes. a) Le premier groupe soulignait les rapports réciproques entre promotion de la justice et défi lancé par la dégradation du milieu ambiant. Dans ce cadre, on faisait voir que les questions écologiques sont fortement liées aux problèmes démographiques et économiques. Dans la question de l'écologie est mise aussi en jeu notre responsabilité par rapport aux générations à venir. D'autres signalaient qu'on ne peut séparer option pour les pauvres et "option pour la terre" : en effet, la dégradation du milieu ambiant affecte spécialement et directement les peuples plus pauvres dont la survie dépend très directement et immédiatement de leur rapport avec le milieu ; de plus, dans leur effort en vue d'un développement rapide, les régions pauvres de la planète voient comment leur milieu se dégrade rapidement. b) Le second groupe de postulats soulignait la cohérence entre spiritualité des Exercices et sensibilité à l'intégrité et à la sécurité de la création. Cette spiritualité nous invite à nous plonger dans un monde qui révèle Dieu, mais qui a été corrompu par l'aveuglement et le péché des hommes ; un monde qui nous invite à restaurer l'image de Dieu, le cherchant en toutes choses et les aimant toutes en Lui. Partant de ce point de vue, les postulats suggéraient que la notion de totalité de la création devait marquer tout notre style de vie et "notre manière de procéder". Cela devrait stimuler notre réflexion théologique et la recherche sur les problèmes d'écologie. L'action de la Compagnie devrait se planifier au plan international, en promouvant l'intégration de la perspective écologique dans la formation et dans tous les ministères de la Compagnie. Pour bien des raisons, la Congrégation n'a pas pu traiter ce problème à fond. Le thème était très ample et il aurait fallu des études préalables et de bons spécialistes ; de plus, la commission de la justice devait affronter d'autres problèmes très complexes en eux-mêmes ; enfin, le temps était trop limité. Pour cette raison, la Congrégation arriva à la conclusion que le thème de l'écologie ne pouvait pas être oublié. mais qu'elle ne pouvait pas, d'autre part, élaborer un décret de qualité suffisante. Aussi opta-telle pour une "recommandation au Père Général", en faisant la synthèse des questions les plus importantes que posaient les postulats et la réflexion de la commission de la justice. Josep Miralles, S.J. |