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34 e CG -Décret 11:
Pour une juste attitude de service au sein de l'Eglise |
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Introduction Parlant de notre "vie dans l'Église"(1), la 33ème Congrégation Générale a engagé de nouveau la Compagnie à "servir l'Église dans sa doctrine, sa vie et son culte"(2). Dans son allocution, lors de la clôture de la Congrégation des Procureurs, le 8 septembre 1987, le Père Général Peter-Hans Kolvenbach a réitéré cet engagement(3). La 34ème Congrégation Générale réaffirme cette longue et permanente tradition de service propre à la Compagnie, service auquel nous nous consacrons non seulement comme religieux, mais aussi spécialement en vertu du quatrième vœu d'obéissance au Pape concernant les missions. (1) 33e CG, d. 1, nn. 6-8. |
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Ce service est réalisé selon des milliers de manières humbles, parfois invisibles, par des prêtres et frères jésuites envoyés en mission pour travailler dans des paroisses ou des postes de mission, en chaire ou au confessionnal, dans des ateliers ou dans une imprimerie, dans une salle de classe ou dans un laboratoire. |
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.Il est également humble et caché le service accompli par des théologiens jésuites, par des consulteurs de dicastères du Saint-Siège, par des conseillers et experts au service de Conférences épiscopales et d'évêques diocésains. Tout cela, en même temps que le service mieux connu de la recherche savante, de l'enseignement, de la parole et de la plume, représente des tâches intellectuelles qui exigent liberté, ouverture et courage dans le service objectif de la vérité. |
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Notre service jésuite peut aussi être le dangereux engagement du témoignage et du combat contre les forces de l'injustice et de la persécution, tant sociales que religieuses, témoignage qui a été de nouveau scellé par le sang de martyrs. Dans les dernières décennies, comme au cours de toute notre histoire, l'héroïsme de tant de nos frères, qui ont souffert et sont morts à cause de leur fidélité à l'Église, témoigne de façon claire et irréfutable que l'engagement fondamental de la Compagnie consiste vraiment "à servir le Seigneur seul et l'Église, son Épouse, sous le Pontife romain"(4). (4). Formule de l'Institut, 1. |
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L'Eglise et le monde: un nouveau contexte Les jésuites aujourd'hui vivent ce service dans un monde aux prises avec d'importants changements sociopolitiques et technologiques, souvent de caractère révolutionnaire et alimentés par la lutte pour la justice, la modernisation et le développement. Cette dialectique de changement fait naître de multiples problèmes qui ne peuvent pas ne pas affecter la Compagnie. |
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Depuis le Concile Vatican II, l'Église s'est engagée dans sa propre dialectique de traditio et progressio. De nouvelles tensions et de nouveaux conflits ont surgi dans son effort pour répondre à l'appel d'une évangélisation toujours ancienne et pourtant toujours nouvelle. Ces tensions affectent plusieurs aspects de la vie de l'Église : la liturgie, la doctrine, la morale, la discipline, la pastorale et l'inculturation de chacun de ces domaines. |
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Vatican II a été un événement prophétique, qui a produit au sein du catholicisme un renouveau de grande ampleur, jamais vu depuis le concile de Trente. Ce dynamisme et cette créativité ecclésiale révèlent un peuple de Dieu en pèlerinage qui s'efforce, guidé par l'Esprit Saint, de vivre une ecclésiologie renouvelée de coresponsabilité collégiale (ou "synodale", dans le vocabulaire des Églises orientales). Ceux qui sont désorientés par les inévitables conflits surgissant de cette vivifiante vision nouvelle devraient se rappeler que la plupart des grands conciles cecuméniques ont mis en branle un très long processus de réforme et de renouveau qui a mis des siècles à réaliser un consensus général. |
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Ce renouveau ecclésiologique de Vatican Il nous a aidés à redécouvrir l'Église universelle comme une koinônia d'Églises locales sous le collège entier des évêques, dont l'évêque de Rome est la tête. Ceci, à son tour, a renouvelé notre conscience du rôle ecclésial distinctif et inaliénable du laïcat dans la vie de l'Église. Pouvons-nous nous étonner de ce que ce sens approfondi de la coresponsabilité de tout le peuple de Dieu pour la vie tout entière de l'Église ait suscité de plus fréquentes prises de paroles et que celles-ci ne disent pas toutes la même chose ? C'est là une source de vitalité en même temps que de tensions créatrices. |
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Les défis de notre temps Attentive à ces incitations à travailler avec le peuple de Dieu dans l'esprit de Vatican Il et des 32ème et 33ème Congrégations Générales, invitée par le pape à participer à la mise en application du même Concile, la Compagnie renouvelle sa fidélité à l'enseignement de l'Église, alors qu'elle discerne et affronte les signes des temps. Car parmi ces signes se trouvent aujourd'hui des situations qui peuvent poser des défis intellectuels, culturels et pastoraux à cette fidélité. |
