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Nous sommes en 1907 : Anatole Ghestin a trente-quatre
ans. Cet homme, né près de Lille, quitte sa famille et la
France pour toujours. Jésuite, il part pour rejoindre la mission
de Chine.
Pendant 53 ans, il décrit à sa famille avec talent, poésie,
mais aussi avec réalisme, sa vie et celle de ce peuple chinois qu'il
aime tant. Malgré la misère, la chaleur insupportable, le
froid intense, les guerres, les inondations, le père Ghestin, devenu
le père Ting, sillonne ses paroisses à bicyclette ...
Il meurt à la mission de Tchang-kia-Tchoang en 1961.
Il fut le dernier missionnaire occidental, et le seul autorisé à
demeurer sur place sous le régime communiste.
Ces lettres qui témoignent d'une ''foi à déplacer les
montages'' sont des documents exeptionnels sur la Chine de la première
moitié de le siècle.
La correspondance qui est publié ici a été retrouvée
récemment par la famille d'Anatole Ghestin.
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