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Appendice IV de la 34 ème CG
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Introduction par le Père Général au vote sur le droit de la Compagnie (24 février 1995) |
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Aujourd'hui nous commençons le vote de ce que nous appelons la loi, notre loi. Inspirée par le Second Concile du Vatican, cette révision a été demandée par une Congrégation Générale pour que ce retour aux sources rajeunisse notre manière apostolique de procéder, face aux défis de la nouvelle évangélisation à la veille du troisième millénaire. Après avoir passé par tant de mains compétentes et expertes, après avoir été modelée par tarit d'expériences et d'espérances, la révision revient maintenant dans notre Congrégation Générale pour y recevoir l'accueil et le soutien de toute la Compagnie. Que le Seigneur bénisse tous ceux qui ont donné à ce travail le meilleur d'eux-mêmes et ceux qui y ont contribué de près ou de loin. |
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Cette révision aurait pu prendre un tout autre chemin ; elle aurait pu adopter, aussi, d'autres procédures et d'autres formulations, mais elle n'aurait pas pu avoir une autre finalité. La fidélité dans le travail de création est confirmée par le fait même que la finalité que nous nous sommes donnée dans cette révision concorde pleinement avec celle qui fut formulée lors de la délibération de nos premiers compagnons ici, à Rome, en 1539. Ces premiers compagnons, en effet, au prix de débats houleux et laborieux, ont pour toujours orienté les Constitutions et toutes leurs révisions à venir selon une triple direction : 1) pouvoir mieux réaliser et de manière plus juste leurs désirs apostoliques du début d'accomplir en toutes leurs activités la volonté de Dieu qui les a mis avec son Fils pour continuer son oeuvre, sa mission, dans le monde et pour la vie du monde ; 2) pouvoir plus sûrement conserver la Compagnie comme un instrument disponible que l'Esprit rassemble en un corps apostolique pour pouvoir ensuite le disperser partout dans le monde au service des missions reçues du Vicaire du Christ ; 3) pouvoir garantir à chacun des compagnons tout ce qui se révélera lui être indispensable, tant au niveau spirituel que temporel, pour accomplir sa mission d'envoyé. |
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C'est précisément cette finalité, qui sous-tend le résultat de la délibération des premiers compagnons et qui a mû Maître Ignace dans la rédaction des Constitutions, qui doit être à la base de notre révision, lorsqu'elle supprime et ajoute, complète et clarifie, réorganise et reformule dans une expression contemporaine - inspirée et guidée par les Constitutions et par tant de Congrégations Générales antérieures - ce que veut dire aujourd'hui et pour l'avenir proche être compagnon de Jésus dans cette Compagnie. Dans cette oeuvre de révision, nous ne pourrons pas éviter un certain degré d'arbitraire et d'inachevé, malgré toutes les précautions prises. C'était le désir explicite de Maître Ignace qu'il reste toujours une marge d'ouverture, de liberté apostolique, indispensable pour que "Dieu notre Seigneur soit davantage servi et glorifié en toute chose" [824]. |
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Ainsi entre ouverture et procédure, entre foi et loi, Maître Ignace a voulu courir le risque d'écrire les Constitutions pour baliser "un chemin vers Dieu" qui ne serait ni une spiritualité désincarnée, ni une prison devant laquelle mille détails monteraient la garde. Ignace, le pèlerin, nous veut toujours en éveil, toujours en attitude de discernement et de création, en fidélité à la volonté de Dieu. D'où les risques de nos Constitutions : le risque de viser toujours un plus grand service, le risque de rester disponibles à tout ce qui est gratuit et imprévisible dans la fidélité à Dieu, le risque de devoir assumer des tensions contradictoires pour être contemplatifs dans l'action, pour être universellement disponibles dans un travail enraciné dans la culture..., le risque de ce jour de nous sentir obligés de discerner et décider dans la confusion de notre époque et parmi tant d'incertitudes concernant l'avenir. Dans notre Seigneur et pour son service, nous avons à assumer tous ces risques : ils font partie de notre vocation et de notre mission. |
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Il y a exactement 450 ans - fin février 1545 - qu'Ignace terminait son Journal spirituel où se reflète cette lutte avec le risque bien réel que comportait la rédaction de la partie des Constitutions consacrée à notre pauvreté apostolique. D'où sa recherche intense d'une confirmation de la part de la Trinité sainte, Tout en cherchant, par notre réflexion et par nos votes, à exprimer notre fidélité créative au don reçu d'Ignace pour l'Église du Seigneur, prions avec lui : "Père éternel, confirme-nous ; Fils éternel, confirme-nous ; Esprit-Saint éternel, confirme-nous ; Sainte Trinité, confirme-nous ; mon Dieu, qui es un seul Dieu, confirme-nous". |