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La faim, la pers'cution religieuse et raciale, le développement éconon-dque et culturel désordonné, le manque de liberté politique et de justice sociale ; une discrimination socioéconomique largement répandue, l'exploitation, les abus sexuels, dont sont spécialement victimes des femmes et des enfants ; l'insensibilité et le mépris à l'égard du don précieux de la vie; les défis pastoraux de la sécularisation ; l'anonymat social et l'aliénation créés par l'urbanisation moderne, la dissolution de la famille : autant de défis que l'Église affronte, souvent massivement, et donc nous-mêmes aussi, et qui exigent de nous une réponse. |
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Même les situations nouvelles positives ne sont pas sans ambiguïté: les remarquables avancées dans les sciences de la vie et les nouveaux problèmes de bioéthique qui les accompagnent; la nécessité de nuancer les théories théologiques qui nous sont chères à la lumière de l'herméneutique et de l'historiographie contemporaines; la nouvelle culture créée par l'explosion des médias; les problèmes internes de discipline liturgique et de vie sacramentelle provoqués par la modernisation et l'inculturation. Tout cela aussi fait partie des ..situations nouvelles qui se présentent à la Compagnie et qui exigent d'elle, en pleine fidélité au magistère de l'Église, des réponses valables à tant de saines interpellations et interrogations du peuple de Dieu", situations auxquelles le Père Général fait référence dans son allocution à la Congrégation des Procureurs(5). Cette fidélité adhérera aux normes reconnues de l'assentiment et à l'enseignement catholique sur la hiérarchie des vérités et sur le développement de la doctrine de l'Église, tels qu'on les trouve dans les documents officiels du Magistère et dans l'enseignement commun des théologiens catholiques approuvés(6). (5) Peter-Hans Kolvenbach, op. cit., 7 ; AR 19
(1987), p. 1081. |
| 12. | Le jésuite, particulièrement le savant ou le théologien engagé dans la recherche et la formation d'une opinion publique avertie, percevra ces défis comme des occasions de service. Sa mission doit assurer que la tradition chrétienne conserve sa respectabilité en tant que vision du monde cohérente et valide, en dialogue avec le monde de la recherche et de la science séculières. Seul le travail exigeant de la recherche scientifique, poursuivi avec foi et dans une atmosphère de liberté et de confiance mutuelle, peut faire que l'Église demeure une force active pour le bien dans le monde intellectuel et culturel contemporain. La 34ème Congrégation Générale exprime sa profonde estime, sa solidarité et son soutien aux jésuites engagés aujourd'hui dans ce service crucial de l'Église. |
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Un tel service demande courage et intégrité: il peut aussi impliquer de la souffrance. Comme l'a dit,le Père Général, "conscients des fortes tensions à l'intérieur de l'Eglise, lesquelles ne peuvent épargner la Compagnie, et en vertu même de leur responsabilité apostolique, les jésuites sont, bon gré mal gré, entraînés dans des situations ecclésiales conflictuelles, voire explosives"(7). Notre réponse à de telles situations peut susciter des tensions avec certaines autorités ecclésiastiques. En dépit - en fait, en raison - de notre désir sincère de vivre dans la fidélité au Magistère et à la hiérarchie, il peut y avoir des moments où nous nous sentons justifiés, voire obligés, de prendre la parole d'une manière qui peut ne pas nous valoir toujours l'approbation générale et pourrait même amener des sanctions pénibles pour la Compagnie et constituant un obstacle à notre travail. (7) Peter-Hans Kolvenbach, op. cit., 4: AR 19 (1987), p. 1079. |
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Agir ainsi ne place pas le jésuite dans une position de désobéissance ou de révolte. L'obéissance ignatienne, en accord avec la tradition de la théologie catholique, a toujours reconnu que notre première fidélité doit être à Dieu, à la vérité et à une conscience bien formée. L'obéissance, alors, ne peut exclure notre discernement, dans la prière, de la ligne d'action à suivre, laquelle peut en certaines circonstances différer de celle suggérée par nos supérieurs religieux et ecclésiastiques. Un tel discernement, avec sa représentation respectueuse aux supérieurs, est un élément authentique de notre tradition ignatienne confirmée par la 3lème Congrégation Générale(8) et clarifiée par la 32ème Congrégation Générale(9). (8) 31e CG, d. 17, n. 10. |
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Mais en même temps, l'obéissance ignatienne est une fidélité concrète à l'Eglise hiérarchique réelle, visible, non à quelque idéal abstrait. Cette Eglise n'est pas quelque chose qui soit distinct de nous : c'est la communauté de croyants dont nous faisons partie et dont les vertus et les défauts, les triomphes et les tragédies, sont aussi les nôtres. Aussi ' une fois qu'ont été faits le discernement et les représentations, l'attitude du jésuite sera finalement une attitude modelée sur les règles de saint Ignace .,pour le sens vrai que nous devons avoir dans l'Eglise militante"(10). (10) Ex.Sp. [352-370]. |
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En disant cela, nous sommes parfaitement conscients de ce que le contexte dans lequel Ignace a rédigé ces règles était très différent du nôtre. Mais le service ignatien dans l'Église n'est pas une leçon d'histoire : c'est un profond lien mystique qui transcende les particularités de ses origines historiques dans l'Église du seizième siècle. Enraciné dans la foi que l'Esprit Saint guide l'Église, il nous pousse à chercher le magis, sereinement confiants que "pour ceux qui aiment Dieu, tout concourt à leur bien" (Rm 8, 28). |
| 17. | Aussi, s'il y a un temps pour parler, il peut aussi y avoir un temps pour se taire, choisi par discernement ou même imposé par l'obéissance. S'il y a un temps pour la représentation, il y a aussi un temps pour l'abnégation de notre intelligence et de notre volonté, et cela deviendra pour nous une nouvelle manière de voir, à travers les obscurités de la souffrance et de l'incertitude, une vérité et une sagesse plus élevées, celles de la Croix. |
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La réponse jésuite: perspective contemporaine Une réponse ignatienne contemporaine à ces problèmes est donnée dans l'allocution du Père Général mentionnée précédemment(11). Elle ne vise pas à fournir une version ri-dse à jour des "Règles pour le sens vrai que nous devons avoir dans l'Église militante"(12); et encore moins prétend-elle donner un traitement exhaustif de la matière ou de son histoire et de son interprétation(13). Nous trouvons, par contre, dans cette présentation une réflexion profonde sur l'inspiration initiale qui a poussé la Compagnie à s'intégrer plus pleinement dans une expérience vivante du mystère de l'Église, dans l'esprit du quatrième vœu concernant les missions qui nous unit au SaintPère d'une manière si particulière. (11) Peter-Hans Kolvenbach, op. cit., 8-9 ; AR
(1987), pp. 1081-1084. |
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Cette Congrégation fait sien l'enseignement de cette allocution du Père Général et recommande à toute la Compagnie son étude attentive, dans une atmosphère de prière, d'examen, et aussi de réflexion et de discernement individuels et communautaires. En accord avec la 33ème Congrégation Générale, le Père Général affirme que la Compagnie doit "s'efforcer de s'insérer de jour en jour davantage dans la vie de l'Église, avec vigueur et créativité…"(14), et "apprendre dans l'Église, avec l'Église et pour l'Église comment vivre la foi en adultes dans les conditions, les cultures et les langues de cette fin de siècle"(15). (14) 33e CG, d. 1, n. 8. |
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Si notre amour du Christ, inséparable de notre amour pour l'Église, son Épouse, nous pousse à rechercher la volonté de Dieu dans chaque situation, il peut également nous obliger à nous impliquer dans une critique constructive fondée sur un discernement priant. Mais il ne peut justifier un manque de solidarité avec l'Église, dont jamais nous ne nous distinguons ni ne nous séparons d'aucune manière. Dans l'élaboration et l'expression de nos vues théologiques et dans le choix de nos options pastorales, nous devons toujours chercher activement à comprendre la pensée de l'Église hiérarchique, en ayant comme but ce qui est la fin de la Compagnie, aider les âmes. Nous devons en même temps chercher à exprimer clairement le sensus fidelium et aider le Magistère à y discerner les mouvements de l'Esprit, en accord avec l'enseignement de Vatican II(16). Formés par l'expérience des Exercices Spirituels et désireux d'être fidèles à cette vision ignatienne, nous demandons à Dieu de mettre en nous l'esprit qui anime ces règles ignatiennes. (16) Cf. Vatican II, Lumen Gentium, 12 et 35. |
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Même lorsqu'il n'est pas possible de s'abstenir de toute observation critique dans l'évaluation objective de certaines situations dans la vie de l'Église, ou même du comportement de personnes ayant des postes de responsabilité à son service, nous chercherons toujours à le faire dans cet esprit. En hommes intègres, nous devons, bien sûr, être fidèles à nos consciences. Mais nous parlerons (ou nous nous tairons) avec prudence et humilité, et avec le sens d'un authentique respect et d'une véritable affection envers les pasteurs de l'Église, locale autant qu'universelle(17). Nous nous efforcerons d'avoir l'honnêteté de reconnaître avec gratitude la grâce de leur direction, comme un correctif nécessaire pour tout ce qui peut être marqué par l'étroitesse ou les limites des éléments personnels et subjectifs. Nous serons conscients de ce que, comme membres de la Compagnie, nous leur sommes liés d'une manière spéciale, et que notre premier souci est de collaborer avec eux dans l'édification et, là où c'est nécessaire, dans la guérison de l'Église aussi bien universelle que locale. (17) Cf. Ex. Sp., [353]. |
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Nous serons conscients, aussi, de ce que l'Église ne peut être expliquée en termes purement socio-politiques: elle est animée par un Esprit transcendant(18), qui guide et authentifie la communauté chrétienne à travers l'action collégiale du pape et des évêques, et qui est reconnu par le sensus fidelium(19). (18) Cf. Ex. Sp., [365]. |
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La réponse jésuite: modalités concrètes Nous reconnaîtrons que, particulièrement dans les délicates questions de doctrine et de morale, il est souvent difficile pour des déclarations du Magistère d'expliciter de façon exhaustive tous les aspects d'une question. Plutôt que de tomber dans une critique sélective et superficielle, nous chercherons quel est le message central et, par le discernement d'une réflexion théologique, nous essaierons de le comprendre en profondeur et de l'expliquer d'une manière positive, respectueuse et claire. |
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Nous garderons les difficultés en perspective, sans les sortir de leur contexte. Nous ne sous-estimerons pas la possibilité de faire scandale, ni n'oublierons qu'entre les extrêmes de la critique publique prématurée et inconsidérée et du silence servile, existe la possibilité de l'expression modérée et respectueuse de notre point de vue(20). Nous éviterons les intérêts particuliers et garderons en tête le plus grand bien de l'Église tout entière. Quand cela sera possible, nous chercherons à recourir aux canaux officieIs(21); nous resterons dans une attitude de dialogue actif et de discernement avec nos supérieurs de la Compagnie et organiserons des consultations et des dialogues avec les autres autorités compétentes de l'Église, dans un esprit de respect et de compréhension réciproques. À cette fin, partout où cela sera possible, nous nous montrerons disposés à favoriser les contacts personnels informels d'amitié cordiale avec les évêques des régions où nous exerçons notre mission et chercherons à contenir et à désamorcer les sources possibles de conflit avant qu'elles ne se développent. (20) Cf. Jean Paul II, Discours à la 34ème Congrégation
Générale, 5 janvier 1995, n. 6; cf. Appendice II. |
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Si l'Église est attaquée ou diffamée dans les médias, nous ne pouvons nous contenter de nous donner bonne conscience en condamnant de semblables abus. Nous devons pénétrer dans le monde de la communication sociale et défendre la vérité, tout en reconnaissant honnêtement, en même temps, les conflits et les polarisations au sein de l'Église. Même si nous faisons cela sans exacerber les tensions ni affaiblir l'autorité, nous ne pourrons éviter certains problèmes qui, au titre de ,.nouvelles", seront présentés de toute manière par les médias. |
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Nous devons collaborer avec le monde des médias pour que le vrai visage de l'Église puisse apparaître et que livangile puisse être inculturé dans cette nouvelle culture de masse. Nous devrons nous efforcer de veiller à ce que les questions qui mènent au bien attirent effectivement l'attention des médias. Même si nous demeurons toujours loyaux en face de la vérité, notre sens ignatien du sentire cum Ecclesia nous mènera à présenter ce qui est digne de louange dans l'Église(22), révélant les liens d'affection qui nous font aimer l'Église et nous attacher à elle comme à une source de vie, de consolation et de guenson, comme à une autorité intérieure pour une expérience religieuse authentique, comme à la matrice où se forment nos valeurs les plus profondes. (22) Cf. Ex. Sp., [353-363]. |
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Conclusion : fidélité à notre charisme jésuite de service Si, dans le monde d'aujourd'hui, la Compagnie doit s'engager "dans les champs d'activités de pointe et les plus difficiles, aux carrefours des idéologies, sur le front des conflits sociaux", comme le Saint-Père le disait dans son discours au début de cette Congrégation(23), reprenant les paroles du pape Paul VI à l'ouverture de la 32ème Congrégation Générale(24), nous sommes là en "hommes que le Christ lui-même envoie dans le monde entier pour défendre sa sainte doctrine, auprès des personnes de toute situation et de toute condition"(25). (23) Jean Paul II, Discours à la 34ème Congrégation Générale,
5 janvier 1995, n. 8 ; cf Appendice Il. |
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28. Dans ce même esprit, à la veille du troisième millénaire, nous nous engageons à nouveau dans le service généreux de tous nos frères et sœurs. Ce service sera chrétien seulement s'il est ancré dans la fidélité à Celui qui fait toutes choses nouvelles. Il sera jésuite seulement s'il est exercé en union avec le successeur de Pierre. En effet, cette union nous a toujours donné l'assurance - elle en est, en fait, le signe visible - "de notre communion avec le Christ, chef premier et suprême de la Compagnie qui, de par son nom même, est sienne - la Compagnie de Jésus"(26). (26) Paul VI, Ibid., p. 193. |
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